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Journal de bord des lectures, critiques et moments d'écritures

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King

L’institut, Stephen KING.

Heureusement, je n’appartiens pas au public cible de l’institut :

ni « TP, ni TK. »

Il faut dire que les critères sont assez sélectifs, Luke en sait quelque chose, et pourtant il aurait préféré ne pas savoir.J’ai apprécié la présence très sommaire de Marjorie.

« La vieille femme s’appelait Marjorie Kellerman et elle tenait une bibliothèque de Brunswick .Elle appartenait également à un truc qui s’appelait l’Association des bibliothèques du Sud-Est.Une association qui n’avait pas un sou, précisa-t-elle, « parce que Trump et ses potes ont tout repris.Pour eux, la culture, c’est comme l’algèbre enseignée à un âne. »p.18

L'Institut par King

King campe le décor, horrifique,

qui se met progressivement en place,

rouages, implacables.

L’institut vit pour un but ultime, rattaché à une ambition folle, des recherches qui transcendent toute éthique.

Un système bien rôdé, redoutable, solide, à première vue inébranlable, une véritable machine de guerre

.Et puis comme souvent, King parsème de signes,

« Les petits détails font les grandes histoires », « les grands événements naissent de petits riens »p19.

autant de pièces de puzzle qui s’imbriquent au fur et à mesure de la lecture.

Un institut de l’horreur, une accumulation d’abominations qui rappellent l’univers concentrationnaire nazi (compartiments, l’Avant, l’Arrière, les différents niveaux,

« De retour au Niveau A – qui correspondait à l’aile des résidents, Luke l’avait compris maintenant -, il tomba sur les jumelles, Gerda et Greta, immobiles, les yeux écarquillés par la peur. Elles se donnaient la main et tenaient des poupées elles aussi identiques. Luke se serait cru dans un film d’horreur

.A,B,C..)

« Il pensait aux Juifs à qui on tatouait des numéros sur les bras quand ils entraient dans les camps à Auchwitz ou Bergen-Belsen. Une idée totalement ridicule, et pourtant..p.117 :

insensibilité et manque d’empathie des encadrants, conditionnement (récompenses/ punitions),

« ça ne fait pas plus mal qu’un pincement . Alors sois gentil, assieds-toi dans ce fauteuil. Ce sera terminé dans sept secondes. Et Gladys te donnera une poignée de jetons.Si tu compliques les choses, je te mettrai quand même la puce, mais tu n’auras pas de jetons.Bon tu en penses quoi ? p.117 (…) la gifle fit bourdonner ses oreilles avant même qu’il s’aperçoive que la main de Tony avait quitté sa hanche. p118.

déshumanisation des enfants kidnappés qui enchaînent des tests quotidiens.

Ils ont été choisis, pour être des cobayes,

-On te racontera ce qu’on sait, ce que nous disent les aides-soignants et les techniciens, mais à mon avis, c’est du baratin. George est de cet avis. Iris, elle… » Kalisha rit.
« Elle est comme l’agent Mulder dans la série X-Files. Elle veut croire.
-Croire à quoi ? »
Le regard de Kalisha – empli à la fois de sagesse et de tristesse – lui donna une fois de plus des airs d’adulte.
« Que c’est juste un petit détour sur la grande autoroute de la vie et que tout va s’arranger à la fin, comme dans Scooby-Doo.

prétendûment au service de la nation…Il faudrait s’en féliciter presque,

King reprend ses valeurs chères : le monde de l’enfance et de l’adolescence, les pouvoirs psychiques, les trahisons de l’adulte censé protéger, »

Luke n’avait jamais rencontré d’adulte impitoyable. Jusqu’à aujourd’hui. Une constatation effrayante. Son premier réflexe fut de la rejeter en la qualifiant de ridicule. Il l’étouffa dans l’oeuf. Mieux valait se dire qu’il avait mené une existence protégée. Il était préférable – et plus sûr – de croire que Mme Sigsby était ce qu’il croyait qu’elle était, jusqu’à preuve du contraire. »

l’amitié salvatrice.

Tout repose sur un fil ténu d’espoir, une infime probabilité de déjouer les statistiques

« Vous pouvez en rire, vous pouvez crier si vous voulez, de toute façon, vous perdez. » Paul Simon ~ »

Un bon King de 2019 que je relirai bien volontiers et qui va rejoindre les autres sur mes étagères déjà bien garnies,

MG.

Article mis en avant

L’outsider, King 2/2.

Le décor est parfaitement planté,

univers manichéen  à souhait :

« Le Diable peut avoir de nombreux visages. Et s’il avait le vôtre ?

Et en passant, passage au vitriol de la société américaine..

« La vie d’un Noir compte autant que celle d’un Blanc, leur avaient appris leurs parents, mais pas forcément aux yeux de la police. « 

terrifiant qui débute par un crime,

King cultive les peurs ancestrales,

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quoi de plus abject, pénible, que les crimes commis sur les enfants,

figures même de l’innocence et de la pureté,

travail sur le monstrueux,

bercé dans son univers familier pour moi

« étant donné qu’on vient des ténèbres, la logique veut qu’on y retourne. En revanche, je crois aux étoiles et à l’univers infini. Le grand Là-Bas. ici-bas, je crois qu’il existe d’autres univers dans chaque poignée de sable, car l’infini est une rue à double sens. Je crois qu’il y a dans ma tête des dizaines de pensées alignées en file indienne derrière chaque pensée consciente. Je crois à la conscience et à l’inconscient, même si je ne sais pas ce que c’est. Et je crois en Conan Doyle, qui fit dire à Sherlock Holmes :  » Une fois que vous avez éliminé le possible, ce qui reste aussi improbable que cela puisse paraître, ce doit être la vérité. » ,

tous les codes kingiens y sont

« La plupart des légendes possèdent une part de vérité ». , je retrouvais l’univers  rôdé de » ça », des références multiples et croisées, »Shining » »Accordez-moi juste un instant pour arrêter le film que je suis en train de regarder. [Holly Gibney]
– J’espère que je ne vous gâche pas la soirée. [Alec Pelley]
– Nous, rassurez-vous. J’ai déjà vu Les Sentiers de la gloire une dizaine de fois, au moins. Un des meilleurs films de Kubrick. Bien meilleur que Shining et Barry Lyndon, si vous voulez mon avis. Mais évidemment, il était beaucoup plus jeune quand il l’a réalisé.

d’autres plus contemporaines, Lisa Gardner et Harlan Coben.

Et puis comme souvent King joue avec nos nerfs, il choisit un membre honorable de la société Coatch T,dont on répugnerait qu’il soit coupable, alors que tout l’accuse, « Il n’a pas une tête de monstre, hein ? / C’est rarement le cas. » (p. 57) « 

«  Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes », 

il me les indices ,

instille les doutes,
« Il y a un vieux proverbe qui dit que tout le monde a un double. Je crois même qu’Edgar Poe a écrit une histoire là-dessus ».

« Les pires criminels maîtrisaient à la perfection l’art de Qui ça, moi ? »

Sans compter le jeu des frontières, « Le monde est rempli de coins et recoins étranges. » 

minces, « La réalité est une fine couche de glace, mais la plupart des gens patinent dessus toute leur vie sans passer à travers, sauf à la toute fin. »

entre surnaturel, Rêves et Cauchemars « Les rêves, c’est ce qui permet d’entrer en contact avec le monde invisible.

« Il y a également des forces du bien sur cette terre. (…) Pas seulement ici, mais partout. Il existe des forces qui tentent de rétablir l’équilibre. 

Un joli retour, croisée entre le polar, l’horrifique et le fantastique, ça fonctionne toujours très bien..

M.G

 

L’outsider, 1/2 Stephen KING.

« Restera-t-il toujours des questions sans réponses ?

À moins qu’un élément nouveau et sensationnel nous tombe tout rôti dans le bec, oui. Ça arrive parfois. Voilà pourquoi certaines personnes continuent à se demander ce qui est arrivé à Jimmy Hoffa. Pourquoi certaines personnes essayent encore de comprendre ce qu’il est advenu de l’équipage de la Mary Celeste.

Pourquoi certaines personnes se disputent encore pour savoir si Oswald a agi seul ou pas quand il a abattu JFK. Parfois, les traces s’arrêtent subitement, et on doit vivre avec ça. »

L'Outsider par King

ça faisait un petit moment que je n’étais pas retournée voir le maître de l’épouvante, en fan inconditionnelle, détentrice d’une cinquantaine de ses écrits, j’étais donc impatiente…

Très belle couverture texturée, grand format,

idéal pour assommer un homme..ça commençait bien, ça donne le ton..Quelques coquilles et défauts d’impression (lettres mi-effacées), je me dis intérieurement que c’était un test pour le lecteur affamé, de déchiffrage pour littéralement mettre nos nerfs à l’épreuve, l’outsider pour un retour, celui qui vraisemblablement est hors course mais qui peut réserver une belle surprise, le pari est-il tenu? »

M.G

Regards croisés psycho/ciné…

Souvenirs lointains
de licence de philo et d’une prestation orale, que j’avais faite et qui m’a marquée, perspectives croisées de psychologie et sociologie autour des notions d’agressivité et de dangerosité notamment.
Dans ma mémoire, je l’ai attaché indélébile vivace à plusieurs extraits de films, comme « Das Experiment » d’Olivier Hirschbiegel (2001) :
 
:
(remake adapté d’un livre et d’une autre version  The Experiment, qui reprend l’expérience de Stanford*,)
que j’avais trouvé dérangeant et particulièrement dur psychologiquement parlant ;
ce qui ne m’a pas empêché de le revoir, et de tisser des liens avec l’idée de conditionnement,
 le rapport au barbarisme,
et au régime nazi.
Si le langage courant entretient les confusions, celui du discours psychiatrique est plus éclairant quant aux concepts d’agressivité et d’agression, elle dénote d’une tendance à attaquer, issu du latin ad gradere littéralement « marcher vers », » en direction de », et du suffice ite, item de « semblable, comme si », concourrant à l’instinct primaire, seul réfréné, par les interdits et carcans.

Wikipédia *L’expérience de Stanford (effet Lucifer) est une étude de psychologie expérimentale menée par Philip Zimbardo en 1971 sur les effets de la situation carcérale. Elle fut réalisée avec des étudiants qui jouaient des rôles de gardiens et de prisonniers. Elle visait à étudier le comportement de personnes ordinaires dans un tel contexte et eut pour effet de montrer que c’était la situation plutôt que la personnalité autoritaire des participants qui était à l’origine de comportements parfois à l’opposé des valeurs professées par les participants avant le début de l’étude. Les 18 sujets avaient été sélectionnés pour leur stabilité et leur maturité, et leurs rôles respectifs de gardiens ou de prisonniers leur avaient été assignés ostensiblement aléatoirement. En d’autres termes, chaque participant savait que l’attribution des rôles n’était que le simple fruit du hasard et non pas de prédispositions psychologiques ou physiques quelconques. Un gardien aurait très bien pu être prisonnier, et vice-versa.

Les prisonniers et les gardes se sont rapidement adaptés aux rôles qu’on leur avait assignés, dépassant les limites de ce qui avait été prévu et conduisant à des situations réellement dangereuses et psychologiquement dommageables. L’une des conclusions de l’étude est qu’un tiers des gardiens fit preuve de comportements sadiques, tandis que de nombreux prisonniers furent traumatisés émotionnellement, deux d’entre eux ayant même dû être retirés de l’expérience avant la fin1.

Le film reprend l’expérience et la modifie quelque peu:

une annonce est passée pour trouver des cobayes et un journaliste infiltré va « pousser » l’expérience, les thèmes sont repris fidèlement :   la dépersonnalisation, la déshumanisation, le rapport à la hiérarchie et à l’autorité, ici dans le milieu carcéral, le rôle à s’approprier et le caractère de l’impressionnabilité face à une idéologie …âmes sensibles s’abstenir…

« Vous pouvez créer chez les prisonniers un sentiment d’ennui, de peur jusqu’à un certain degré, vous pouvez créer une notion d’arbitraire par le fait que leur vie soit totalement contrôlée par nous, par le système, vous, moi, et ils n’auront aucune intimité… Nous allons faire disparaître leur individualité de différentes façons. En général, tout ceci mène à un sentiment d’impuissance. Dans cette situation, nous aurons tout le pouvoir et ils n’en auront aucun. »— The Stanford Prison Study video, citée dans Haslam & Reicher, 2003.55

A l’origine, l’expérience s’écoulait sur une durée de deux semaines…six jours ont suffit, atroce et significatif…

Les problèmes éthiques soulevés par cette expérience la rapprochent  sigulièrement de l’expérience de Milgram, menée en 1963 à l’Université Yale par Stanley Milgram. »

Davantage liée à la survie, l’agressivité joue sur le développement de l’individu à travers les forces psychiques et ne saurait en ce sens, être assimilée à de la violence pure.A lier aussi aux approches béhavioriste, psychologique, et à la thèse de J. Dollard, qui envisage l’agression comme « catharsis de la frustration ». La frustration est définie alors comme « l’état d’un sujet auquel les réponses adéquates aux stimulations qu’il reçoit sont interdites. […] L’agression se tourne directement contre la source de frustration ; si elle est à son tour inhibée, elle produit des agressions dérivées ou de l’autoagression » , qu’on pourrait doubler d’une approche éthologique, avec K. LORENZ , d’une énergie « qui s’exprime à l’origine par l’activité et se manifeste ensuite sous les formes les plus différentes, à la fois individuelles et collectives, telles qu’elles résultent de l’apprentissage et de la transmission sociale, depuis la simple affirmation de soi-même jusqu’à la barbarie », neurophysiologique, psychanalytique…
Et, petit parallèle, avec la glaçante interprétation du gardien sadique, ( qui fait sens au regard du film précédent) , »Percy Wetmore » joué par Doug Hutchison dans la Ligne verte, adapté de Stephen King, que je ne peux faire l’économie de citer …
https://lecinemaavecungranda.files.wordpress.com/2015/01/percy-wetmore-the-green-mile-20526440-720-400.jpg
Pour prolonger la thématique:

ARENDT (H), Du mensonge à la violence, Paris : Calmann-Lévy, coll. « Liberté de l’esprit », 1972.

CHESNAIS (J.C), Histoire de la violence, Paris : Robert Laffont, coll. « Pluriel », 1981.

MICHAUD (Y), Violence et politique, Paris : Gallimard, coll. « Les essais », 1978.

MOSER (G), L’agression, Paris : PUF, Coll. « Que sais-je ? », 1987,125 pages.

HACKER (F), Agression, violence dans le monde moderne, Calmann-Lévy, 1972, 352 pages.

Larousse universel, 1922, vol 1.

SENNINGER (J.L), FONTAA (V), Psychopathologie des malades dangereux, Paris : Dunot, 1996, 173 pages.

LORENZ (K), L’agression, une histoire naturelle du mal, Paris : Flammarion, 1969.

 HACKER (F), Agression, violence dans le monde moderne, Calmann-Lévy, 1972.

 MICHAUD (Y), La violence, Paris : PUF, Coll. « Que sais-je ? », éd. 1998.

 

M.G

« Il » ou « ça »…coulrophobie?

Souvenirs et rediffusion dont je me suis amusée tout récemment de « Il » est revenu adapté de « ça » Stephen King, petit extrait épouvante:sur fond d’air traditionnel de fête foraine, version carrousel, venez donc réveiller le monstre qui sommeille et devenez coulrophobe (phobie des clowns), personnellement je le trouve terrifiant et fascinant, mais bien moins flippant qu’un clown triste…Question de goût, j’imagine.

M.G

 

King .S. suite…Lisey

La 4ème de couverture annonçait « histoire troublante, obsessionnelle, mais aussi réflexion fascinante sur les sources de la création (comprendre littéraire/écriture), la tentation de la folie et le langage secret de l’amour », ce que je confirme.

L’obsessionnel oui, ce qui revient sans cesse et ne veut se faire oublier, ce  qui s’impose déraisonnablement et de façon complètement absurde à l’esprit, le ressassé perpétuel, de Lisey, avec les mots de Scott, son défunt mari, l’écrivain à l’imagination fertile, l’auteur des best-sellers, pourtant « Elle aurait cru que deux ans auraient suffi pour que l’étrangeté s’efface, mais non; le temps apparemment ne faisait qu’émousser le tranchant le plus acéré du chagrin, de sorte qu’il te hachait menu au lieu au lieu de te découper en tranches.Car tout n’était pas idem »p.30.

Ce sont « les nards » qu’ils soient de « bons nards » issus du « re-nard » des divers » traque-nards » et  du « narre » et qui jalonnent le roman come une litanie, un envoûtement.

Un jeu de piste à suivre pour Lisey, guidée par une voix qui résonne et sonne familière, avec arrêt prolongé aux stations et, en tentant de ne pas sombrer inexorablement dans la folie.

Un thème qui revient fréquemment  chez King, qui sait nous entraîner aux bords/rebords/abords de la confusion, de façon toute machiavélique « Faut que j’arrête tous ces ding-dong pour les freesias »  « pas la moindre toufue idée de ce que je raconte » avec des expressions décalées et la confusion ou l’inversion des lettres « foutue/toufue » (genre t’es en train de perdre la boule là, tu te mélanges les pinceaux, ça tourne pas rond dans le bocal!!!) et ça King, le maîtrise parfaitement « L’esprit harassé est la proie la plus facile pour l’obsession ».

La nuit et l’obscurité est son alliée, la lune, le monde de « Na’ya lune » loin de réconforter,

« La lune. Oui, la lune. Une lune bouffie, junkie, d’un orange sanglant, si subitement différente des aurores boréales et du froid meurtrier qu’elle venait juste de laisser derrière elle,..Elle avait , cette lune, la folie des étés lascifs, un éclat osbcurément délicieux, elle illuminait mieux que Lisey ne l’aurait voulu la vallée derrière le défilé de pierre près de la mare. P 495″.

Heureusement pour Lisey, Scott est là pour murmurer :

« Là, c’est le barda total.MIRALBA ? babylove »  échos échos « Miralba, babylove__ArRIMe Le barda quand faut y aller faut y aller ».

Je ne donnerai pas toutes les clés… il faut suivre la vallée, le paysage… intérieur et les 757 pages,  « les collines câlines et l’arbre miam-miam, la mare aux mots » de tout à chacun pour saisir et effleurer le royaume de l’imaginaire  et les âffres de l’écritures, les éthers…

 

King le fiévreux…

J’ai toujours apprécié Stephen King, j’ai commencé tôt et suis devenue accro et collectionneuse (ou comme dirait Foenkinos David atteinte de « la collectionnite »).

Je dois au bas mot en possèder une quarantaine que ce soit sous son nom ou ses pseudo comme avec Chantier ou Rage de Richard Bachman. Je le trouve paticulièrement efficace pour instiller et réveiller les terreurs enfantines et adolescentes, il devient même fiévreux et diabolique sur le format de la nouvelle, je pense notamment à La ballade de la balle élastique.

Résultat de recherche d'images pour "la petite fille qui aimait tom gordon"

J’ai relu récemment la petite fille qui aimait Tom Gordon dans lequel Trisha, âgée de 9 ans connaît l’errance dans la forêt des Appalaches et doit survivre seule, (avec sa petite radio et son attachement à Tom Gordon, joueur de baseball) alors qu’elle est en proie à toutes ses peurs..terrible…On en vient à penser que ce pourrait être issu d’un fait divers…

 

 

 

[22/11/63 Stephen King Albin Michel, couverture complete (thumbnail) - Photo]

Je me suis attaquée mi-mai à 22/11/63...

Pour moi, il ne detrônera pas l’excellentissime Bazaar ..Quelques passages savamment orchestrés qui nous tiennent en haleine..Et j’ai toujours beaucoup de plaisir à voyager dans le temps,ici, sur toile de fond des 50’s avec brio, d’autant plus avec ce petit air entêtant fredonné In the Mood de Glenn Miller..musique!!!L’ambiance y est…On est pris dans l’engrenage de Georges/Jack: va-t-il ou non réussir à sauver J.F.K?  Il est aux prises entre son individualité , Sadie, et son patriotisme, le destin de toute la nation.J’ai aimé aussi le final traditionnel, p 919, « Au revoir,Sadie .Tu ne m’as jamais connu. Mais … » et les références kingiennes à souhait, je me suis délectée de ça entre autre…Et cette idée étrange d’un carnet bleu à détruire, l’effet papillon et les paradoxes temporels fonctionnent bien.Je regrette simplement quelques longueurs_____des passages à vide..qui pourtant contribuent à entretenir la confusion avec

« Carton jaune/rouge/noir » et « jimla » parce que George se demande, p141, « je suis fou », p58 « Pas au bord du cafouillage mental-non-je pense qu’un esprit humain modérément équilibré peut absorber pas mal d’étrangeté avant de chanceler-mais paniqué,-oui ».
Ce qui se conçoit relativement bien au regard du contexte, quand Georges avoue « Je me sentais comme un extra-terrestre dans un film de science-fiction, tentant de se faire passer pour un terrien. »

Les récurrences à l’Attrape-coeurs de J.D Salinger m’ont tout naturellement orienté …Je comprends mieux les références de King que ce soit dans le Shining de Kubrick, dans 22/11/63, et je suis certaine dans bien d’autres, j’y serai bien plus attentive..La perdition, la déperdition, l’adolescence, des thèmes chers et particulièrement inspirants pour King!.De Salinger, je garderai le ton familier, sans chichis, « la môme Phébé » et le regard de couvade du grand-frère qui « bigophone » « bicause ».

Trouvé pendant les vacances les tomes manquants de la Tour sombre, je dois refaire le point, et aussi un autre totalement inconnu Colorado Kids publié en 2005 .Mais King prévient d’entrée de jeu ses lecteurs, jugement sans concession, soit ils aimeront soit ils détesteront…Je dois avouer que j’ai tenté plusieurs approches, mais pour le moment ça ne passe pas bien, j’ai préféré me rabattre sur l’Histoire de Lisey.Le début me semble particulièrement familier ,donc je l’ai peut-être déjà rencontré, j’ai un doute mais il s’annonce prometteur..Suite à venir..

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Pour ceux qui découvriraient, je recommande de commencer par les nouvelles, notamment Différentes saisons et Danse macabre, ce sont les plus usés de ma collection…

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