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Journal de bord des lectures, critiques et moments d'écritures

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Guerre

Le 4ème mur, Sorj CHALANDON/théâtre/4.

Dernier spectacle vu, 29 mars,

Adapté du roman de SORJ CHALANDON,

Création 2016

Sur une idée originale de Thierry Auzer et Luca Franceschi

direction artistique Thierry Auzer

adaptation et mise en scène Luca Franceschi

composition musicale Nicolas « TIKO » Giemza

chorégraphie Fanny Riou

avec Samuel Camus, Mathilde Dutreuil, Salla Lintonen, Yannick « YAO » Louis, Nicolas Moisy, Alexandra Nicolaïdis décors Thierry Auzer et Vincent Guillermin

création lumières Antoine Fouqueau

costumes Laurence Oudry

Production théâtre des Asphodèles.

Avec le soutien de l’ADAMI, Ville de Lyon, Région Auvergne Rhône-Alpes.

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« L’idée de Samuel est belle, utopique. Monter Antigone en pleine guerre au Liban en rassemblant sur scène des comédiens issus de chaque camp belligérant, afin de « donner à des ennemis une chance de se parler », de « les réunir autour d’un projet commun ».
En adaptant le roman de Sorj Chalandon avec une mise en scène à la croisée de disciplines urbaines, la Cie des Asphodèles questionne l’utilité de l’art dans la société, avec l’énergie et l’inventivité propices à l’éclosion d’un univers poétique et sensible qui soit aussi une fenêtre ouverte sur le monde. »

Jolie représentation contemporaine, arrière fond marqué par du beatbox,

tragédies en toile de fond  et de sa mécanique impitoyable,

enfermé entre 4 murs,

(guerre, conflits et trahisons,  snipers et morts )

et espoirs,

autour d’Antigone, l’idée d’une réconciliation,

le temps d’une possible___ trêve,

bercés par les voix des comédiens, qui renforcent les tensions narratives,

entre horreurs et absurdités, jusqu’à l’aveuglement…

Quand Sorj SALANDON évoque son roman,

Pour aller plus loin accès au dossier presse http://www.theatredelamadeleine.com/images/programme/annee-2017-2018/le-quatrieme-mur/le-quatrieme-mur-cie-des-asphodeles-presse.pdf

Un spectacle d’où irradiait une violence et une puissance évocatrice certaine, qui ne peut laisser insensible et que je garderai en tête..M.G

Petit Pays, GaËl Faye.

Petit pays…Résultat de recherche d'images pour "petit pays 4ème de couverture"

c’est la nostalgie enfantine retrouvée, avec une certaine pudeur, un arrière-goût de madeleine proustienne, les mangues, la terre battue, « l’impasse » de Gabriel, l’innocence d’abord..puis il faut bien grandir, quand la guerre frappe à sa porte…impossible d’y échapper, pas de noirceur pour autant, un premier roman touchant, fluidité dans l’écriture…

Petit Pays,

affectueux,

« Burundi,

1992.

Gabriel a 10 ans.

Il vit dans un confortable quartier d’expatriés avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur Ana.

Alors que le jeune garçon voit ses parents se séparer, la guerre civile se profile et, par vagues successives, la violence envahit le quartier ».Prix du roman Fnac 2016, prix du Premier roman français 2016, prix Goncourt des lycéens 2016. ©Electre 2017

Indéniable sens du romanesque, un premier essai réussi…qui me laisse quelque peu perplexe et quasi muette, (plutôt rare) alors je laisse parler Faye, « J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

La grande Librairie: pour complèter

Enfin, ma petite sélection :

« Avec le temps, j’avais appris à reconnaître leurs notes sur la portée musicale de la guerre qui nous entourait.Certains soirs, le bruit des armes se confondait avec le chant des oiseaux ou l’appel du muezzin, et il m’arrivait de trouver beau cet étrange univers sonore, oubliant complètement qui j’étais. « p184

« On rêvait beaucoup,on s’imaginait, le coeur impatient, les joies et les aventures que nous réservait la vie. En résumé, on était tranquille et heureux, dans notre planque du terrain vague de l’impasse ».p74

« Dans les provinces assoupies, rien de tel pour tuer le temps qu’un peu de sang à l’heure morte de midi. Justice populaire c’est le nom que l’on donne au lynchage, ça a l’avantage de sonner civilisé.p56/57″

« Nous vivons sur le lieu de la Tragédie. L’Afrique a la forme dun revolver. Rien à faire de cette évidence. »

M.G

 

L’iliade, Homère…au théâtre.

 

Sonnez les cors !

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Etonnante entrée en scène, épique même, digne de cette glorieuse épopée,

avec ce rappel des forces en présence et le « catalogue des vaisseaux », revue des toponymes, clamés haut et fort,

jolie énumération des présences,

quelles soient humaines ou divines,

avec un accès privilégié à l’Olympe, Zeus, Aphrodite et sa chevelure enivrante, Héra et Poséidon ( le numéro deux ! ).

Mise en scène dépouillée de Pauline Bayle,

5 chaises d’écoliers qui évoluent en  2/1/2,

puis en arc de cercle pour symboliser le siège,

et tous ces seaux sur la scène,

ils sont 9 alignés à droite et gauche de la scène, à quoi servent-ils ?

Rouge sang,

c’est la couleur des avant -bras d’Hector quand ils ressortent du seau et s’arment pour les combats singuliers, violences inouïes, récits de duels…et Achille reste encore en retrait, la boucherie est à venir…

Patrocle revêt ses avant-bras pailletés argent, armure luisante, mais il n’en vient pas à bout…et Achille crie vengeance, lui, armé d’or, mêlé sang, déchaînant la colère des océans  des trombes d’eau et des dieux…Restée fascinée, figée sur un tableau scénique, du haut du balcon,

le massacre d’Achille, splendide et percutant..Belle prestation et lecture de l’Iliade..

Pour vous donner une idée :

M.G

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