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Lectures indélébiles Ecritures vagabondes

Journal de bord des lectures, critiques et moments d'écritures

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Les écritures

Novembre rose/ art 2/10.

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein prevention"

L’heure du combat,

la lutte contre la maladie,

mettre au tapis,

mettre une raclée,

envoyer valser,

 

__________garder le sourire contre les épreuves,

ne pas chanceler,

se relever,

se donner toutes les chances.

M.G

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Octobre morose…Article 1/10.

C’est rarissime que je participe à une chaîne, mais là…

les années 90,

je me rappelle plus celles-ci comme les « années sida » la prévention, les messages scandés à répétition, Philadelphia et sa musique…Aujourd’hui, j’entends davantage  résonner le « cancer » comme un mal qui se propage, progresse, ou que l’on connaît mieux aussi…alors…j’y participe à cette chaîne,

les mots contre les maux…

Octobre rose,

octobre morose,

novembre dépose,

un peu de prose, plus qu’indispose..

ll est invasif, coriace, jamais à bout de souffle, d’une ténacité redoutable…et le pire, avec toutes ses têtes, cette hydre semble se démultiplier..indécemment, frappant aveuglément toutes les générations.

Et pourtant, mesdemoiselles, mesdames, il est parfois vaincu, affaibli, endormi, paralysé le cancer…

et parfois, il emporte précipitamment, dévaste, embrase…inattendu,

pensées pour celles et ceux qui sont partis trop vite,

qui ont livré bataille,

parfois des années durant,

qui ont chuté, re-chuté, qui se sont parfois relevées mais pour qui cette hydre laisse des traces, cicatrices.

A ceux, celles qui un jour ont eu cette frayeur devant une boule, de la taille d’une bille, flippante,

qui ont dû attendre de savoir,

bénin, malin, bénin, malin,

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein"

petite torture psychologique qui déjà fragilise…

Rappelez-vous…de la prévention…..

M.G

 

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Mots d’enfant/ brève

« Dis maman, je peux t’aider à faire des oeufs rouillés? »

« Regarde là c’est une tulipe (sur le dessin) et là une passerelle..(une pâquerette plutôt… »

M.G

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Poésie/écriture/brève.

Courir les sourires incertains,

l’horizon,

je mesurais leur justesse;

à l’aube,

rivés de pleurs promesses,

aplomb.

M.G

 

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Patience, ton tour viendra…/écriture/1.

Hier,

De tous les futurs que j’avais pu envisager, celui-ci était de loin le plus improbable.

J’avais eu la chance de te rencontrer tôt, le hasard t’avait placé sur mon chemin, judicieux. Alors que j’étais étudiant et que je fréquentais inlassablement cette bibliothèque, en pleine rédaction de ma thèse, complètement coupé du monde, j’étais à mille lieux d’une vie sociale épanouissante. Les copains me chambraient suffisamment pour ça, et que dire de ma mère, qui s’effrayait de cette situation…Alors quand je t’avais présenté à tous, ils avaient été surpris déjà, j’avais ménagé mon public, je t’avais protégé des regards inquisiteurs de mes proches, je ne voulais pas t’exposer à leurs yeux, je te voulais juste pour moi, pour moi seul. Et puis, la magie avait aussi opéré sur eux, ils se réjouissaient pour nous. Alors, tout s’est enchaîné, très vite. On s’est rapidement lancé dans une vie à deux, premier appartement, premier emménagement, ça bousculait mes habitudes de solitaire, au début, j’avais quand même cette appréhension de te donner autant de place, il faut bien l’avouer, une crainte mêlée d’excitation certaine. Et puis les habitudes se sont progressivement installées, je me réjouissais de te voir t’endormir à mes côtés, j’aimais voir les plis sur les oreillers, sentir ta présence et ton parfum, ça me rassurait. Huit années de bonheur s’étaient écoulées sans nous ménager, ça c’était avant…

T’avais pas le goût de la patience, tu faisais partie de ceux qui veulent tout, tout de suite, de ceux qui ne savent se projeter dans les possibles, qui s’imagine que le plaisir furtif, l’accomplissement des souhaits suffisait à ton bonheur.

Aujourd’hui,

Tu n’imagine pas, Laura…Tu ne veux pas comprendre,comme c’est difficile pour moi, tu veux tout intensément sous prétexte que ton temps est compté, tu te sens condamnée, d’ailleurs tu l’es, à certains égards, tu comprends le cheminement de la maladie, la dégradation, devenir grabataire, ça t’effraye au plus haut point..même, si tu ne l’avoues pas. A l’annonce de l’échéance, tu as frôlé la quasi-insouciance, puis la gravité t’as sommée, entrave de tes pensées et de tes gestes.

Tu renonçais à tous futurs…

Laura, ma Laura, je t’ai vu rire, pleurer tour à tour, j’ai gravé ces moments dans ma mémoire, figés, la tienne est défaillante,certes, alors je le fais, pour toi. Chaque jour, je grave avec les mots, je les choisis avec une perfection première, je photographie tes gestes et tes humeurs, fidèles rituels installés qui te réconfortent au plus haut point. Au début Laura, tu y parvenais de toi-même, ce défi permanent t’habitait, tu te disais « mon temps est compté », tu avais pris le parti de ne pas fuir devant l’adversité, de te battre.Tu choisissais l’intensité des moments, les post-it nous envahissaient, ils fleurissaient notre quotidien.

A ce stade, les malades réagissaient différemment, au diagnostic, je veux dire. Le diagnostic: une fuite hystérique de la bouche du corps médical, ce corps étranger aux douleurs , anesthésié par les habitudes, était tombé, tu avais eu envie de hurler, de crier à l’injustice, seuls le roulis des larmes avaient sonné ton désespoir, mais la lumière dans tes yeux..j’avais su..lire la peur et la crainte, elles t’avaient envahis, une ombre passait, tu avais juste entendu ces syllabes,en cascades, elles résonnaient dans la tête, lancinantes. Il faut dire Laura, qu’on n’était pas préparé,

on n’a jamais pensé que tu serais la première à  partir, et pas de cette fin-là…Tu mettais un point d’honneur à prendre soin de toi depuis toujours, mais on ne contrarie pas son héritage génétique quand il décide de poindre.

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De l’éloignement/Ecriture/sf/1

1.Résultat de recherche d'images pour "desert glace"

Les relations humaines avaient commencé à se distendre,

puis à s’éroder,

s’étiolant dangereusement et ce, alors que les relations interconnectées s’étaient elles, considérablement étoffées.

Alors que les conversations de la vacuité fleurissaient, que tout à chacun exposaient délibérement et joyeusement ses affects débordants sur la démesurée « Toile », par écran interposé, les paroles, les mots entre humains dépérissaient tout aussi rapidement. Aussi, constatait-on que les humains, propriétaires de territoires extensibles d’amitiés fulgurantes, multipliant les quantités relationnelles, oubliaient de se nourrir de relations charitables et humantaires.Si bien que les déserts de conversations arides, les sourires exilés, les pensées finirent par remplacer les conversations non virtuelles. Celles-ci étaient tout bonnement ..depassées… pour le commun des mortels qui n’y trouvaient plus aucun intérêt. Les conversations entre pairs céssèrent donc pour se réduire a minima comme si le silence se suffisait à lui-même, si bien que chaque éclat de voix, chaque empreinte sonore, devenait heurt de la sensibilité. Cette impossibilité rendue contribua à dénaturer les rapports entre humains et ne simplifièrent pas les relations entre les deux sexes. Il devenait compliqué pour un homme de s’adresser à une femme de peur de la brusquer et de voir tous ses espoirs s’envoler, l’initiative frôlant l’impolitesse et l’incorrection ultime et pour une femme… cela dépassait l’entendement.

Le silence s’était érigé incommensurable,

ineffritable,

les paroles étant jugées bien trop dangereuses pour les jeux relationnels.

Il avait donc fallu trouver des parades pour assouvir et garantir la survie de l’espèce humaine…

M.G

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19118772&cfilm=145736.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kazuki :/Sakura

 

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Simone Veil, hommage.

A la Dame, Résultat de recherche d'images

pour hommage,

un florilège :

« L’attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité… C’est en somme le sujet de l’histoire du Graal. Seul un être prédestiné a la capacité de demander à un autre : quel est ton tourment ? Et il ne l’a pas en entrant dans la vie. Il lui faut passer par des années de nuit obscure. »

(lettre au poète Joë Bousquet, 1942)

« Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments de l’avenir. » L’Enracinement

« Autrui. Percevoir chaque être humain (image de soi-même) comme une prison où habite un prisonnier, avec tout l’univers autour ». La pesanteur et la grâce.

« Il ne suffit plus de vouloir leur éviter des souffrances, il faudrait vouloir leur joie.« Conditions premières d’un travail non servile.

« Je voyais le critérium des actions imposées par la vocation dans une impulsion essentiellement et manifestement différente de celles qui procèdent de la sensibilité ou de la raison, et ne pas suivre une telle impulsion, quand elle surgissait, même si elle ordonnait des impossibilités, ne paraissait le plus grand des malheurs. C’est ainsi que je concevais l’obéissance, et j’ai mis cette conception à l’épreuve quand je suis entrée et demeurée en usine, alors que je me trouvais dans cet état de douleur intense et ininterrompue que je vous ai récemment avoué. La plus belle vie possible m’a toujours paru être celle où tout est déterminé soit par la contrainte des circonstances, soit par de telles impulsions, et où il n’y a jamais place pour aucun choix. » Le ravissement de la raison.

M.G

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