Je découvre ce poète,

le hasard des rayonnages de bibliothèque oeuvrant…C’est assez amusant d’ailleurs d’enchaîner après Eluard, puisqu’il y a certains points communs, notamment par  sa proximité avec le Surréalisme et avec Dali.

 

 

Vertiges d’ataviques après la pluie 1934, Salvator DALI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dixit Wikipédia et davantage d’éléments sur Lorca

« Cette disparité entre son succès comme auteur et la souffrance de sa vie privée atteint son paroxysme lors de la collaboration des deux surréalistes, Dalí et Buñuel, pour le film Un chien andalou (1929) que Lorca interprète, comme une allusion, voire une attaque à son encontre.

Pas étonnant dès lors que l’on retrouve l’omniprésence de la vue dans les poèmes de Lorca, quand on connaît l’importance qu’elle revêt pour eux , je repense au Chien Andalou https://youtu.be/SJndr9mRGgE

véritable obsession des Surréalistes pour qui,

la déformation, la déstructuration, est le mot d’ordre, si j’ose dire, comme le suggère si bien André Breton, dans son Manifeste, définissant ledit mouvement comme « Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale »

EXTRAITS/MORCEAUX CHOISIS DE Poésies, tome 1,1921-1922,

(il y a à ma connaissance 4 tomes), en NRF,Gallimard/Poésies.

PLUIE, p.43.

« La pluie a comme un vague secret de tendresse/Plein de résignation, de somnolence aimable./Discrète, une musique avec elle s’éveille/Qui fait vibrer l’âme lente du paysage

C’est un baiser d’azur que la terre reçoit,/Le mythe primitif à neuf réalisé,/Le contact d’une terre et d’un ciel déjà froidsDans la douceur d’un soir qui n’en finit jamais.

(plus de dix quatrains alors je sélectionne, je tronçonne)

Elle éveille l’amour dans le gris de ses rythmes./Notre ciel intérieur s’empourpre et triomphe;/Pourtant notre confiance en tristesse se change/A contempler sur les carreaux ses gouttes mortes.(…)

J’ai la tristesse en moi de la pluie serein,/Tristesse sans espoir de l’irréalisable./Je vois à l’horizon une étoile allumée/Mais mon coeur m’interdit de courir pour la voir (…) »

C’est assez drôle, car le premier poème du recueil s’intitule « Girouette »   et trouve écho avec « Girouette tombée lui répond ».

Quant  au coeur, (Elle, Les yeux, Telle âme révèle)

c’est un leitmotiv qui côtoie la tristesse, sur des fonds paysagers (Peuplier mort,Epis, Novembre, Arbres,Chêne, Nid Invocation au laurier, Le vieux lézard,Chanson de printemps, Acacia, Ruche, Est, Ouest, Sud, Terre, Air (152 poèmes en totalité)

teinté mélancolie, ce recueil

(Ballade Triste, L’ombre de mon âme, Méditations sous la pluie, Pluie, destination contemplation méditative (les Ballades, Ballades intérieure, Comète,Venus, Coin du ciel y contribuant,

associé à un lyrisme et onirisme certain (Elégie, Elégie du silence, Rêve, Autre Rêve,Nocturne,Demi lune  ...)

et à une musicalité  revendiquée (Songe, nombre de Chansons, Rythme d’automne, Le concert interrompu, etc).

Dans COEUR NEUF,

« Mon coeur s’est dépouillé/Comme un serpent de sa peau vieille/Et je la vois entre mes doigts/Pleines d’entailles et de miel… »

DESIR

« Rien que ton coeur brûlant,/Rien d’autre.(…Début du poème/clôture miroir) Et ton coeur brûlant, Rien d’autre.

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Je n’en ai pas fini avec les Surréalistes…MG.

 

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