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Lectures indélébiles Ecritures vagabondes

Journal de bord des lectures, critiques et moments d'écritures

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Les écritures

La liseuse, Paul Fournel.

L’on pourrait croire que c’est l’histoire d’une fille qui lit..inlassablement,

si l’on se fiait uniquement au titre..et l’on s’y tromperait !

Et c’était assez drôle, j’y pensais quand je constatais que j’étais prise en photographie samedi dernier, plongée dans le lecture de la liseuse, une sorte de mise en abyme .

Puisque la liseuse perd de son humanité,

qu’elle s’empare de la querelle,

qu’elle indispose,

qu’elle préfigure la mort de l’imprimé, de l’objet livre auprès de Robert Dubois, éditeur qui rechigne à s’en saisir tant elle lui semble incongrue, cette « vulgaire » tablette électronique, 

« Il la regarde, il la soupèse, l’allume et sa vie bascule.Pour la première fois depuis Gutenberg, le texte et le papier se séparent et c’est comme si son coeur se fendait en deux. »

p.13/ 14 :  la rencontre de l’objet

« – Comme un bouquin ?

-Oui, c’est le côté ringard du truc.Une concession pour les vieux. Quand on se souviendra plus des livres, on se demandera bien pourquoi on avance comme ça.Autant défiler vertical. Scroller. Ce serait plus logique.

-C’est Kérouac qui va être content. »

Du noir mat, du noir glauque (au choix), du lisse, du doux, du vitré, du pas lourd.Je soupèse.

Je la pose sur le bureau et je couche ma joue dessus.Elle est froide, elle ne macule pas.Rien ne laisse à penser qu’elle a tous les livres dans le ventre.Elle est juste malcommode : trop petite, elle flotte dans ma serviette, trop grande, elle ne se glisse pas dans ma poche.

En fait, elle ressemble à Meunier, Le grand patron, elle est inadaptée. »

J’ai bien ri à ce passage  » -730 grammes sans la couenne, mon vieux Robert! (…) 

« 730 grammes.Hugo+Voltaire+Proust+Céline+Roubaud, 730 grammes.Je vous rajoute Rabelais? 730 grammes.Louise Labé? 730 grammes » P.223″ 

Mais puisqu’il faut vient vivre avec son temps pour ne passer pour un vieux con, pour être « in » et suivre le tempo, Dubois s’y fait.

Un très beau passage sur l’artichaut, inattendu,

certes, mais étonnante description p.30…

Mais la plus belle surprise apparaît dans la postface,

qui évoque la contrainte oulipienne qu’adopte Fournel pour ce texte

« qui épouse la forme d’un sextine, forme poétique inventée au XIIème siècle par le troubadour Arnaut Daniel.Il en respecte le nombre de strophes et la rotation des mots à la rime.(…) »

Je ne vais tout de même pas tout dévoiler quand même…si ce n’est…. que « l’ensemble constitu(e) un poème de 180000 signe et blancs. »

Un joli tour de force que d’évoquer toute en légèreté la concurrence entre la liseuse, le progrès technique et la résistance du  vieux livre papier dans le monde des éditeurs et du tirage, du cartable, de la pesanteur, car pour Dubois, « Bien bourré le vendredi soir, il avait le juste poids du travail.Celui qui fait que mon épaule gauche est un peu plus basse que la droite. Déformation professionnelle. Quasimodo. »p.15.

 

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Article mis en avant

« C’est en ouvrant ce livre que tout commença… »

de l’inspiration…ou des tentations…petit format

M.G

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Joyeux….joyeux..

Résultat de recherche d'images pour "joyeux noel"

« Le ciel est noir, la terre est blanche ;
— Cloches, carillonnez gaîment ! —
Jésus est né ; — la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid ;
Rien que les toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le bœuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers : « Noël ! Noël ! » »

Théophile Gautier
Recueil : Emaux et camées (1852)
(1811 – 1872)
Mais encore…
« Après grant joie vient grant ire (colère), et après Noël vente bise. »
Le roman du renart, V – XIIIe siècle.
« Noël, c’est le printemps de l’esprit ; c’est tout promesse. »
  Alain . Les saisons de l’esprit (1935).
M.G
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Novembre rose/ art 2/10.

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein prevention"

L’heure du combat,

la lutte contre la maladie,

mettre au tapis,

mettre une raclée,

envoyer valser,

 

__________garder le sourire contre les épreuves,

ne pas chanceler,

se relever,

se donner toutes les chances.

M.G

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Octobre morose…Article 1/10.

C’est rarissime que je participe à une chaîne, mais là…

les années 90,

je me rappelle plus celles-ci comme les « années sida » la prévention, les messages scandés à répétition, Philadelphia et sa musique…Aujourd’hui, j’entends davantage  résonner le « cancer » comme un mal qui se propage, progresse, ou que l’on connaît mieux aussi…alors…j’y participe à cette chaîne,

les mots contre les maux…

Octobre rose,

octobre morose,

novembre dépose,

un peu de prose, plus qu’indispose..

ll est invasif, coriace, jamais à bout de souffle, d’une ténacité redoutable…et le pire, avec toutes ses têtes, cette hydre semble se démultiplier..indécemment, frappant aveuglément toutes les générations.

Et pourtant, mesdemoiselles, mesdames, il est parfois vaincu, affaibli, endormi, paralysé le cancer…

et parfois, il emporte précipitamment, dévaste, embrase…inattendu,

pensées pour celles et ceux qui sont partis trop vite,

qui ont livré bataille,

parfois des années durant,

qui ont chuté, re-chuté, qui se sont parfois relevées mais pour qui cette hydre laisse des traces, cicatrices.

A ceux, celles qui un jour ont eu cette frayeur devant une boule, de la taille d’une bille, flippante,

qui ont dû attendre de savoir,

bénin, malin, bénin, malin,

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein"

petite torture psychologique qui déjà fragilise…

Rappelez-vous…de la prévention…..

M.G

 

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Mots d’enfant/ brève

« Dis maman, je peux t’aider à faire des oeufs rouillés? »

« Regarde là c’est une tulipe (sur le dessin) et là une passerelle..(une pâquerette plutôt… »

M.G

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Poésie/écriture/brève.

Courir les sourires incertains,

l’horizon,

je mesurais leur justesse;

à l’aube,

rivés de pleurs promesses,

aplomb.

M.G

 

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