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Miscéllanées à l’usage des gens heureux (ou désirant le devenir),Agnès Michaux et Anton Lenoir.

Miscellanées à l'usage des gens heureux (ou désirant le devenir) par Michaux

4 ème :

A savourer dans l’ordre ou dans le désordre, à consulter, à méditer, à partager : plus de 300 histoires, recettes, expériences et citations pour atteindre le nirvâna !

MISCELLANÉES n. m. pl., (miscellanea : choses mêlées, miscere : mêler) Recueil de différents ouvrages de science, de littérature, qui n’ont quelquefois aucun rapport entre eux. Cet auteur a donné d’excellents miscellanées. On dit plus ordinairement, Mélanges. On dit aussi quelquefois, Miscellanea.]

d’après le dict. de l’Acad. française, 2ème éd., 1878.

Compilation de moments,
anecdotes,
recettes,
évidences
pensées…piochées dans un tas de domaines: littérature, cinéma, philosophie..

répartis sous 4 sections:

I. Où l’on reviendra humblement à la source pour étancher comme il se doit une soif éternelle et légitime.

II. Où l’on se penchera éffrontément et voluptueusement sur la place qui convient aux sens et à tout ce qui leur est agréable.

III. Où l’on observera minutieusement chez l’autre ce que l’on souhaite ardemment pour soi et inversement.

IV. Où l’on parcourra le vaste monde et non moins vaste ensemble de petites choses qui le composent pour atteindre allègrement son but.

Disparate,

les extraits et citations sont bien choisis,

mais je n’ai pas aimé l’assemblage tel quel, pas tant que je recherchais une unité, juste que c’est le genre de livre que j’apprécie pour jongler d’un article à un autre, rebondir, et là…je ne m’y retrouve pas, pourtant de jolies alternances de longueurs, des jeux des polices, de la couleur…

 Il s’agit davantage de proposer une photographie pêle-mêle du bonheur :

attentes, exigences, ou relâchement de soi,

ce n’est pas une méthode ou un livre qui recense comment y accèder,

c’est plutôt un hommage pluriel, une anthologie dédiée au bonheur et à ses diverses expressions (art, cinéma, littérature, philosophie…) ,

 sous formes d’extraits choisis, PUZZLE de définitions,versant géographique et appellations des rues, villages,

topographie même,

proverbes, entre aphorismes au rapport mélodieux et refrains musicaux recensés,

car « il en faut peu pour être heureux », « be happy »,

de la méthode Coué à la recette préférée de James Bond,

de Flaubert à Houellebecq, Camus, Rousseau, Roland Barthes, La Bruyère,

Monroe, Einstein, et bien d’autres, cet état de grâce ne cesse d’interroger…

M.G

Nos séparations, de Foenkinos.

Les héroïnes sont-elles toujours  condamnées à s’appeler Alice, comme un passage obligé des littérateurs, une évidence ou un traumatisme…d’où cela peut-il venir…

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Quand Alice et Fritz se rencontrent:

p.17. »Au tout début, il y a eu un geste.Cela fit penser à l’immortalité de Milan Kundera, livre dont l’héroïne naît d’un geste, Alice aurait pu se retrouver dans le roman d’un grand écrivain tchèque, mais elle a préféré être dans ma vie (…) comme si elle était une voleuse de son visage.(…)Notre cercle du sourire était un sous-ensemble autonome du cercle du rire, une dissidence intime.

Afficher l'image d'origineP.34 « Je me perdais pendant des heures dans le monde des citations.(…) Dans la rue, tandis que je marchais sous un lampadaire, je me souvenais que le mot venait du latin lampadarium.Cela peut paraître ridicule, mais c’était comme une force qui s’installait en moi. La connaissance des étymologies faisait de moi un homme stable. »

Puis Fritz avec Céline,

et rappel de la 4ème:

« Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d’autres prénoms dans d’autres pénombres, mais c’est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité.  » Alice et Fritz s’aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons : la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d’enfance, deux polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr. »

p.38 « …plus je la regardais, plus je la trouvais parsemée d’éclats de fragilités »

Quand Fritz évoque son ami Paul,

p.60″ Ainsi Paul n’avait mangé aucun petit canapé au saumon.Et, grâce à cela, il était tombé amoureux de Virginie. et clin d’oeil,

p151:  en note de bas de page 1″.Je sais, ce n’est pas facile, quand on est à ce stade de sa vie sentimentale, de se retrouver avec un duo si évocateur.Mais que voulez-vous ? On ne choisit pas le prénom de ses amis. »

Retrouvailles ou du « rafistolage » Rafistoler v.t.fam  Réparer grossièrement » Nous sommes ainsi restés tous les deux dans notre subit rafistolage.Je voulais m’étourdir de ce mot qiui m’apparaissait subitement comme l’un des plus beaux de la langue française ».

Quand Fritz rencontre Bernard : s’ensuit une théorie des cravates et là je ne peux m’empêcher de penser à Apollinaire et à ses Calligrammes…surtout avec toutes les rondeurs du bonheur et figures du cercle chez Foenkinos..

 

 

Afficher l'image d'origineToujours ma petite théorie avec les prénoms chez Foenkinos, pas de déception à la lecture, toujours ce « joyeux rapport aux choses » , cette légèreté qu’il revendique.

M.G

Entre mes doigts,le bonheur se faufile.

 

On sent la professionnelle et la psychologue clinicienne derrière l’écrivaine, sans le jargon technique de la psychanalyse et un récit, qui pourrait être un récit de vie, tout en douceur.

Iris, la trentaine et son quotidien bien rôdé à la banque souffre d’un manque, elle, qui a renoncé à ses rêves de jeunesse et à sa passion pour la couture a vu ses projets contrariés par ses parents qui n’ont jamais cru et encouragé sa vocation, aussi est-elle terriblement blessée quand elle apprend par hasard qu’elle avait été acceptée dans une école de couture et que ses parents ont choisi à sa place.S’offre alors pour elle une chance de réaliser son rêve mais est-elle prête? Cette réorientation professionnelle chamboule sa vie bien réglée et l’entraîne dans un milieu plus mondain, univers de luxe, dont elle ne maîtrise pas nécessairement tous les codes (servitude ou docilité,complaisance ?) Des personnages haut en couleur avec Marthe aux faux airs de Coco Chanel se côtoient et rendent le récit assez crédible, pour ceux et celles qui aiment les linéaires d’étoffes, le tac-tac régulier de la Singer et qui se sont imaginés artistes, créateurs ou stylistes dans le grenier et qui convoitent un passage à l’Atelier.

M.G

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Fini Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand qui sonnait comme un aphorisme et qui, paradoxalement, évoque la perte, la douleur et les différentes étapes du deuil.

La couverture monochrome me rappelle les clichés de Robert Doisneau.

 

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Diane, tenancière d’un café littéraire parisien, peut compter sur son meilleur ami Félix pour lui remonter doucement le moral, mais est-ce suffisant? Comment peut-elle continuer, elle qui n’a  plus goût à la vie ?  Elle s’enfonce inexorablement dans la dépression.

« L’odeur sucrée me tira quelques larmes mêlées de réconfort morbide […]La pénombre était mon amie »

Le déracinement en Irlande, le dépaysement  à « Mulranny » , pour Félix, le pays des »rugbymen mangeurs de moutons »et la rupture d’avec les souvenirs, les objets chéris et le temps concourent à la guérison, l’éloignement et la distanciation l’oblige à puiser dans de nouvelles forces, elle n’a plus le choix, seule, face à elle-même. Mulranny est isolé, perdu, un petit village noyé sous les averses et trombes irlandaises, mais bordé de plages, où tout le monde se connaît et où la petite française ne passe pas inaperçue, elle qui ne pense qu’à la réclusion trouve ses nouveaux voisins bien trop envahissants, sans compter Edward, ce malotru qui se rend plus que détestable et odieux !

La première rencontre :

« Son visage se ferma davantage.Il se redressa et parla à mes hôtes en ignorant ma présence.

-Je vous avais dit que je ne voulais personne à côté de chez moi.Elle est là pour combien de temps? (…) Ne viens pas sonner chez moi »(….) Il fallait que je tombe sur une Française cinglée »

Bref, une jolie rencontre, inattendue certes (car je dois dire que j’avais choisi à la couverture et avais délibérément omis de lire la 4ème), qui m’a donné envie de lire le 2ème titre Entre mes doigts le bonheur se faufile.

M.G

 

 

 

Laurent Gounelle…

Deux titres pour le moment, mais je n’ai pas dit mon dernier mot et je compte bien poursuivre : Les dieux voyagent toujours incognito, dans la veine des livres de développement personnel, le protagoniste est désespéré, prêt à en finir…

Quoi de plus efficace, selon les statistiques, que  le saut de l’ange du sommet d’Eiffel? Encore faut-il choisir le moment propice, celui où cet inconnu ne vient pas contrarier votre funeste projet…Et, en plus, il se permet de vous dicter votre conduite, il bouleverse votre vie, et vous ordonne de le suivre aveuglément..

On savoure quelques passages, pour ma part , celui de la rencontre avec le grand Noir dans la rame de métro, très drôle, in fine, une histoire de compréhension qui met du baume au coeur.

 

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Le philosophe qui n’était pas sage, un titre paradoxal quand on pense à l’étymologie…

Comme si ça allait de soi, toujours se méfier des évidences…

Sandro, professeur de philosophie à l’université, ne parvient pas à faire le deuil de son épouse décédée lors d’une expédition en Amazonie. Il décide de se couper de la civilisation (en un sens) direction-fuite vers l’Amazonie pour rencontrer cette tribu primitive (celle-là même qui l’a privé de son amour!) et oeuvrer pour une mission « contre-nature » alliant rage, désespoir et esprit vengeur. Mais est-ce vraiment ce qui peut le sauver? Suffit-il de « dénaturer » cet havre de paix pour retrouver une certaine sérénité ?

M.G

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