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Lectures indélébiles Ecritures vagabondes

Journal de bord des lectures, critiques et moments d'écritures

Le Revizor, Gogol Nicolas / Saison théâtre.

Superbe représentation de jeudi 15 février à la Madeleine,

Traduction André Markowicz 


<p><a href= »https://vimeo.com/163383183″>LE REVIZOR (bande-annonce 2’55&quot;)</a> from <a href= »https://vimeo.com/bonneideeprod »>Bonne Id&eacute;e Prod</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

Adaptation et mise en scène Paula Giusti

avec Dominique Cattani, Florent Chapellière, Marjorie Currenti, Mathieu Coblentz, Sonia Enquin, André Mubarack, Laure Pagès, Florian Westerhoff

musique et son Carlos Bernardo marionnette

conseil à la manipulation Pascale Blaison

scénographie Toda Via Teatro

lumière et régie générale Fabrice Bihet, Sébastien Choriol

assistante à la mise en scène Camille Joviado

production Régis Ferron et Elise Sferruzza

diffusion Alexandrine Peyrat et EVC – Olivier Talpaert

Production cie Toda Via Teatro

Production déléguée Théâtre Romain Rolland-scène conventionnée de Villejuif

Coréalisation Théâtre de la Tempête-Cartoucherie-Paris.

Coproduction Compagnie Toda Vida Teatro, Théâtre des Bergeries (Noisy-le-Sec), l’Archipel (Fouesnant).

Soutiens ADAMI, DRAC Ile-de-France, Conseil Départemental du Val-de-Marne, Théâtre des Sources (Fontenay-aux-Roses), le Sémaphore (Cébazat), Théâtre de Saumur, Ville de Villejuif, Mairie de Paris.

Prix d’interprétation au Festival d’Anjou 2015.

Avec le Révizor,

on en prend pour son grade, l’inspecteur Général arrive,

il faut se mettre « au garde-à-vous! »

Faites place, faites bonne impression, la comédie va commencer !

Il arrive…

Il faut faire face, mettre en scène la belle vitrine…

Ce ne serait pas si comique, si cette annonce n’était suivie d’un quiproquo et d’une imposture, d’un jeu de pantomime rehaussé par le sublime pantin sur scène, j’ai aimé cette marionnette grandeur nature qui exultait sur scène!

Beau jeu des comédiens, de la vivacité, de l’énergie, déployée autour de cette marionnette qui prenait vie sous nos yeux.

Une satire sociale qui évoque la corruption généralisée, le pouvoir au siège du politique et les bons fonctionnaires, les manipulations paradoxalement révélées par le jeu grotesque de l’imposture..

Tout un beau programme !

Hilarant, joyeux, outrancier à souhait,

chaque changement de scène et de décor étant bercé par la voix off d’un narrateur,

du folklore au rythme des complaintes chantées,

pour nous rappeler à l’instar d’Eugène Melchior de Vogué que, dans Le Roman Russe,« Le Revizor n’est ni une comédie de sentiments, ni une comédie de caractères ; c’est un tableau de mœurs publiques. « .

M.G

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Sous le pont / Le gant/Abdulrahman Khallof./théâtre/Syrie.

Première en littérature arabe,

acquis grâce à l’opération Masse Critique de Babélio que je remercie une fois encore, et les éditions Moires pour leur petite attention, un petit mot personnalisé et une carte de visite jointe.

Une maison que je méconnaissais.

Une couverture de bonne facture, ton bleu pâle, un format poids plume pour ce recueil qui se compose de deux pièces de théâtre.

Ce livre a été publié avec le soutien du CNL,  sélectionné par le Rectorat de bordeaux dans le programme « A la découverte des écritures contemporaines pour le théâtre » pour les collèges et lycées 2017-2018.

SOUS LE PONT : « Tu devrais venir en Syrie, toi ! Tu vas être heureux, tu verras c’est quoi une vie de chien. » C’est ainsi que parle Jamal, énième réfugié qui a la chance, ici, d’avoir un nom, à moins que celui-ci ne soit pas vraiment le sien. 

Inauguré par un petit mot « d’Avant-scène » p.9, le dramaturge évoque la genèse de ses pièces, retraçant les derniers événements historiques et le territoire d’expression

Sous le pont par Khallouf de la langue, espace de passation de pouvoirs.

« J’ai trouvé dans la traduction un semblant de continuité, un trait d’union entre ces deux mondes, un moyen de dépasser l’expérience de l’asile et d’accéder à ce troisième pays qu’est la langue.En 2011, les Syriens sortent dans les rues pour les mêmes raisons qui m’ont poussé à partir il y a huit ans. »p.9

Il s’agit davantage du « traitement théâtral de ce récit en langue arabe et en langue française » d’un « trait d’union »,

« Je voulais que ce récit soit une mémoire artificielle d’une horreur bien vraie. »p.12.

Sous le pont, 32 pages, d’un seul trait,…dédicace ou oraison funèbre, le ton est donné,

« A tous les noyés », ce pourrait être à toutes les situations de désespoir,

7 personnages jalonnent et rythment la pièce dont deux curiosités, « Le metteur en scène « et « l’auteur », un goût de mise en abyme pour des êtres cabossés par la vie.

Présage funeste encouragé par le seul personnage de l’homme au pistolet dont on se doute bien,qu’il sera antipathique.Des réflexes d’agressivité face à l’étranger, du récit de l’exil, de la misère, de la question de l’asile et de la torture. »Pendant l’interrogatoire. Ils m’ont demandé  » Qui est ton Dieu? » J’ai dit le Président Bachar al-Assard »p.39« Mon tour eest arrivé. Ils ne m’ont pas tapé tout de suite, ils étaient en train de fumer, ils m’ont demandé de m’allonger sur le ventre et ils ont éteints leurs cigarettes sur mon dos. »‘Je te jure que je ne le déteste pas. »

Heureusement le religieux est là, il faut avoir confiance mon frère, Jamal…Le sursaut d’humanité revient avec l’arrivée impromptue du « metteur en scène » et de » l’auteur » qui se disputent face au public, il faut bien rendre des comptes devant la détresse humaine, davant le spectacle qu’offre la rue, les fosses dont on détourne les yeux « Vas-y ! Regarde-les dans les yeux et explique-leur ta démarche. » L’auteur « C‘est vraiment important ? ça ne serait pas possible de les (spectateurs) laisser dans le brouillard artistique? » d’autres scénarii « D’accord. Si celui-là ne marche pas, on a qu’à l’enlever et recommencer avec un autre dès le début »p45 « Pas besoin de réfléchir. On va lui donner une mort magnifique, honorable, une mort que personne n’a eue avant lui ».

Il faut bien trouver une issue, une fin avant de sombrer dans le Noir, avant que le rideau ne tombe et n’occulte la scène.

Le gant ..version musical, un duo, le pianiste et le chanteur, le père et le fils pour un nouveau récit de vie,  un syrien, victime d’un accident de travail après trente années passées en France retourne au pays, laissant femme, enfant, piano,

quand l’objet, la piano apprivoise la mémoire, quand il rejoue le drame, la fausse note,

9 pages,

pour finir une composition à quatre mains, entrecoupée de morceaux.. »Je joue sur mon piano. Tout revient, tout est là. Sauf moi. Sauf moi. »

Deux pièces très courtes et percutantes, qui donnent matière à réflexion, et dont le spectacle et la sortie musicale sont prévus pour…2018…..

M.G

 

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ESPÍA A UNA MUJER QUE SE MATA/ Saison théâtre 2/ Tchekhov.

ESPÍA A UNA MUJER QUE SE MATA,
2ème sortie théâtre pour cette lecture de Tchekhov, à la Madeleine toujours, le 18 janvier,

 Version de DANIEL VERONESE d’après « ONCLE VANIA » DE TCHEKHOV

Mise en scène  de Guy Delamotte

traduction Françoise Thanas
dramaturgie Véro Dahuron/Guy Delamotte

avec Martine Bertrand, Véro Dahuron, Marion Lubat, Timo Torikka, François Frapier, David Jeanne-Comello, Philippe Mercier

décor Jean Haas

costumes Cidalia Da Costa

lumières Fabrice Fontal

son Jean-Noël Françoise / régie Tom A Reboul

maquillage Catherine Saint-Sever

régie générale/plateau Florian Von Künssberg

Production Panta-théâtre

La compagnie Panta théâtre est conventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC de Normandie, la Région Normandie, le Conseil Départemental et la Ville de Caen.

Extrait :

7 comédiens qui évoluent sur la scène,

valse interminable des personnages qui oscillent  le temps d’une soirée, de pièces en pièces,

d’un interlude, d’un soir d’été presque…

Hommage au théâtre,

entre considérations, conversations, le temps d’un divertissement au sens pascalien du terme,

avec alternances de tragédie, de comédie,

variations des tons et des complaintes,

des postures et des thèmes : la passion amoureuse,

Astrov
-Baste ! me voilà dégrisé. Vous voyez, je suis sobre, et je le resterai jusqu’à la fin de mes jours. (il consulte sa montre) Donc,je continue. Comme je vous l’ai dit : mon temps est fini ; il est trop tard pour moi…J’ai vieilli, je me suis surmené, je deviens vulgaire ; mes sentiments se sont émoussés,
et je me crois incapable d’un attachement quelconque… Je n’aime personne…et je ne pourrai plus aimer.Seule la beauté m’émeut encore. Elle seule ne me laisse pas indifférent.Il me semble que si Elena Andréevna en avait envie, elle pourrait me faire perdre la tête en un seul jour. Mais ce
ne serait pas de l’amour, ce ne serait pas un attachement…
Il tressaille et se cache les yeux de la main.la confession, le désespoir,

ÉLÉNA : Il me semble que la vérité, quelle qu’elle soit, c’est tout de même moins terrible que l’incertitude.
(…)
SONIA : Non, l’incertitude c’est mieux… il y a l’espoir au moins…l’envie de meurtre, le suicide, « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

palette d’émotions cornéliennes,

le tout arrosé bravement de vodka et d’ivresse passagère,

Sonia, retenant sa main
non, je vous en prie, je vous en supplie, ne buvez plus !
Astrov
-Pourquoi ?
Sonia
-Cela ne vous va pas du tout ! Vous avez de la distinction, une voix si douce… Et de tous ceux que je connais, vous êtes certainement le plus beau. Pourquoi voulez-vous ressembler à ces gens ordinaires qui ne ont que boire et jouer aux cartes ? Oh ! ne le faites pas, je vous en supplie ! Vous dites vous-mêmes qu’au lieu de créer,les hommes ne savent que détruire ce que le ciel leur a donné.alors, pourquoi,pourquoi vous détruire vous-même ? Il ne faut pas, je vous en prie, je vous en conjure !
Astrov, lui tendant la main
-Je ne boirai plus. bercé au son du jukebox.

belle illustration de l’âme slave…M.G

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Pourquoi tant d’amour? Foenkinos D./Reiss B./bd

Quand Foenkinos s’essaye à la bande dessinée en 2004,

ça donne une trilogie,

« Manu est un jeune caid latino. La star de son quartier.Jusqu’au jour où..il tombe amoureux ! Or pour éviter que ça devienne trop sentimental, la mafia arrive dans cette histoire.Une mafia prête à vous casser la gueule si vous n’écoutez pas de la soul.

Humour décalé pour ce vaudeville au graphisme hyper réaliste »

4ème : belle accroche, mais quelle déception, complètement survendu !

Peut-être avais-je trop d’attentes,  j’étais contente de cette découverte inattendue, mais…j’ai vite déchanté, j’ai trouvé le scénario décousu, gauche..JJe peine à trouver les mots.

Quant au graphisme, il est certes réaliste, mais les couleurs…l’univers je n’ai pas adhéré, le style,

les traits de Reiss_______ ne m’ont tout simplement  pas convaincus.

Je le préfère assurément sur le roman, le cinéma…la bd…non..à oublier, pour cette série en tout cas!

https://www.bedetheque.com/media/Couvertures/PourquoiTantDamour2_16122006.jpg

Petite planche pour se faire une idée :

 

 

 

 

 

 

Et me reste à la rendre..sans regret…vraiment…M.G.

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Grimmy, Mike PETERS/BD/Comic strip.

Viens… petite fille dans mon comic strip….

Grimmy, tome 15 : Mais tu m'avais bien dit de vider la litière ? par Peters

Grimmy (Mother Goose & Grimm) est un comic strip  de l’américain Mike Peters et qui date de 1984. Aujourd’hui, il est publié dans plus de 800 journaux, parmi lesquels le New York Daily News, le Washington Post et le Los Angeles Herald Examiner. En France, on le retrouve dans Télé Star.

Comme toujours des sujets variés et un humour décapant, Grimmy,

c’est le chien…. lambda, attachant….

qui cumule les bêtises et qui joue avec les stéréotypes …

Non ? il n’est pas parfait,

oui, il poursuit le facteur et il adore ça,

son obéissance est à géométrie variable,

c’est un bull terrier,

anti-héros par excellence,Couverture de Grimmy -5- Tome 5

il n’aime pas toujours jouer à la balle,( non non aux stéréotypes canins!!)

reste fidèle à sa maîtresse, Mère l’Oie,(évidemment!)

et à Attila, non pas roi des Huns, (son copain, sa tête de Turc, version format empâté XXL) , (rassurez-vous, Attila a aussi de la ressource ! ),

ils sont comme frères et soeurs, se cherchent et se chamaillent…

Et puis,

variations des thèmes par moment avec des nombreuses références ici, (tome15, illustration 1 )

« Je suis Balboa III, premier pris de ma race à Westminster.(un chien de concours à Grimmy)
_Moi, c’est Grimmy.J’ai aussi un pedigree…
…Quand on m’appelle ça finit toujours par….de ta race.p.5″ Tarzan et Jane Birkin, Blanche-Neige, Dracula,Frankenstein, des thèmes : le divorce, le dressage…ce que j’aime…on passe du coq à l’âne,Grimmy revient il est couvert de boue, dégoûtant et rentre à la maison:
« Attila : Grimmy, t’es dégoûtant, tu sais bien que maman va te passer un savon.
Pourquoi tu le fais alors?
Grimmy : Je ne veux pas décevoir mon public. » sans transition…. de strip en strip…Jubilatoire…

« Mère l’Oie récupère Grimmy après un toilettage…

__700 dollars pour le toilettage ?!

_(_Réponse du monsieur) 50 dollars de toilettage, 650 de frais d’hôpitaux.p.8″

Grimmy, ça se picore comme une bouchée apéritive, pas bégueule, sans faim, on se régale,

il me fait rire, vraiment, j’y retourne régulièrement, et ne m’en lasse pas!Petit aperçu avec une planche (Tome 5, illustration 2)

17 tomes à ce jour, un hors série à ma connaissance, en prime :

M.G

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La réparation, Colombe Schneck.

Résultat de recherche d'images pour "la reparation colombe schneck"« Je me suis d’abord trompée. Je me disais c’est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d’amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu’une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La petite Salomé, dont ma fille a hérité du beau prénom, mon arrière grand-mère, mes oncles et tantes, mes cousins, vivaient en Lituanie avant la guerre. Ils appartenaient à une communauté dont il ne reste rien. » Que s’est-il vraiment passé dans le ghetto de Kovno en 1943 ? Et pourquoi cette culpabilité en héritage ? Dans ce roman-vrai, Colombe Schneck remonte le temps et fouille les mémoires. Jusqu’à la découverte d’une vérité bouleversante. »

La réparation…

un titre ambitieux,

qui suggère des dommages,

abîmé, cassé, compensé

de quoi, de qui, ?

C’est ce qui m’a attiré vers cet ouvrage avant même d’en connaître le thème,

petite déception pourtant…

Si l’on s’en tient à l’enquête familiale, à l’héritage de cette histoire vraie, à cette quête identitaire, (la sélection des Juifs, le destin d’une famille, les enfants disparus, en particulier la petite Salomé, la Shoah, puis les rescapés et le retour à la vie, les manières pour résister, le devoir de mémoire…) alors ce pourrait être une réussite, l’idée du « sacrifice » aurait pu être traité différemment.

Quelques maladresses et répétitions dans la narration qui donne un côté brouillon (trop intime ? )et je comprends bien les avis très contrastés sur ce livre,

soit encensé, soit boudé,

pas de demi-mesure.

L’histoire est touchante, mais j’avoue avoir été parfois noyée par l’ordre et l’apparition des personnages (un peu comme quand on débute une pièce de théâtre et que les répliques impliquent beaucoup de personnages, le temps de prendre ses marques de lecteur), sauf que là, jusqu’au bout je reste un peu « perdue », on a le sentiment de suivre le cheminement intérieur de l’auteur, simplement à la fin de le lecture demeure un manque..de profondeur, l’idée de superficialité demeure je trouve, mais cela n’est que mon avis.

« Pourtant, dix ans après, le jour où enfin, j’apprendrai, j’écouterai, je ne jugerai pas, j’approuverai, je serai heureuse de savoir, je serai rassurée, j n’aurai plus peur, j’aurai le droit de me laindre, d’être de mauvaise foi, d’écouter la peine de ma mère, ma grand-mère, de leur rétorquer, Raya et Macha ont choisi la vie, elles ont bien fait, soyez comme elles, oubliez la honte et la culpabilité. p.69 »

Editions Grasset, 213 pages.

M.G

 

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La mémoire des embruns,Karen Viggers.

Lu d’une traite,La mémoire des embruns par Viggers

profité de cette journée pluvieuse,

avant la reprise,

maussade,

comme une retraite,

idéal pour mettre un pied sur une île,

un phare,

une virée en Antarctique, désert blanc immaculé,

« Une image lumineuse qui rend hommage à la puissance et au caractère éphémère de la lumière en Antarctique ; un don qui tient du miracle ; elle illumine votre âme et, l’instant d’après, elle s’est évanouie. »p.187.

des manchots,

des aurores boréales,

à la lecture je sentais presque les embruns, l’air iodé, les bourrasques de vents, l’écume gicler et les vagues se fracasser sur les rochers,

les jolies descriptions concourent à la visualisation des scènes

« Côté est, des parois abruptes rongées par l’érosion et creusées de grottes ; des rochers aux formes évocatrices battus par le ressac. Au large, l’archipel des Friars, des îles verdoyantes frangées de blanc.Je sais qu’il y a sur l’une d’elles une colonie de phoques, mais on ne les voit pas d’aussi loin. La haute mer côté sud est striée par les crinières d’écumes de la houle qui se rue vers la terre. »p.172

idéal pour ces 578 pages,

« Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. »

Pas de suspense,

on comprend dès les premières pages ce qui se trame et l’issue, les thématiques de l’isolement, pélerinage dans les souvenirs, le refuge dans un lieu familier pour Mary et ses enfants,

« Dans un creux, je m’accroupis et regarde les lames sombres lécher la paroi de la falaise et se briser sur les écueils en contrebas. Le varech tournoie et danse avec le ressac. Peu à peu le mouvement de la mer devient rythme et musique, et je me sens porté par ce roulement régulier qui me réconforte et me ressource. La magie de l’océan qui rugit opère sur moi. »

P.554,

« Le calme revient dans mon coeur », p.554

Karen Viggers parvient habilement à nous entraîner dans cette histoire de vieille dame, et ce, sur la longueur,

et c’est parfaitement réussi et maîtrisé,

une véritable gageure pour ce voyage.

 

Photo issu du site https://www.auroresboreales.com/portfolio/islande/

M.G

 

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Les taches du léopard, Françoise Giroud.

«Pourquoi le léopard a-t-il des taches?» Les nombreux parents plongés dans... (Photo: Archives AP)

« À l’origine, Denis était de la chair à malheur et aurait dû le rester. L’enfant était « né sous X », c’est-à-dire d’identité non déclarée, abandonné à sa naissance par sa mère.
Or, le bébé malingre promis à une triste destinée était devenu ce beau jeune homme doré, ardent, audacieux, rieur, sain de corps et d’esprit, adulé par des parents attendris – un magistrat, une avocate, des chrétiens de gauche bon cru. Lui avait un visage maigre et sensible, intelligent, tourmenté ; elle, un lourd chignon blond qui croulait sans cesse, et alors, avec ses joues à peine poudrées et ses yeux larges, très bleus, elle semblait une adolescente. » 

« Le poil sera sombre, mais les yeux seront bleus, je crois, avait dit la femme de la Ddass. »

« Il se sentait préposé au bonheur. » _______
Mais,
il y a toujours un « mais » bien contrariant,
« Depuis vingt ans, les Sérignac s’étaient souvent interrogés, surtout au début : fallait-il prévenir Denis qu’il était un enfant adopté ? Et puis, devant la résistance d’Agnès, le couple avait refoulé toute velléité de lui révéler le secret de sa naissance. Un secret bien gardé, d’ailleurs. Mis à part la sœur d’Agnès et son médecin, nul n’était au courant ni ne s’était d’ailleurs étonné qu’il y eut un jour un bébé au foyer des Sérignac. La vérité avait été si profondément enfouie qu’on l’aurait crue dissoute. Mais la vérité que l’on cache ne se dissout jamais. p.18 »
Cela débute presque comme un conte de fées…Un enfant abandonné et recueilli par une
bonne famille,
tout pour être heureux,
si ce n’est le secret de l’origine,
comme si le léopard pouvait s’épargner ses taches,
comme si sa judaïcité, cet héritage pouvait être anodin,
«Si tu portes mon nom, tu hériteras d’un fardeau de larmes, la fin d’un certain bonheur, d’une certaine insouciance, d’une joie de vivre (…) c’est pourquoi il y a vingt ans, je n’ai pas voulu de toi. Je n’ai pas voulu mettre un enfant juif au monde », hurle Sarah, la vraie mère, à Denis
et,
est-ce que cette révélation à ses vingt ans doit tout bouleverser pour autant, tragique en un sens..une quête d’identité, troublée et amenée par des exils à répétition : en devenant citoyen du monde peut-on renier son héritage, fuite en avant, une histoire de pères, de mères et de racines transgénérationnelles qui semblent courir indéfiniment, destin fatidique, tout en interrogeant savamment, un beau roman que j’ai apprécié.
Réf : Françoise GiroudLes Taches du léopard par Giroud
2003, Editions Fayard. 258 pages
M.G
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Alfred Blondel, sculptures…

Alfred Blondel, sculpteur dans l'âme par Collectif

4ème :

« Au commencement, il y a un artiste. Et une femme. Et de la glaise. Et puis viennent des poses et des dessins et des modelages. Et au bout de tout cela, une transmission. Et donc un mystère. Car le modèle s’en va, la sculpture s’en vient, mais pour un moment. Elle va quitter l’artiste, elle aussi. […] Je crois, oui, qu’en nous offrant ses sculptures, Alfred Blondel nous partage une histoire, il nous livre un étonnement, il nous communique une admiration et, surtout, il nous passe le relais. »

Gabriel Ringlet

Reçu dans le cadre d’une nouvelle opération Masse critique, je remercie une nouvelle fois Babélio et les éditions Mardaga pour ce très beau livre.

229 pages pour admirer le travail du sculpteur, (que je ne connaissais pas)Résultat de recherche d'images pour "exposition  alfredblondel"

le livre se compose de deux parties,

la « A  »   Résultat de recherche d'images pour "exposition  alfredblondel" ,

est consacrée à des éléments de biographie d’Alfred Blondel et de son écolage, une formation académique et une vocation.

Première exposition en 1985 et confrontation au public avec à la clé « un prix du public »Image associée

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« Dans ma propre inspiration, je privilégiais les attitudes calmes, sereines, rêveuses, pensives, méditatives. » p.214

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Alfred Blondel aime le souligner : « Tout le travail se fait à trois, le modèle, le sculpteur et, entre eux, l’œuvre à créer. Avec le modèle, nous discutons, nous cherchons ensemble le thème d’une grande œuvre. Je dessine, fais l’une ou l’autre statuette, puis nous nous lançons. »

 

 

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La « B » compile, portefolio sublime agrémenté de citations,

bel esthétisme assurément,

de la terre cuite,Résultat de recherche d'images pour "exposition  alfredblondel"

« Le modelage en creux est une technique de ‘premier jet’, comme l’aquarelle et la fresque, car les corrections postérieures sont très limitées. J’aime bien ces techniques qui vous obligent à vous exprimer bien du premier coup. »

des bronzes,

du bel ouvrage qui rend hommage au sculpteur certes, mais aussi à ses nombreux modèles

« Chaque fois que c’était possible, j’ai donné à l’oeuvre le prénom du modèle en remerciement pour notre collaboration, p.37

« Cet hommage (au corps féminin ) s’exprime aussi en écartant de lui tout ce qui est matériel, comme un socle, un appui, un siège, car j’ai voulu être en rupture avec les bronzes que je voyais autour de moi, sur les places publiques et dans le privé, où corps et atériel se confondent en un même métal. Mes statues se présentent en nu, sans environnement quel qu’il soit. »p.83

p.229, pour finir en beauté, une carte pour retrouver les sculptures,

ses expositions se sont multipliées,

de galeries privées en centres d’art, et, dès  les années 1990, quelque dix-huit sculptures prendront place dans l’espace public, à Bruxelles et dans le Brabant Wallon.

Forest_5128 - Square de la Délivrance-Naïades-Alfred Blondel [520x390 pour skynetblogs]
Dans le square de la Délivrance, on remarque la fontaine de Naïades, Alfred Blondel.
Pour aller plus loin…

.http://www.blondel.be/fr/

M.G

 

 

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Joyeux….joyeux..

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« Le ciel est noir, la terre est blanche ;
— Cloches, carillonnez gaîment ! —
Jésus est né ; — la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid ;
Rien que les toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le bœuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers : « Noël ! Noël ! » »

Théophile Gautier
Recueil : Emaux et camées (1852)
(1811 – 1872)
Mais encore…
« Après grant joie vient grant ire (colère), et après Noël vente bise. »
Le roman du renart, V – XIIIe siècle.
« Noël, c’est le printemps de l’esprit ; c’est tout promesse. »
  Alain . Les saisons de l’esprit (1935).
M.G
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Poésie, la grande hivernale…

Poésie, au coin du feu, la grande hivernale traîne ses pas…

paysage arbre neige hiver fleur la glace réflexion bouleau Météo bleu éclairage saison La peinture art image Aquarelle peinture Peintures acryliques

À Celles qui sont parties

Dans le vent de Décembre un train de vieilles folles
Geignantes et angoissées, prend son dernier départ
Dentelles décaties, soies fripées et brocart
Maquillages défraichis, peaux ridées sèches ou molles

Elles soupirent soucieuses, s’inquiétant du retard
Les impatientes s’envolent dès la première bourrasque
Les plus agiles se lancent dans une valse fantasque
« En route, l’hiver nous presse« , crie l’Automne, vieux routard

« Ah vous me faites peine, à gémir de la sorte
Du soleil de Juillet, vous supportiez les feux
Puis Octobre a éteint et terni vos cheveux.
Vous avez trop vécu, souffrez et soyez fortes
« 

L’arbre leur dit adieu et se met en grand deuil,
Tendant ses doigts au ciel, tordant ses branches nues
Il pleure les absentes, ses filles disparues
Sa ramure de l’été qui était son orgueil

Sous le fouet de la bise, meneur qui les escorte
En troupes débandées, elles s’en vont vers l’exil
Dans la pluie verglacée, la neige et le grésil
Certaines osent un envol, tourbillon ou cohorte

Avant de retomber, confuses dans un labour
Et là restent immobiles, en écoutant la terre
Qui leur dit à l’oreille, « Du temps je suis le suaire
Où les êtres et les choses, s’évanouissent un jour
« 

Les jeunes rêvent de la mer, voulant ces innocentes
Descendre la rivière, ses méandres et son cours
Croyant qu’au printemps, elles seront de retour
Promesse d’alizé, naïves adolescentes

Ingénues ou hardies, elles se donnent au ruisseau
Dans son lit accueillant, elles frissonnent légères
Un souffle et une risée, ces voiles bien éphémères
Chavirent dans le courant qui devient leur bourreau

L’eau sale et brunâtre charrie les feuilles mortes
Les bois noirs, les noyés, l’amoureuse délaissée
C’est Ophélia qui passe, éternelle fleur fanée
Dérivant sur le fleuve, c’est le temps qui l’emporte.

Antoine Livic, Chants d’écume suivi de Fleurs fanées, 2017

 

À Madame François Wells.

En se couchant au fond de la grande avenue,
Le soleil disparaît dans un ciel pourpre et noir ;
Et, de la tête aux pieds, la haute forêt nue
Profondément tressaille au premier vent du soir.

Déjà tout est bien mort : plus une feuille aux branches,
Plus un chant dans les bois, plus un vol dans les airs ;
Seul, le gui parasite avec ses perles blanches
Jette un peu de verdure autour des nids déserts.

Le bûcheron se dit que l’hiver sera rude.
Il regagne à pas lents son gîte pour la nuit.
Le silence envahit la froide solitude…
Mais un dernier écho parfois répand son bruit.

Un bruit vague, un bruit sourd, montant des marécages…
Quelle est donc cette grave et lointaine rumeur ?
Ce sont de grands troupeaux qui rentrent des pacages,
Saluant d’un adieu triste le jour qui meurt.

André Lemoyne. Chansons des nids et des berceaux (1896).

L’hiver.

Ce qu’il faut au bonheur, lorsque souffle la bise,
C’est une porte close, un livre, et dans un coin
Une lampe qui brûle, et qui tout bas me dise
Que, si l’ennui venait, la muse n’est pas loin.

Il faut que d’heure en heure, et d’église en église,
La voix de l’avenir me parle dans l’airain,
Relève par degrés mon âme qui se brise,
Et, d’espoir en espoir, la mène au lendemain.

Surtout que nul amour ne tourmente ma veille,
Ou si dans le passé quelque ombre se réveille,
Qu’elle s’efface vite, et se perde à mes yeux,

Dans ce monde de l’âme, où d’une vie étrange
L’art anime son rêve, être mystérieux
Qui n’est déjà plus l’homme, et n’est pas encore l’ange.

Antoine de Latour (1808-1881), Loin du foyer (1835).

M.G

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Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus, Eric-Emmanuel Schmitt.

Première lecture de Schmitt,

et rencontre avec un personnage fantasque, original qui nous emmène bien volontiers le temps de l’affabulation.

Un style plaisant, une lecture rapide suggérée tant par le style que par les protagonistes.

Madame Ming :

« La tête ronde d’une couleur écarlate, des plis nets sur la peau, des dents aussi fines que des pépins, madame Ming évoquait une pomme mûre, sinon blette, un brave fruit, sain, savoureux, pas encore desséché. Mince, son corps semblait une branche souple. Sitôt qu’elle s’exprimait, elle s’avérait plus acidulée que sucrée car elle distillait à ses interlocuteurs des phrases aigrelettes qui piquaient l’esprit. » p.9″

« En chine, on a réduit la besogne des parents a un seul enfant. Mais cela n’améliore ni les parents ni les enfants. Maintenant,il y a des millions de géniteurs crispés,inquiets et hystériques trottant derrière un fils qui se croit l’empereur. Notre pays devient une fabrique d’égoïstes surveillés par des névrosés. »

 

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Parsemé de sentences, références à Confucius qui peuplent le discours de cette chère Madame Ming, un certaine sagesse, philosophie, ou une douce folie, mythomanie, parfois « Pas trop d’isolement ,pas trop de relations ,l’exact milieu, voilà la sagesse. »

« L’homme supérieur ne demande rien qu’à soi-même; l’homme trivial et déméritant demande tout aux autres ».

Le « je » masculin,

le voyageur,

« Cette nuit là, je me couchai et ouvris au hasard le livre de Confucius. Dès la première sentence, « Le sage est calme et serein ; l’homme de peu écrasé de soucis », je frissonnai ; cette déclaration me ramenait à la dame pipi du Grand Hôtel, plus rayonnante que les éminents ambitieux qui défilaient devant elle. « Un homme heureux se contente de peu », « Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu ». Au fur et à mesure que les phrases résonnaient, elles s’avéraient l’écho de celles que j’avais entendues de la bouche de madame Ming. »

Confidences insolites auprès de la dame pipi, et révélations stupéfiantes de cette mère de dix enfants, situation quasi-improbable au sein d’une politique de l’enfant unique, plaisir de la conversation et de ses enjeux .Fierté de cette mère qui dépeint ses enfants, face à une vision plus occidentale, traditionnelle du père de famille et joute dans les conversations qui donnent un certain réalisme à cette jolie fable.

Madame Ming toujours..

« Parmi les femmes que j’ai rencontrées, je n’ai pas trouvé une mère.

– Dites plutôt que les femmes qui vous ont rencontré n’ont jamais trouvé un père en vous. »

Ce sixième récit s’entend dans le Cycle de l’invisible mais peut se lire indépendamment des autres.

M.G

 

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La peinture d’Uchiki, Isabelle Wlodarczyk et Xavière Broncard.

La peinture d'Uchiki par Broncard

Gagné et reçu dans le cadre de l’opération » Masse critique Babélio », que je remercie,

en littérature jeunesse,

aux éditions « A pas de loups »,

une fois n’est pas coutume…

Un format plus proche des dimensions bd, une jolie texture et des couleurs tendres qui invitent au dépaysement.

La peinture d’Uchiki est un conte japonisant : Uchiki est un peintre traditionnel qui contemple longuement les paysages qui l’entourent en particulier « la montagne bleue« , il est si aborbé par ce qui s’offre à lui qu’il craint de le trahir et de ne pas lui rendre grâce. Il vit dans sa « masure », très humblement et ne recherche pas la notoriété, il « se délecte de sa vie solitaire » (dénuement propice à l’observation, le goût d’une certaine sagesse).Il est si exigeant envers lui-même qu’il ne prend guère le temps et le loisir d’observer ses créations. Un jour, le vieux Fuubun lui rend visite, il doit se rendre chez le vieux (donc sage) Ttsuchine et amener une collection de rouleaux de peintures afin de récompenser un des peintres, Uchiki propose de rendre service à Fuubun et de s’acquitter de la mission. En chemin, sa curiosité prenant le pas, il décide de regarder les toiles, l’une d’elle est___ époustouflante,

elle le ravit (polysémie), et suscite jalousie et convoitise chez Uchiki, tant et si bien, qu’il préfère la brûler pour la garder unique à son regard et à son coeur. Il ment au vieux sage en affirmant ne rien savoir de la toile manquante, c’est« un grand malheur! Vraiment un grand malheur. »Comme dans tout conte, une fin heureuse est attendue et, une lettre de Fuubun nous éclairera, pour  que « ce soir-là, pour la toute première fois, il regarda attentivement ce qu’il avait peint. »

Une bonne surprise attend le lecteur avec in fine « les coulisses de l’histoire » notes des auteures qui narrent la genèse du conte, inspiré d’une oeuvre d’art médiévale, la montagne bleue du moine En-I, et qui rend un bel hommage au voyage initiatique, au Beau et à la contemplation, aux vertues, sans compter un paragraphe sur les » emaki » et le rôle majeur de la calligraphie au Japon.

Une  belle lecture etun plaisir pour petits et grands, amateurs de contes et du Japon, avec différents niveaux de lectures.

M.G

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Jamais deux sans toi, Jojo Moyes.

Jamais deux sans toi par Moyes

Première avec Jojo Moyes…Commencé il y a une petite semaine, fini hier, j’avoue avoir intercalé d’autres titres…

La couverture, le titre et la référence au Prix des lectrices, m’incitait à penser à un feel good, mais on verse davantage dans la romance.

Malgré les critiques dithyrambiques, j’ai eu quelques difficultés à accrocher au style et à rentrer dans l’histoire et les 476 pages m’ont parues…très…. longues…pour une fin… sans surprise.

« Il était une fois un homme qui rencontra la fille la plus optimiste du monde. Une fille qui portait des tongs dans l’espoir du printemps. Qui rebondissait comme un ressort face aux difficultés de la vie; des épreuves qui auraient terrassé la plupart des gens ne semblaient pas l’atteindre. Et si elle tombait, elle se relevait d’un bond. Elle retombait, se composait un sourire, s’époussetait et poursuivait sa route. Il n’aurait pas su dire si c’était la chose la plus héroïque ou la plus stupide qu’il avait jamais vue. »

Je garderai davantage en tête les relations filiales, touchantes,  cette mère qui rebondit face aux difficultés, éternelle optimiste, la petite » Tanzie », surdouée, et sa bosse des maths, son grand frère adopté, « Nickie », au look improbable qui cherche sa tribu, yeux mascara et eye liner, faisant front face aux petites brutes du quartier..

« – Et quand on n’a pas le choix, ça devient en fait assez simple.

Mais je vois bien que même si elle le pense vraiment, la dette supplémentaire est comme un nouveau poids sur ses épaules. Avec chaque nouveau problème qui s’ajoute aux autres, elle a l’air un peu plus vieille, plus voûtée, plus fatiguée.

Elle ne parle pas de M. Nicholls.

Je n’aurais jamais cru, après tout ce qu’ils ont vécu ensemble, que ça se finirait comme ça. Une minute tu as l’air vraiment heureux, et l’instant d’après, plus rien. Je croyais ça s’arrangeait en grandissant, mais visiblement pas. Encore une chose à attendre avec impatience. »

M.G

 

 

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Effets indésirables, Larry FONDATION.

Percutant, Effets indésirables par Fondation

un style vif, un brin déjanté, un style singulier,

cinglant qui fixe des fragments de vie, très efficaces,

nerveux , acéré,

une énergie folle,

un de ces livres qui  vous laissent groggy,

qui vous secouent,

instantanés pris sur le vif, clichés noirs, sanglants, à l’état brut de l’humanité,

piochés au gré des rencontres, paysages de rues, Los Angeles,

l’Amérique des bas quartiers et des faits divers glauques, ces petites nouvelles fusent,

effrontées !

jolie promotion de l’éditeur : « Piliers de bars, prostituees, receleurs, clochards, arnaqueurs en tout genre ou même monsieur tout-le-monde… tels sont les personnages qui jalonnent le recit nerveux de Larry Fondation, assemblage de vignettes, d’éclats de voix, de bribes d’action, d’inventaires aberrants ou de nouvelles laconiques. Dans une Los Angeles hallucinee, vue au ras du sol, tout semble régi par une violence brute, épidermique, désinvolte ; chaque situation, même la plus banale, peut basculer vers l’irremédiable.

« Autant marqué par les romans-collages de Dos Passos, la photo de Cartier-Bresson ou le rap de NWA, Larry Fondation construit des pièces composites, d’où jailli une poésie inattendue. Avec une économie qui évoque le minimalisme de Félix Fénéon ou l’ironie des Crimes exemplaires de Max Aub, l’Américain cisèle ses textes pour les rendre plus percutants, et atteindre une pureté où la moindre phrase compte. Fondation parvient à saisir ces instants fugitifs qui, résumés en quelques lignes, laissent transparaître la folie désespérée d’un monde à la dérive. Folie qui glisse parfois jusqu’à l’absurde – l’humour et l’optimisme perçant alors derrière les fissures du bitume qui sert de décor à ses saynètes implacables. »

Pour info : 2009

156 pages // 19,50 euros

ISBN : 979-10-92159-10-3
Diffusion-distribution : Les Belles Lettres BLDD
Parution : 14 septembre 2016

 

Première  et excellente rencontre avec cette maison d’édition, et suis… bluffée,

jolie surprise,  carton plein,

bravo !

Hasardeuse rencontre, puisque issue de ma dernière tournée en bibliothèque, tant par la ligne suivie que la charte graphique, le format est audacieux,

j’y retournerai donc, bien volontiers, à lire sans modération.

Extraits choisis :

 « J’avais vraiment envie de tuer quelqu’un, mais je ne voulais pas faire de taule. Il a fallu que j’élabore un plan. Ça devait être de la légitime défense. J’ai réfléchi à mes options. […]
Un soir où je me promenais pas loin de Sunset, près d’Echo Park, j’ai entrevu un début de réponse. Une école d’arts martiaux.
-Vous apprenez comment tuer quelqu’un à mains nues ? j’ai demandé.
-Oui, m’a assuré le professeur. Mais surtout, on vous apprend comment ne pas avoir à le faire.
-Bien entendu, j’ai répondu.
J’ai su que c’était le bon endroit. »

 

« Miss éthérée.

Elle se tenait au bar, toute de rouge et de noir.
J’ai commandé un autre verre.
Minuit était passé de quelques minutes.
Je l’ai appelé « Miss éthérée ».
Elle ne comprenait pas de quoi je parlais. p.107″

« Les pneus de la voiture étaient vieux,
Les chapes usées ;
L’allumage était facile à forcer,
Avec un tournevis.
Les lignes blanches sur la route
Étaient vieilles et passées
Comme le maquillage crayeux d’une douairière.
La route était humide et grasse ;
On l’avait déjà prise plusieurs fois.
Avec des pneus aussi lisses,
On n’avait aucune adhérence,
Quand Tommy a appuyé sur le frein.
Le mur est arrivé très vite.
(« Vol qualifié ») »

“I think Los Angeles reveals itself most at the margins. On the street corners, in bars and nightclubs. In the sounds of the traffic, police sirens and helicopters, in the words and music of local bands…”
—-Larry Fondation

Biographie issue du site

Larry« Larry Fondation is the author of the novels Angry Nights and Fish, Soap and Bonds, and of Common Criminals, Unintended Consequences and Martyrs and Holymen, all three collections of short stories. His fiction focuses on the Los Angeles underbelly. His three most recent books feature collaborations with London-based artist, Kate Ruth.

Fondation has lived in LA since the 1980s, and has worked for nearly 20 years as an organizer in South Los Angeles, Compton and East LA.

His first three books are being published in France by Fayard. The first, Angry Nights (FC2 National Fiction Competition Winner, 1994), translated as Sur Les Nerfs (“On the Edge”), appeared in French in January 2012. It was nominated for the 2013 Prix SNCF du Polar. The second, Criminels Ordinaires (Fayard), was published in February 2013.

Fondation is a recipient of a Christopher Isherwood Fellowship in Fiction Writing.

“The future of fiction rests with its ability to regain its public function—as a principal way we relate narrative, as an indispensable means of telling our story and that of our era.”

–Larry Fondation »

M.G

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« Etre pointilleux. »…/ Esthétique./1.

Traitons donc d’un point:

je compte mettre

« Mettre les Points sur les i, »

Image associée

« Le château des Papes », Avignon » Paul Signac, 1900.

 

« Le point..du jour »…

 

Image associée« Flood-at-the-Pont-Royal-Paris-« 1926., Paul Signac.

S’orienter, se répérer,  faire un point sur les points cardinaux

 

Résultat de recherche d'images pour "seurat pointillisme"« La grande Jatte », Seurat, 1884/86.

« Points d’impact »…pour réaliser de jolies toiles, alternés points de lumière et points obscurs, je pense que l’on s’accorder sur ce point…

Point final.

M.G

 

 

 

 

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Novembre rose art 10 /10 , finir en beauté…

Fin de cette série d’articles,

de ma petite contribution à cette chaîne de solidarité..

Parce que ce n’est pas qu’une affaire de nanas…,

parce qu’eux aussi peuvent être touchés,

parce qu’ils sont là pour ces épreuves de fond…

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein et affiches"

 

Publicité canadienne pour l’aide au dépistage…il y a des volontaires !!! …pour voir et pour rire, cliquez sur le lien :

iframe src= »//www.dailymotion.com/embed/video/x585weq?autoPlay=1″ allowfullscreen= » » width= »480″ height= »270″ frameborder= »0″></iframe>

Autre référence issue du site: https://lareclame.fr/pubs+sexy+cancer+sein

pour voir cliquez sur le lien :

http://www.culturepub.fr/videos/protection-sante-application-iphone-your-man-reminder/#

« Cette année, l’association canadienne Rethink Breast Cancer propose une application iPhone et Android (dispo le 17 octobre) destinée à l’attention des dames, avec de beaux mâles qui présentent les gestes de prévention d’anomalies mammaires : le T-L-C (Touch, Look et Check).
Le film pour sa promotion appelé « Your Man Reminder », surfe assurément sur le succès des campagnes et l’humour les muscles d’.

Pub Rethink Breast Cancer – Your Man Reminder [Vidéo]

Messieurs qui me lisez, ne partez pas si vite, car disons le publiquement : nous aimons les seins et ce serait vraiment dommage de voir ceux de sa compagne touchés par un cancer diagnostiqué trop tard. J’en profite pour vous ressortir l’étude de cas d’une campagne interactive lancée l’an dernier en Pologne, sur un site de charme et par l’agence . »

Si avec tous ces articles, vous n’êtes pas convaincus….

M.G

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Novembre rose art 9 /10 / jeux de mots…

En matière de prévention,

il faut savoir varier les tons,

quelques exemples…

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein et campagne par tous les seins"

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein et campagne par tous les seins"

 

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein et  homme affiche"

Et  le vocabulaire naturellement…

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein et campagne"Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein et campagne"

Car enfin.. »Soyez… »

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein et campagne"

M.G

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Victor Hugo…poésie

Hugo, quel génie,

je lui envie le prolifique,

les tons…impossible de s’en lasser.

A celle qui est voilée

« Tu me parles du fond d’un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l’écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l’algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l’ombre
Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l’habitant tranquille
De la foudre et de l’ouragan.

Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l’étoile,
La sombre chanson de la nuit.

Toi, n’es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c’est-à-dire problème,
Et femme, c’est-à-dire exil ?

Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !

Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l’ange pensif !

Sois l’aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;

Car la nuit engendre l’aurore ;
C’est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !

Dans ce ténébreux monde où j’erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !

Tu me dis de loin que tu m’aimes,
Et que, la nuit, à l’horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.

Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l’atome
Ressemblant à l’immensité,

Tu compares, sans me connaître,
L’onde à l’homme, l’ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l’astre étoilant l’infini !

Parfois, comme au fond d’une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l’Inconnu d’où tombe
Le pur baiser de l’Idéal.

A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l’arbre intérieur.

Mais tu ne veux pas qu’on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m’appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L’esprit lion, le coeur enfant ;

Viens voir le désert où j’habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l’ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.

Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes oeuvres sombres
Ton doigt d’où sort une lueur !

Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J’entrevois les choses divines… –
Complète l’apparition !

Viens voir le songeur qui s’enflamme
A mesure qu’il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !

Viens ! viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d’où l’esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.

Tout s’éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.

Avant d’être sur cette terre,
Je sens que jadis j’ai plané ;
J’étais l’archange solitaire,
Et mon malheur, c’est d’être né.

Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d’un oiseau.

Oui, mon malheur irréparable,
C’est de pendre aux deux éléments,
C’est d’avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !

Hélas ! hélas ! c’est d’être un homme ;
C’est de songer que j’étais beau,
D’ignorer comment je me nomme,
D’être un ciel et d’être un tombeau !

C’est d’être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C’est de porter la hotte humaine
Où j’avais vos ailes, mon Dieu !

C’est de traîner de la matière ;
C’est d’être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,
Même quand je m’écrie : Amour ! »

Victor Hugo, Les contemplations

 

M.G

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Blood academy, Saimbert./bd

Résultat de recherche d'images pour "blood academy"

Un mélange des genres,

un fond de dystopie qui me rappelle « Hunger games »,

de la téléréalité avec un jeu mortel,

du diktat de l’audimat et du buzz informatique sous couvert d’un gourou spirituel à l’américaine,.de l’idée assurément… Dommage que cela manque de développement et de chair , ce qui donne au tout un air bâclé, le jeu démarre, les meurtres avec, accélération du timing,et la fin arrive comme s’il fallait boucler l’album à toute vitesse, donc déception,

cela donne l’impression d’une certaine incohérence et de précipitation.

Les traits et dessins ressemblent à ceux de Tito je trouve, les couleurs restent vives pour contraster avec la noirceur du scénario.

M.G

 

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Novembre rose/ art 7 /10.

Changement de style,

du rythme pour une bataille…

 

The Cancer slam…

 

M.G

 

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Novembre rose/art 6/10.Faites vérifier vos melons!

Après les citrons…les melons !

Faire son marché…campagne prévention/cadre défi

Une campagne qui ne manque pas d’humour…

« Qu’ils soient bien mûrs ou encore durs.

Pour lutter contre le cancer du sein, la première action à faire serait de pratiquer l’auto-examen de ses seins pour déceler des anomalies le plus tôt possible. Dans le cadre de la prévention, the Canadian Breast Cancer Fundation avec l’aide de l’agence Rethink, met en place une campagne très originale. En apposant une étiquette sur les melons des supermarchés Nesters, la fondation crée un parallèle entre ces fruits et les seins. L’étiquette incite les femme à palper leur poitrine avec l’accroche « Have you checked yours ? » et propose un lien direct vers le site de la fondation.

Avec cette opération de stunt marketing, the Canadian Breast Cancer Fundation réalise une campagne minimaliste mais très percutante avec un budget limité. La comparaison fonctionne aussi bien grâce à la ressemblance physique qu’au geste effectué lors de la selection du fruit. De la publicité intelligente qui sait voire le potentiel de chaque support de communication. »

 

M.G

Promis, après le 10ème article, je change de thème…

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Novembre rose /défi /art 5 /10.

Une campagne de prévention ..acide…. Parce que parfois l’image est plus puissante …

 

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein"

 

Cancer citron….

M.G

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Novembre rose/art 4/10.

Tu savais toi,

qu’il porte toutes ces couleurs,

Tu savais toi,

qu’il inflige toutes ces blesssures,

Tu savais toi, qu’il touche,

femmes, enfants et hommes, sans distinction..mg.

 

 

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Novembre rose /poésie/art 3/10.

Cancer

Sybille Rembard

Renaissance
De nouveau tu te présentes
Jardin juxtaposé, trouble de la sève
T’emparer du corps
Du cerveau au thorax tu veux scanner son esprit
Les larmes coulent sur le visage d’une femme
Elle sait
Elle connaît la vérité de la solitude
Elle respire la décadence
Imminente
Elle crie son amour
Tentacules méprisants s’entortillant autours des ganglions
Sans pitié tu convoites tout l’être
Il t’attend depuis toujours
Depuis le jour où tu es parti avec son odorat
Ne lui laissant plus absorber le parfum du monde
Rendant chaque jour immanquablement le dernier

Sybille Rembard,  2009

 

M.G

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Ein Augenblick Freiheit, Pour un instant, la liberté,/Arash T.Riahi/ ciné.

 

    • Pour un instant, la liberté
    • (Ein Augenblick Freiheit)
    • Autriche, France
    •  –
    • 2008
  • Réalisation : Arash T. Riahi
  • Scénario : Arash T. Riahi
  • Image : Michi Riebl
  • Montage : Karina Ressler
  • Musique : Karuan
  • Producteur(s) : Veit Heiduschka, Michael Katz, Margaret Ménégoz
  • Production : Wega Film, Les Films du Losange

 

Eu l’occasion de visionner le long métrage hier en accompagnant des élèves,

un film poignant, dur..

Ouverture et clôture du film sur un peloton d’exécution de « dissidents »,

en VOST,

le film met l’accent sur les départs simultanés de familles qui fuient le régime islamique en Iran et sur le statut des réfugiés politiques,

conditions périlleuses, pénibles, exil,

et offre un contraste saisissant avec les jolis panomaras alternés.

Puis, une fois un pied en Turquie,  le transit et tremplin vers une Europe bienveillante,

la peur de la reconduction aux frontières,

les arnaques en tout genre ( exploitation des familles de réfugiés par les passeurs, les propriétaires pourris, dénonciation et torture par la police secrète),

et la bureaucratie dans toute______ sa splendeur….un grand écart.

Le film oscille entre espoir et désespoir, tragédie humaine au long cours renforcée par les quelques touches d’humour pour égayer,

demander asile au siège de l’ONU,

répéter X fois les démarches administratives en vain,

retenter,

jusqu’à se mutiler par désespoir, s’immoler devant le siège de l’ONU pour un père de famille qui ne voit d’autres issues et attirer l’attention par le scandale humanitaire, par les médias et être au devant de la scène internationale…un film dérangeant sans aucun doute, des images percutantes qui laissent pantois et interroge..c’est certain, surtout avec la présence des enfants…

l’espoir d’un lendemain meilleur à maintenir,

un répit,

un instant de liberté…

Nota bene: ce film s’inspire de faits réels…

M.G

 

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Jalouse, Foenkinos./ciné

L’année dernière, à la 4ème de couverture Foenkinos David avait évoqué un projet de film en collaboration avec son frère Stéphane,

sortie ce mercredi, une réussite!

Du sur-mesure pour Karin Viard qui endosse ce rôle, magistrale…

Une jalousie maladive, qui rend ce personnage  très attachant, qui sonne juste, un moment de fragilité qui mène au dérapage, petite crise durant laquelle le bonheur des autres la ravage, l’éclabousse, comme toujours avec Foenkinos, le ton reste poétique, tout en délicatesse…Et ce sera encore une fois une Nathalie, prénom phare, nouvel échos à d’autres lectures précédentes de Foenkinos.

Jolie lecture de la psychologie féminine et des relations mère-fille, évocation de la mère toxique même et des pulsions, un film vraiment touchant.

A noter, Stéphane Foenkinos joue un petit rôle dans Jalouse,

je recommande sans aucune réserve Et vous laisse découvrir avec la B.A :

 

M.G

Article mis en avant

Novembre rose/ art 2/10.

Résultat de recherche d'images pour "cancer du sein prevention"

L’heure du combat,

la lutte contre la maladie,

mettre au tapis,

mettre une raclée,

envoyer valser,

 

__________garder le sourire contre les épreuves,

ne pas chanceler,

se relever,

se donner toutes les chances.

M.G

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Octobre morose…Article 1/10.

C’est rarissime que je participe à une chaîne, mais là…

les années 90,

je me rappelle plus celles-ci comme les « années sida » la prévention, les messages scandés à répétition, Philadelphia et sa musique…Aujourd’hui, j’entends davantage  résonner le « cancer » comme un mal qui se propage, progresse, ou que l’on connaît mieux aussi…alors…j’y participe à cette chaîne,

les mots contre les maux…

Octobre rose,

octobre morose,

novembre dépose,

un peu de prose, plus qu’indispose..

ll est invasif, coriace, jamais à bout de souffle, d’une ténacité redoutable…et le pire, avec toutes ses têtes, cette hydre semble se démultiplier..indécemment, frappant aveuglément toutes les générations.

Et pourtant, mesdemoiselles, mesdames, il est parfois vaincu, affaibli, endormi, paralysé le cancer…

et parfois, il emporte précipitamment, dévaste, embrase…inattendu,

pensées pour celles et ceux qui sont partis trop vite,

qui ont livré bataille,

parfois des années durant,

qui ont chuté, re-chuté, qui se sont parfois relevées mais pour qui cette hydre laisse des traces, cicatrices.

A ceux, celles qui un jour ont eu cette frayeur devant une boule, de la taille d’une bille, flippante,

qui ont dû attendre de savoir,

bénin, malin, bénin, malin,

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petite torture psychologique qui déjà fragilise…

Rappelez-vous…de la prévention…..

M.G

 

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Mots d’enfant/ brève

« Dis maman, je peux t’aider à faire des oeufs rouillés? »

« Regarde là c’est une tulipe (sur le dessin) et là une passerelle..(une pâquerette plutôt… »

M.G

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Ils ont tué Nicaire! Jean-Paul Fosset.

Opération Champagne: Ils ont tué Nicaise ! par Fosset

Résumé issu de Babélio :
« Geiger est un homme de l’ombre, un de ceux à qui l’Etat confie des missions secrètes. Cette fois, c’est de sa propre initiative qu’il accompagne la fille d’un homme politique, une séduisante jeune femme qui s’est enfuie en emportant un mystérieux coffret. Les fugitifs ont été aperçus dans un restaurant de Troyes. L’enquête est confiée au commissaire D’Artagnac, spécialiste de l’histoire de l’art, récemment nommé en Champagne. D’Artagnac et son équipe essaient de localiser Genger et sa complice, tout en s’intéressant à l’histoire du coffret et de son contenu, un célèbre poignard auquel on prête des propriétés maléfiques. Au fil des siècles, il aurait fait plusieurs victimes. Marat, Henri IV ou encore Nicaise, l’évêque de Reims, ont succombé sous les coups de cette arme historique qui fait trembler les puissants.EXTRAIT? Nicaise, a dit l’évêque de Troyes, tu as décidément affermi nos c?urs et nous t’en remercions. Va de ce pas rejoindre ta cité et parler à tes ouailles comme tu le fis ici. Nous ferons de même dans nos villes quand les Barbares viendront. Deux de nos meilleurs chevaux t’attendent au bas-côté de l’église qui te feront aller vers les tiens à la vitesse du vent. Mais n’oublie pas, la foi est une grande chose mais le réel est puissant. On dit que les Vandales possèdent une arme secrète qui leur fut jadis confiée par des païens. Qu’ils l’emmènent partout avec eux cachée au fond d’un coffret en argent. On dit que ceux qui ont vu ce dernier s’ouvrir sont morts aussitôt dans d’atroces souffrances.? Frère en foi, je n’ignore rien de cette arme qu’un ange devenu diable confia, semble-t-il, un jour à ces hordes armées. Mais la main de Dieu est puissante et la mienne affermie. Souvenez-vous toujours que les Barbares sont notre crainte mais que nous sommes leur effroi.Ce disant, je les saluai et, enfourchant le plus grand des chevaux, je m’en allai au galop vers Reims.
À PROPOS DE L’AUTEUR Originaire de Strasbourg, Jean-Paul Fosset a d’abord été enseignant puis directeur adjoint d’établissement spécialisé et rééducateur en psychopédagogie. Aujourd’hui psychothérapeute, il vit à Troyes et s’intéresse à la peinture. Grand voyageur et amateur d’art, il parcourt le monde depuis de longues années à la recherche de sensations esthétiques et émotionnelles qu’il retranscrit dans ses romans. Après deux ouvrages publiés chez Flammarion dans les années 1990, il s’est tourné vers le polar en créant le personnage du commissaire D’Artagnac, spécialiste des oeuvres d’art, dont les enquêtes ont pour cadre le milieu artistique. »
Résultat de recherche d'images pour "bouchon troyes"
Je me suis dit…
un polar,
plongée historique dans mon patrimoine local, une promesse d’errer dans les petites ruelles et de croiser des personnages hauts en couleur, d’en apprendre toujours plus sur le Troyes médiéval,
je me suis dit la prochaine escapade rue Emile Zola j’y penserai, ou quand je longerai le parvis de la cathédrale…
sauf, que j’abandonne, p .54, c’est ennuyeux, brouillon, je peine à suivre l’intrigue, les personnages..pfff…
qui se perdent dans les méandres historiques, et pourtant je suis du genre tenace, j’ai horreur de laisser tomber un livre!
Peut-être pas le bon titre…
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M.G
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Histoires (presque) vraies, Françoise Giroud.

Histoires (presque) vraies par Giroud

4ème : « J’aime qu’on me raconte des histoires.

Alors, quelquefois, je m’en raconte à moi-même pour me faire rire ou pleurer, puisées comme tout ce qui s’écrit dans un fonds de souvenirs et de rêveries dont les fils se mêlent.Ici l’aéroport de Pékin, avec le bruit de soie que font les balais, j’y étais. Dans le salon d’Iris de…, aussi. Le chien Platon l’était avant qu’il ne se suicide. J’ai vu Eve se jeter dans un miroir pour effacer son reflet. L’homme à la fièvre verte existe en plusieurs exemplaires ; celui qui conduit trop vite aussi. Léonie, l’épistolière frénétique, est en revanche un cas unique, un pur produit de mon imagination.J’ai connu une Diane, si belle dans sa robe de mariée, avant qu’elle ne succombe au malheur d’avoir une soeur jalouse. J’ignore si je les ai bien devinées toutes deux, ou au contraire trahies…Albine, je me souviens… Je l’ai inventée avace son hic, chez le coiffeur… Mais l’homme à la cassette m’a-t-il dit la vérité quand il m’a confié sa détresse de superstar ? Ou bien l’ai-je imaginée..?Tous ceux-là, plus quelques autres héros de mes histoires sont à la lisière du vrai et de la fiction : je ne sais plus discerner la frontière.D’ailleurs, il me semble que ça n’a aucune importance s’ils font un peu rêver… F.G. »

18 histoires à se laisser conter,

décompte,

de taille variable,

parfois 1/2 pages,

parfois une dizaine,

pléthore de thèmes à apprécier,

quelques titres pour vous donner une idée: initiation avec » Romance à Pékin, « comme elle est belle! », le Reflet, la Voix, Iris de…, la Cassette, Un père en trop, Que faire de Platon? »,

Quelques préférences :

« le Reflet « « Eve s’est présentée chez moi un soir où je ne l’attendais pas Ma journée de consultations avait été longue, chargée, et à toute autre j’aurais fermé ma porte (..).Elle semblait, au vrai sens du mot, évanescente, toujours sur le point de se dissiper dans l’atmosphère..et craignait d’avoir perdu la raison et me suppliait de croire ce qu’elle avait à me raconter ».p.73 3 je me suis sentie définitivement transparente.(…) J’ai perdu mon reflet, docteur, je suis définitivement transparente! » (..) De temps en temps, elle se jette sur un miroir et le casse. C’est un cas d’école. p.77

« Léonie a du coeur » p.79 et une passion pour l’épistolaire, elle devient corbeau, bienveillant..mais est-ce vraiment compatible?

« Pour mémoire »,en l’an 2235, procéder à un échange de mémoires, de souvenirs, mais à quel prix? P.107

« Appelez-là » un appel au secours de Blaise, à qui est-il destiné, à Marie-Ange? Et dans quel contexte? P.123

« Un casse pour Sylla » pour le vert d’une émeraude…

Lu hier, rapidement,197 pages,

le recueil est plaisant, le style sobre et léger, quand simplicité rime avec efficacité…tout bonnement.

 

Françoise GiroudFrançoise Giroud.

M.G

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L’art du contresens, Vincent Eggericx.

Trouvé ce titre,

dans un souffle,

dépaysement insulaire,

direction le Japon,

une question de directions,

d’équilibre,

à travers un récit introspectif aux allures de conte, rythmé par les entraînements au dojo, entre cérémonial et solennité,

« Tout au long de notre vie nous nous déplaçons sur l’une ou l’autre des diagonales de notre attracteur étrange ; nous y rencontrons des personnages énigmatiques qui bornent notre destin, nous renvoyant une image déformée des contradictions dans lesquelles nous sommes pris » p.42.

l’art du tir à l’arc comme prétexte et encouragement aux méditations, comme art de vivre même,

« Je cherchais cela : la lumière. Non pas la brûlante lumière de la vérité, mais l’éclat de la lune ; une étincelle enfouie au fond de mon être, réveillée par la magie d’un tir. p.20″,

entre imaginaire et réel, invasions d’ombres fantomatiques des ancêtres, bercé par une culture nipponne troublante,

« Je devais prendre garde à ne pas clouer mes pensées sur cette fuite ; m’échapper, oui, mais par l’esprit; le faire voler ailleurs »p.93

la précision, « De mes lectures il ressortait qu’il était question dans l’art du tir à l’arc de quitter l’état de vague particulière pour rejoindre l’onde primitive et ailleurs de devenir animal, mélange de tigre et d’oiseau.p.21

le lâcher, au sens propre et figuré,

métaphoriquement,

les gestes,

plus ou moins assurés,

il faut persévérer,

quitte à être perplexe

« Je m’éveillais au petit matin, dans ce dojo de Kyoto, bandant un arc, et j’avais l’impression par ce geste absurde de participer de façon minuscule à l’équilibre du monde.p .35. »face aux incongruités locales

,« On pourrait croire qu’au pays des bonsaïs la circulation des vélos est organisée aussi méticuleusement que celle de la sève des arbousiers. Elle est soumise à un arbitraire total, qui croît à mesure de l’âge des protagonistes et de l’éloignement de la capitale pour atteindre un paroxysme à Kyôto, chez l’octogénaire, dont la conduite atteint une perfection pareille à celle des vieux calligraphes : débarrassée de toutes les fioritures, libérée de l’attachement à la réalité, elle consiste à tracer son chemin en ligne droite en fonction du but à atteindre sans tenir aucun compte ni des sens interdits, ni des voitures, ni des piétons, ni a fortiori des autres vélos. L’allure de ces obâsans est celle d’un char d’assaut : elles parviennent à donner à leur silhouette minuscule un volume insoupçonné en déployant de part et d’autre de leur destrier de métal leurs coudes et leurs genoux comme des ailerons, et en poussant en avant leurs épaules rachitiques, dans lesquelles elles rentrent des têtes d’oiseaux de proie impassibles. On les voit souvent rouler à contresens sur des artères où déboulent une file de bolides qu’elles ignorent majestueusement. Ponctuellement elles se précipitent sur un piéton ; si celui-ci a le malheur de rester sur le trottoir, elles font mine de s’écraser sur l’avenue, freinent laborieusement quelques mètres plus loin et restent ainsi au milieu de la route, proférant sans même se retourner de vagues malédictions contre l’imprudent.
Leur exemple est suivi très tôt par les écolières les plus inoffensives : elles développent une indifférence au sens de la circulation qui trouve son achèvement à Kyôto, où s’est développé au plus haut point l’art du contresens.
Cet art est condensé dans le tir à l’arc japonais : atrocement simple, puisque l’acte de plier l’arc à l’envers de sa courbure naturelle pour y tendre la corde signe le moment où vous vous enfoncez dans l’envers des choses, et délicieusement compliqué, car vous devrez non pas bander l’arc, mais entrer en son intérieur. Plutôt que d’actionner vos muscles vous devrez utiliser votre souffle et vos os. Votre main gauche tiendra l’arc sans le tenir ; votre main droite qui, dans l’ordre du visible, tire la corde, devra pousser la poignée et votre main gauche qui, objectivement, pousse l’arc, devra « en esprit » tendre la corde. Cet océan de contradictions, qui donnerait des vertiges au loup de mer le plus amariné, est résumé dans la façon dont les flèches sont disposées avant le tir : la première regardant la cible, l’autre visant la direction opposée. »

« Les hommes ici habitent des mythes dont le cote vraisemblable ne les gêne pas le moins du monde .p.10

 » Notre vie est une odyssée, tour à tour minable et grandiose. Même réduit à une existence larvaire chacun peut vivre les dilemmes des héros.p.16″

 

L'art du contresens par Eggericx

Collection jaune

128 p.

14,20 €

Epub : 9,99 €

PDF : 9,99 €

ISBN : 978-2-86432-612-0

Parution : août 2010

4 ème :

« Un voyage dans le temps et dans l’espace tissant l’expérience concrète – celle de l’apprentissage du tir à l’arc japonais – avec l’introspection individuelle et l’histoire collective.
Un récit de voyage qui est aussi une histoire d’amour et une méditation ponctuée par des éclats de rire ; un voyage à contresens sur l’île la plus propice aux contresens : le Japon. »Sélection des libraires Fnac 2010.

Autres extraits :

« Ce mélange de drame et de comédie reste mystérieux jusqu’à ce qu’un souffle s’en empare, l’élève, l’écarte par les deux bouts et n’en maîtrise les croix intérieures, avant qu’il ne jaillisse dans la flèche du temps.p.30″

« Je m’étais intéressé à la physique par l’intermédiaire de Houellebecq; son nihilisme méthodique, la fantastique haine de soi….p.34 »

Un joli style, un bref glossaire pour finir,

que le dépaysement soit total,

pour prolonger l’éveil,Résultat de recherche d'images pour "tir a l'arc japon"

Vincent Eggericx et L’art du contresens :http://www.dailymotion.com/editions-verdier

et pour aller plus loin,

trouver la voie…Résultat de recherche d'images pour "archer japon"

http://www.fascinant-japon.com/kyudo-voie-arc/

M.G

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Surréalisme /Igor Morski/1.

Un surréaliste polonais que j’ai toujours aimé,

un côté sombre et critique acerbe, très actuel…

Lien : http://www.igor.morski.pl/

Petite sélection :

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M.G

 

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Les oeillets jaunes, Véronique El Baze.

Un titre que j’ai trouvé la semaine passée à la bibliothèque, je me suis laissé tenter, en dépit du thème annoncé,

grave,

je l’ai lu hier.Les Oeillets Jaunes par El Baze

Chapitre 1, « Le compte à rebours est lancé »

Cassandra s’inflige une véritable torture mentale, un scénario rigoureux, méthodique, calqué sur son déclin menstruel, chaque célébration sera mortuaire,

rappel de son impossibilité à devenir mère,

un « subterfuge de l’inconscient qui aspire la douleur dans sa phase immédiate la plus aigue. Une anesthésie mentale et volatile., » et comme, si cela ne suffisait pas,
« Quand le soleil s’éclipsera, (…) Cassandra se rendra chez un fleuriste. Ramener un bouquet d’oeillets à la maison. Résultat de recherche d'images pour "bouquet oeillets jaunes"Chaque mois, le même.(…) » p.7 « Chaque mois, elle changera de fleuriste pour lire un regard de femme qui partage sa peine de maman. Si elle s’inflige mois après mois ce rituel, c’est pour ce bonheur-là. Le temps de ce huis clos, Cassandra est maman ».

Un roman court mais choc, alternant moment de joies et de tristesse ultimes,

agonies,

qui invite à la réflexion…sur l’infanticide,

en effet,

Cassandra porte les stigmates de héritage de sa famille. De tradition chrétienne, elle attend avec impatience la maternité, unique fille, elle ne peut que constater ses échecs permanents, là où ses frères excellent. Cassandra manque à son devoir de mère et malgré ses prières, rien n’y fait…

Franck son mari, lui, est aussi un être, doué d’une part manquante,

lui, est né, mais sa mère n’a pas survécu à l’accouchement.

Des histoires de naissances intimement liées à la mort cimentent donc ce couple improbable, alors comment espérer une belle issue…

Le sort semble jeté, une malédiction qui pourrait être contrariée par une heureuse nouvelle,

et si cette stérilité première était vaincue,

et si Cassandra et Franck pouvait se re-construire…encore faut-il de jolies fondations…pour que tout ne s’écroule pas…une chanson douce..que me chantait ma maman…

« Balance, mon bébé, dans l’arbre tout haut.Si le vent souffle, balance le berceau.

Si la branche casse, le berceau tombera. »

Et en bas iront le bébé, le berceau et tout ça. »

Aux Editions Prisma.

M.G

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Poésie/écriture/brève.

Courir les sourires incertains,

l’horizon,

je mesurais leur justesse;

à l’aube,

rivés de pleurs promesses,

aplomb.

M.G

 

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Patience, ton tour viendra…/écriture/1.

Hier,

De tous les futurs que j’avais pu envisager, celui-ci était de loin le plus improbable.

J’avais eu la chance de te rencontrer tôt, le hasard t’avait placé sur mon chemin, judicieux. Alors que j’étais étudiant et que je fréquentais inlassablement cette bibliothèque, en pleine rédaction de ma thèse, complètement coupé du monde, j’étais à mille lieux d’une vie sociale épanouissante. Les copains me chambraient suffisamment pour ça, et que dire de ma mère, qui s’effrayait de cette situation…Alors quand je t’avais présenté à tous, ils avaient été surpris déjà, j’avais ménagé mon public, je t’avais protégé des regards inquisiteurs de mes proches, je ne voulais pas t’exposer à leurs yeux, je te voulais juste pour moi, pour moi seul. Et puis, la magie avait aussi opéré sur eux, ils se réjouissaient pour nous. Alors, tout s’est enchaîné, très vite. On s’est rapidement lancé dans une vie à deux, premier appartement, premier emménagement, ça bousculait mes habitudes de solitaire, au début, j’avais quand même cette appréhension de te donner autant de place, il faut bien l’avouer, une crainte mêlée d’excitation certaine. Et puis les habitudes se sont progressivement installées, je me réjouissais de te voir t’endormir à mes côtés, j’aimais voir les plis sur les oreillers, sentir ta présence et ton parfum, ça me rassurait. Huit années de bonheur s’étaient écoulées sans nous ménager, ça c’était avant…

T’avais pas le goût de la patience, tu faisais partie de ceux qui veulent tout, tout de suite, de ceux qui ne savent se projeter dans les possibles, qui s’imagine que le plaisir furtif, l’accomplissement des souhaits suffisait à ton bonheur.

Aujourd’hui,

Tu n’imagine pas, Laura…Tu ne veux pas comprendre,comme c’est difficile pour moi, tu veux tout intensément sous prétexte que ton temps est compté, tu te sens condamnée, d’ailleurs tu l’es, à certains égards, tu comprends le cheminement de la maladie, la dégradation, devenir grabataire, ça t’effraye au plus haut point..même, si tu ne l’avoues pas. A l’annonce de l’échéance, tu as frôlé la quasi-insouciance, puis la gravité t’as sommée, entrave de tes pensées et de tes gestes.

Tu renonçais à tous futurs…

Laura, ma Laura, je t’ai vu rire, pleurer tour à tour, j’ai gravé ces moments dans ma mémoire, figés, la tienne est défaillante,certes, alors je le fais, pour toi. Chaque jour, je grave avec les mots, je les choisis avec une perfection première, je photographie tes gestes et tes humeurs, fidèles rituels installés qui te réconfortent au plus haut point. Au début Laura, tu y parvenais de toi-même, ce défi permanent t’habitait, tu te disais « mon temps est compté », tu avais pris le parti de ne pas fuir devant l’adversité, de te battre.Tu choisissais l’intensité des moments, les post-it nous envahissaient, ils fleurissaient notre quotidien.

A ce stade, les malades réagissaient différemment, au diagnostic, je veux dire. Le diagnostic: une fuite hystérique de la bouche du corps médical, ce corps étranger aux douleurs , anesthésié par les habitudes, était tombé, tu avais eu envie de hurler, de crier à l’injustice, seuls le roulis des larmes avaient sonné ton désespoir, mais la lumière dans tes yeux..j’avais su..lire la peur et la crainte, elles t’avaient envahis, une ombre passait, tu avais juste entendu ces syllabes,en cascades, elles résonnaient dans la tête, lancinantes. Il faut dire Laura, qu’on n’était pas préparé,

on n’a jamais pensé que tu serais la première à  partir, et pas de cette fin-là…Tu mettais un point d’honneur à prendre soin de toi depuis toujours, mais on ne contrarie pas son héritage génétique quand il décide de poindre.

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Debout-payé, Gauz.

Debout-payé par Gauz

Intriguée par cette couverture,

des couleurs, une posture, un titre…et que d’éloges en fin de livres !

Alors verdict ?

Regard acide sur notre société, vue de debout..mais payé…« Entrés chômeurs dans ces bureaux, tous ressortiront vigiles. Ceux qui ont déjà une expérience du métier savent ce qui les attend les prochains jours : rester debout toute la journée dans un magasin, répéter cet ennuyeux exploit de l’ennui, tous les jours, jusqu’à être payé à la fin du mois. Debout-payé. »

Versant autobiographique et réflexions sur le passé coloniale,

vision du vigile,

« BIOMECANIQUE DU VIGILE Par quel paradoxe biomécanique le vigile a-t-il si mal au coccyx alors qu’il est debout toute la journée?

BILOGIE DU VIGILE.Ténesme imp^érieux…Une heure avant la pause, cette violente envie de pisser.p.36″

de l’observateur, parsemé d’auto-dérision et de moments savoureux « Dans un travail, plus le coccyx est éloigné de l’assise d’une chaise, moins le salaire est important. Autrement dit: le salaire est inversement proportionnel au temps de station debout. »

l’Africain,

l’immigré,

la décolonisation et les héritages.

4 ème : » Debout-payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papiers à Paris en 1990. C’est un chant en l’honneur d’une famille, d’une mère et de la communauté africaine avec ses travers, ses souffrances et ses différences. C’est l’histoire politique d’un immigré et de son regard sur notre pays, à travers l’évolution du métier de vigile, de la Françafrique jusqu’à l’après 11-Septembre. C’est enfin le recueil des choses vues et entendues par l’auteur lorsqu’il travaillait au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées.
Une satire à la fibre sociale et au regard aigu sur les dérives du monde marchand contemporain. »

Extraits : / Divers/Magasins et sens de la mode

« DÉFINITIONS.
98% Coton + 2% Élasthanne = Jean Slim
95% Coton + 5% Élasthanne = Fuseau
Pour être cool ou ringard, cela se joue à 3% d’Élasthanne. »  Il a bien compris…

De la théorie du vigile :

« QUAND SONNE LE PORTIQUE. Le portique de sécurité sonne quand quelqu’un sort ou entre avec un produit qui n’est pas démagnétisé. Ce n’est qu’une présomption de vol, et dans 90% des cas, le produit a été payé en bonne et due forme. Mais il est impressionnant de voir comme presque tout le monde obéot à l’injonction sonore du portique de sécurité. Presque jamais, personne ne le transgresse. Mais les réactions divergent selon les nationalités ou les cultures.
– Le Français regarde dans tous les sens comme pour signifier que quelqu’un d’autre que lui est à l’origine du bruit et qu’il cherche aussi, histoire de collaborer.
– Le Japonais s’arrête net et attend que le vigile vienne vers lui.
– Le Chinois n’entend pas ou feint de na pas entendre et continue son chemin l’air le plus normal possible.
– Le Français d’origine arabe ou africaine crie au complot ou au délit de faciès.
– L’Africain se pointe le doigt sur la poitrine comme pour demander confirmation.
– L’Américain fonce directement vers le vigile, sourire aux lèvres et sac entrouvert.
– L’Allemand fait un pas en arrière pour tester et vérifier le système.
– L’Arabe du Golf prend un air le plus hautain possible en s’arrêtant.
– Le Brésilien lève les mains en l’air.
– Un jour, un homme s’est carrément évanoui. Il n’a pas pu donner sa nationalité. »

Mais encore…

« LILIANE ET BERNARD Liliane Bettencourt est l’actionnaire majoritaire de l’Oréal, propriétaire de plus de 80% des marques de parfums et cosmétiques vendus à Sephora.Bernard Arnault est l’actionnaire majoritaire du groupe LVMH, propriétaire de l’enseigne Sephora.Comme un voeux couple d’artisans, Liliane prépare dans l’arrière-cuisine les mixtures que Bernard vend en boutique.IDÉE RASSURANTEMême dans des proportions infinitésimales, le travail du vigile contribue à la richesse de Bernard et Liliane.IDÉE DÉPRIMANTESans le travail du vigile, la richesse de Bernard et Liliane ne peut être affectée, même dans des proportions infinitésimales.

Parole à Gauz, pour finir

« 

M.G

 

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Le petit Spirou, bd/ciné.

Version comédie familiale,

Au casting,

Pierre Richard, François Damiens, Armelle, Philippe Katherine, Gwendolyn Gouvenec, Sacha Pinaultqui incarne bien l’esprit du petit Spirou,

B.A :

,

pour le jeu d’acteurs, oui,

en revanche petite déception pour le scénario, je préfère les versions bd…des personnages hauts en couleur, de l’humour, des gags et clichés à la pelle…

Quelques planches …

Résultat de recherche d'images pour "la petit spirou bd planche"Résultat de recherche d'images pour "la petit spirou bd planche"

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La collection, de Tome et Janry, avant que Spirou ne grandisse…et Melle Chiffre.

 

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M.G

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Mots d’enfants…/ brève.

__ »Il faut bien te laver les mains à l’eau et au savon »dis-je, « Pour éliminer les microbes, et ne pas attraper la gastro »

__ »Oui maman, je veux pas attraper la gastronomie moi !  » affichant un grand sourire,

__(Je préférerai)… »non, chéri ce n’est pas la gastronomie, c’est la gastro-entérite »

__« D’accord, maman, moi je veux pas attraper la gastro-termite « ( joli babarisme)

M.G

 

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Mémé dans les orties, Aurélie Valognes.

Faudrait pas…….mais, faudrait vraiment pas

pousser mémé dans les orties !!

Attention feel-good en vue !

Mémé dans les orties par Valognes

« Ferdinand Brun,

83 ans,

solitaire,

bougon, acariâtre –

 

certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie … jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur ! »

Ferdinand, c’est un sacré phénomène, il n’a pas sa langue dans sa poche, il s’est donné pour mission ultime de faire suer son monde, il adore ça et s’en donne à coeur joie, tout un art de vivre!

Ferdinand en pleine réflexion :(celle_là, c’est l’ennemie…)

« En tous cas, Me Suarez ne laisse rien au hasard. Ses cheveux sont sous contrôle. La perfection de ses boucles peroxydées doit tout à la mise en plis nocturnes qu’elle exécute avec assiduité. Chaque soir, le filet bleu maintient l’ensemble en place, ce qui a l’avantage non négligeable de décourager toute envie téméraire de son mari de l’honorer, aussi efficacement que le ferait une ceinture de chasteté. »

Quant aux jeunots, pires les mioches pour Ferdinand « Ce bébé est pour Ferdinand le plus grand des malheurs. M. Brun déteste plus que tous les nourrissons. Pour lui, ce ne sont que des contraintes avec, en prime, l’ingratitude la plus totale. Ça ne comprend rien, ça pleure, ça a toujours besoin de quelque chose : on ne peut jamais être tranquille.
Et quand ça sourit, ça sourit autant à ses parents qu’aux inconnus. Ingrats, va ! « 

 

« Il faut vous expliquer longtemps, mais vous comprenez vite, Christine.

– Désolée, monsieur Brun. Alors, comment voulez-vous qu’on vous les coupe aujourd’hui?

– En silence… »

41 chapitres :  chap 1 : »Tourner au vinaigre, puis Avoir une dent contre quelqu’un…chap7 L’Hôpital qui se moque de la charité…Filer un mauvais coton…etc, jolies métaphores  en série, jubilatoires, qui correspondent au caractère bien trempé de Ferdinand, il est bourré d’humour ce pépé,

il se définit lui -même ainsi jugez donc « Ce que je veux dire, c’est que c’est pas du tout mon truc. Moi, je suis plutôt du genre Roundup, tu vois ! Où je passe, tout trépasse. C’était ma femme qui avait la main verte. »p.109 et

juste, mais juste un peu rancunier notre Ferdinand « Il connait les paroles par coeur et bat la mesure en tapant du pied, avec la même exaltation que De Funès dans la Grande Vadrouille.Il est déchaîné. aU-dessus une porte s’ouvre.Des pas lourds viennent chercher le bébé.3h5 du matin, tout juste (Ferdinand se félicite ! ) Bienvenue chers voisins ! Et Ferdinand de reprendre de plus belle :

« La tacatacat tactique du gendarme, c’est d’être toujours là, quand on ne l’attend pas.. »p.74.

Bourvil ,

251 pages qui se dévorent d’une traite…M.G

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Renverser les perspectives, Inception/ciné.

Je ne m’en lasse pas,

le jeu d’imbrications,

les perspectives d’architecture,

de mises en abyme,

les questionnement et les interrogations multiples,

Rêves ou réalités ? l’Amour, servi par le couple Dicaprio et Cotillard,

la confusion, l’Esprit dans toutes ses contradictions,

les Idées,

le Temps,

la Mort,

la Vie…

de jolis concepts à profusion, dont je ne me lasse pas, sans compter les acteurs, une narration complexe, nourrie par des effets spéciaux hallucinants, sur un air de science-fiction, une fin déroutante qui reste libre d’interprétation, façon aristotélicienne…

 » C’est, en effet, l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit; puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils étendirent leur exploration à des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des Étoiles, enfin la genèse de l’Univers. Or apercevoir une difficulté et s’étonner, c’est reconnaître sa propre ignorance (c’est pourquoi même l’amour des mythes est, en quelque manière, amour de la Sagesse, car le mythe est un assemblage de merveilleux). Ainsi donc, si ce fut bien pour échapper à l’ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie, c’est qu’évidemment ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et non pour une fin utilitaire. Et ce qui s’est passé en réalité en fournit la preuve : presque toutes les nécessités de la vie, et les choses qui intéressent son bien-être et son agrément avaient reçu satisfaction, quand on commença à rechercher une discipline de ce genre. Je conclus que, manifestement, nous n’avons en vue, dans notre recherche, aucun intérêt étranger. Mais, de même que nous appelons libre celui qui est à lui-même sa fin et n’existe pas pour un autre, ainsi cette science est aussi la seule de toutes les sciences qui soit une discipline libérale, puisque seule elle est à elle-même sa propre fin. « 

Aristote, La métaphysique.

Sublimée, par cette musique d’Hans Zimmer…une vraie réussite de Nolan, pour cette raison j’ai choisi cet extrait…il rend bien justice:

 

M.G

 

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Rebecca…Hitchcock./ciné

 

    • Rebecca
    • États-Unis –
    • 1940
  • Réalisation : Alfred Hitchcock
  • Scénario : Robert E. Sherwood, Joan Harrison
  • d’après : le roman Rebecca
  • de : Daphné Du Maurier
  • Image : George Barnes
  • Montage : Hal C. Kern
  • Musique : Franz Waxman
  • Producteur(s) : David O. Selznick
  • Interprétation : Joan Fontaine (Mrs De Winter), Judith Anderson (Mrs Danvers), Laurence Olivier (Maxim De Winter), George Sanders (Jack Favell)
  • Date de sortie : 5 novembre 2008
  • Durée : 2h10

Début du maître et déjà prometteur, adapté du roman éponyme de Daphné du Maurier, des ténèbres, de l’esthétisme, une romance sur fond de drame, un manoir qui semble hanté…Le décor est planté, suis retombée dessus et apprécié…Entre machiavélisme et sournoiseries en filigrane un rappel de Cendrillon avec l’épouse naïve et figure de l’innocence et cette ombre menaçante…

Résultat de recherche d'images« Mrs. Edythe Van Hopper, respectable veuve déjà âgée, accompagnée de sa jeune demoiselle de compagnie, est en villégiature à Monte-Carlo dans l’hôtel Côte-d’Azur, lorsque leur chemin croise celui de Maxim de Winter, riche veuf, qui n’a aucun mal à séduire la jeune fille et, dans la foulée, à l’épouser et l’emmener dans sa demeure ancestrale de Manderley, quelque part sur la côte sud-est de l’Angleterre. Le souvenir de l’épouse disparue et vénérée continue de hanter le sombre château .. »

 

Version originale: B.A

.

 

M.G

 

 

 

 

 

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L’Aube, Elie Wiesel.

La nuit par Wiesel

Certaines nuits sont plus qu’obscures,

certaines nuits n’offrent aucun répit,

« Nuit. Personne ne priait pour que la nuit passe vite. Les étoiles n’étaient que les étincelles du grand feu qui nous dévorait. Que ce feu vienne à s’éteindre un jour, il n’y aurait plus rien au ciel, il n’y aurait que des étoiles éteintes, des yeux morts.
Il n’y avait rien d’autre à faire qu’à se mettre au lit, dans le lit des absents. »

juste la lente agonie,

juste _________la terreur,

certaines nuits semblent sans lendemain…un goût de ténèbres et d’éternité.

« Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma Foi.

Jamais je n’oublierai ce silence nocturne qui ma privé pour l’éternité du désir de vivre.

Jamais je n’oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert.

Jamais je n’oublierai cela, même si j’étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui même.

JAMAIS.p.36″

 

« Angoisse. Les soldats allemands avec leurs masques d’acier et leur emblème, un crâne de mort. p.41 »
Un témoignage intense, sans fioritures,
« Le pain, la soupe – c’était toute ma vie. J’étais un corps. Peut-être moins encore : un estomac affamé. L’ estomac, seul, sentait le temps passer »,
glaçant,

« Je réfléchissais ainsi lorsque j’entendis le son d’un violon. Le son d’un violon dans la baraque obscure où des morts s’entassaient sur les vivants. Quel était le fou qui jouait du violon ici, au bord de sa propre tombe? ou bien n’était-ce qu’une hallucination?
Ce devait etre Juliek.
Il jouait un fragment d’un concert de Beethoven. Je n’avais jamais entendu de sons si purs. Dans un tel silence.
Comment avait-il réussi à se dégager? A s’extraire de sous mon corps sans que je le sente?
L’obscurité était totale. J’entendais seulement ce violon et s’était comme si l’ame de Juliek lui servait d’archet. Il jouait sa vie. Toute sa vie glissait sur les cordes. Ses espoirs perdus. Son passé calciné, son avenir éteint. Il jouait ce que jamais plus il n’allait jouer.
Je ne pourrai jamais oublier Juliek. Comment pourrais-je oublier ce concert donné à un public d’agonisants et de morts! Aujourd’hui encore, lorsque j’entends jouer du Beethoven, mes yeux se ferment et, de l’obscurité, surgit le visage pale et triste de mon camarade polonais faisant au violon ses adieux à un auditoire de mourants.
Je ne sais pas combien de temps il joua. Le sommeil m’a vaincu. Quand je m’éveillai, à la clarté du jour, j’aperçus Juliek, en face de moi, recroquevillé sur lui-meme, mort. Près de lui gisait son violon, piétiné, écrasé, petit cadavre insolite et bouleversant. »

une jolie préface de F.MAURIAC sur cette édition que j’ai apprécié, et un rappel du travail de mémoire.Je m’arrêterai ici..certains textes parlent, ils se suffisent….
« L’oubli signifierait danger et insulte. Oublier les morts serait les tuer une deuxième fois. Et si, les tueurs et leurs complices exceptés, nul n’est responsable de leur première mort, nous le sommes de la seconde. » .
Biographie issue de Babélio, pour aller plus loin.

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Sighet ( Roumanie) , le 30/09/1928
Mort(e) à : New York (USA) , le 02/07/2016
Biographie :

Elie Wiesel est un écrivain et un philosophe américain.

Il a une enfance heureuse dans cette petite ville des Carpaces longtemps épargnée par la guerre. Il est déporté à 16 ans.

Fureur et ténèbres d’Auschwitz et de Buchenwald : plusieurs membres de sa famille y disparaîtront.

Libéré par les Américains, il passe une dizaine d’années en France (études à la Sorbonne) et devient journaliste, un métier qui lui fera parcourir le monde, traquer les scoops, se lier d’amitié avec François Mauriac et Golda Meir, côtoyer personnalités et chefs d’Etat.

A trente ans, Elie Wiesel parvient enfin à décrire son expérience de « La Nuit », à témoigner pour les martyrs de l’Holocauste. Ainsi commence une œuvre vouée au souvenir des victimes, à la défense des survivants et de tous les opprimés. Avec les armes de la compassion, de l’amour et parfois de la colère, cette œuvre et cette vie vont devenir un combat entre le doute et la foi, le désespoir et la confiance, l’oubli et la mémoire. Combat d’un inlassable témoin de la violence des hommes et de leurs rêves de paix.

Devenu citoyen américain en 1963, Elie Wiesel est professeur à l’université de Boston. Il a été reçu Docteur honoris causa par plus de cent universités. Inlassable défenseur des droits de l’homme partout dans le monde, Elie Wiesel reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1986. Il préside, depuis sa création en 1993, l’Académie universelle des Cultures.

Parmi les nombreux prix internationaux qui lui ont été décernés, on peut citer le prix Médicis en 1968 pour « Le Mendiant de Jérusalem », le prix des « Bibliothècaires », le prix du Livre Inter et le prix International de la Paix pour « Le Testament d’un poète juif assassiné », le Grand Prix de Littérature de la Ville de Paris pour « Le Cinquième Fils ».

Source : Le Monde.

 

M.G

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Saison théâtre : 1/ La leçon, Ionesco.

1ère de cette saison au théâtre de la Madeleine,

jeudi 5 octobre,

une pièce brève,

écrite en 1950,

un seul acte pour cette leçon, entre cours magistral et parodie diabolique, de la farce, du rire (caricature de M.le professeur, donneur de leçons justement ! ),

habité par une folie douce et de soubresauts qui donnent une intuition au spectateur, quelque chose cloche assurément…

Installée au balcon, 2ème, légèrement excentrée, la scénographie est dépouillée,

3 espaces avec un point de lumière,

le premier avec chaises et table basse, idéal pour introduire l’entrée de l’étudiante, version petit salon, l’accueil de l’étudiante studieuse,

le deuxième, marqué au sol par un tableau noir, sur lequel le professeur pourra dispenser à la craie blanche, la fameuse leçon, puis en arrière-fond, un banc traditionnel d’école à l’horizontal,

qui fera double fonction,

pour le grand final en vertical, plus dramatique, rappel d’un certain échafaud dans l’imaginaire collectif.

Le troisième, un espace avec une table haute, pour s’abreuver et marquer une pause, la leçon devenant pénible pour l’étudiante qui peine à se concentrer « j’ai mal aux dents »( quelle mauvaise volonté de sa part ! )

des coulisses émerge  classiquement, Marie, la bonne, qui prévient Monsieur le professeur, et le conjure de recommandations…absurdes.

La Leçon par Ionesco

Mise en scène de Danièle Israël

avec Pierre Humbert, Charline Voinet, Danièle Israël

scénographie de Gingolph Gateau

costumes Jennifer Minard

lumières Frédéric Gibier

Production cie théâtr’âme.

 

https://player.ina.fr/player/embed/I00017999/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1« >Archive : ina/ionesco

Quelques extraits :

Le professeur à son élève :

« Écoutez-moi, Mademoiselle, si vous n’arrivez pas à comprendre profondément ces principes, ces archétypes arithmétiques, vous n’arriverez jamais à faire correctement un travail de polytechnicien. Encore moins ne pourra-t-on vous charger d’un cours à l’École polytechnique… ni à la maternelle supérieure Je reconnais que ce n’est pas facile, c’est très, très abstrait… évidemment… mais comment pourriez vous arriver, avant d’avoir bien approfondi les éléments premiers, à calculer mentalement combien font, et ceci est la moindre des choses pour un ingénieur moyen — combien font, par exemple, trois milliards sept cent cinquante-cinq millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille deux cent cinquante et un, multiplié par cinq milliards cent soixante-deux millions trois cent trois mille cinq cent huit? « 

Et réponse de celle-ci qui donne la réponse exacte,

non pas par un savant raisonnement,

elle avoue son incompréhension, son incapacité même, mais elle a appris tous les résultats possibles par mémorisation..complètement absurde de nouveau..de quoi provoquer à la fois l’admiration et la stupeur du maître..puis, le désarroi, l’affliction…amorce du drame..car enfin ne provoque-t-elle pas ainsi sa chute ?

De la pédagogie :

« LE PROFESSEUR : Les sons, Mademoiselle, doivent être saisis au vol par les ailes pour qu’ils ne tombent pas dans les oreilles des sourds. Par conséquent, lorsque vous vous décidez d’articuler, il est recommandé, dans la mesure du possible, de lever très haut le cou et le menton, de vous élever sur la pointe des pieds […] et d’émettre les sons très haut et de toute la force de vos cordes vocales. Comme ceci : regardez : « Papillon », « Euréka », « Trafalgar », « papi, papa ». De cette façon, les sons remplis d’un air chaud plus léger que l’air environnant voltigeront, voltigeront sans plus risquer de tomber dans les oreilles des sourds qui sont les véritables gouffres, les tombeaux des sonorités. Si vous émettez plusieurs sons à une vitesse accélérée, ceux-ci s’agripperont les uns aux autres automatiquement, constituant ainsi des syllabes, des mots, à la rigueur des phrases, c’est-à-dire des groupements plus ou moins importants, des assemblages purement irrationnels de sons, dénués de tout sens, mais justement pour cela capable de se maintenir sans danger à une altitude élevée dans les airs. Seuls tombent les mots chargés de signification, alourdis par leur sens, qui finissent toujours par succomber, s’écrouler… »

Toujours le professeur:

« Il ne faut pas uniquement intégrer. il faut aussi désintégrer. C’est ça la vie. C’est ça la philosophie. C’est ça la science. C’est ça le progrès, la civilisation. »

La répétition, l’acharnement du professeur conduit au drame, trop enthousiaste, malgré les interventions prévenantes de Marie…mais enfin, que faire alors de ce cadavre.Marie rassurante, la brave Marie, elle, a réponse à tout, fait figure de bonne élève,

l’enterrer ( quelle question ! ) comme les 39 autres…

Oui, oui

cela passera inaperçu, « tout le monde vous connaît M.le professeur », et puis il faut s’activer, faire table rase, le ménage, la prochaine étudiante est déjà là…elle vient prendre sa leçon…

 

M.G

 

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Suites et fin, Jean-Luc Steinmetz.

Suites et fin par Steinmetz

Je remercie en premier lieu Babélio dans le cadre de sa dernière opération Masse critique et les éditions « Le Castor Astral » pour cette jolie découverte poétique.

« Jean-Luc Steinmetz sait changer de voix et de voie en explorant la gamme des possibles. Toujours à la recherche de l’instant éblouissant qui l’emporterait, il affirme une écriture porteuse d’une fine connaissance de la poésie tant actuelle qu’inscrite aux siècles précédents. Dans l’infini apprentissage du monde.
Avec Suites et fins, à la fois cendres et semences, de multiples fins encouragent de perpétuels recommencements : ceux de la vie ou de l’écriture. Le livre insiste sur une telle position au monde, vouée à l’instant ou à des restes de mémoire. Une évidence se fait jour, l’arrivée, la construction de réalités poétiques ayant vertu – sans le proclamer – de manifeste. »

La forme :

Une couverture sobre et texturée (nervurée) à laquelle j’adhère, blanche,

agréable au toucher,

information à la discrétion du lecteur : c’est le « 1123 ème ouvrage » publié par Castor Astral,

un marque page joint, une petite attention au lecteur potentiel,

et les encres de Pierre Zanzhucchi qui ornent le recueil de poésie, conférant à l’ensemble une zénitude..

Le fond :

Composé de six parties et hommage certain à une certaine modernité poétique, les  petits poèmes en prose en rappellent d’autres,

des séries de vers libres aussi,

pas étonnant pour ce spécialiste de Rimbaud, Mallarmé et Jaccotet.

« Commensemencements

Sur la rive emplie de fantômes
l’instituteur valaisan apparaît
faisant danser « au brumeux horizon » *
tout un poème de Verlaine.
L’heure de la classe s’achève. Je lui demande
(et pour toujours demande)
ce que veulent dire la musique et les vers.
Dans l’entrebâillement de la porte
ou l’embrasure de la fenêtre
pénètre un rayon. Il forme sur le dallage
la réponse
mais personne pour la traduire ce jour-là.

p.28″

*Echos hommage au  poème saturnien VI / L’heure du berger

« La lune est rouge au brumeux horizon ;
Dans un brouillard qui danse, la prairie
S’endort fumeuse, et la grenouille crie
Par les joncs verts où circule un frisson ;

Les fleurs des eaux referment leurs corolles ;
Des peupliers profilent aux lointains,
Droits et serrés, leurs spectres incertains ;
Vers les buissons errent les lucioles ;

Les chats-huants s’éveillent, et sans bruit
Rament l’air noir avec leurs ailes lourdes,
Et le zénith s’emplit de lueurs sourdes.
Blanche, Vénus émerge, et c’est la Nuit. »

Une idée du ressassement, la poésie au service de la mémoire, saisir sur le vif, mais pas dans l’idée de figer l’instant, plus je pense ( mais ça n’engage que moi ) à la manière des résiliences, des échos savamment amenés au rythme des enjambements,

un éternel recommencement,

des blancs.

« Immuables et indifférents.
Quoi veille ?
Quels sont les pluriels et la valeur instinctive du singulier ?

Avec des questions en foule je passe le jour
comme on passe un fleuve.
Chacun ignore ce qu’il en est de l’autre rive.
Je m’abreuve de pensées primaires.
D’autres stagnent au fond de ma voix.
Atteindre est un vœu proféré
maintenant pour plus tard.

Ce qui n’a plus cours court en arrière.
Des arbres environnent les terres.
Le salut qu’ils adressent
répond à plusieurs désirs
informulés ou déformés.

La méditation prend toute la tête
ressort par les narines
comme un souffle exalté.
Au bout des doigts grésille ce moment
les rites usant les rebords de porcelaine
et quelque chose d’un amour que l’on regardera plus tard
parmi les archives filmées. » p.18″

1ère partie : Commensemencements, la thématique de la « semence » revient dans le recueil, associé à la naissance,

et à l’écriture,

« Dans tant de phrases qui glissent de la tête aux mains
les larmes coulent aisément, rires ou sanglots.
En quoi sont-elles importantes?
On donne, on reçoit gratis.
Le corps relaxé près du fleuve
s’éveille à sa force et connaît
la secrète faveur d’une seconde vie.p.64″

à l’image de la femme, à la nature et aux saisons, l’image du prunier également,

« Soma-séma-sémène, l’âme est une captive

traitée avec humanité

conservé en suspens

incapable d’avancer beaucoup plus loin que la vie.(etc..p.61) »

Celui-ci pourtant, se détache dans le recueil : le seul en majuscules, magistral…faut-il pour autant lui accorder plus de sens?

« UNE PHRASE
QUI PARLE DU SABLE QUI S’ECOULE

COMMENT N’AURAIT-ELLE PAS RAISON ? » p.37

Hommages pluriels à Verlaine, Breton, Villon, Bataille, Cendrars, Antelme…

Notez que seul,

un poème,

comporte un titre, p.67,

« 19 heures ».

Autre extrait :

« Commensemencements

Sur la rive emplie de fantômes
l’instituteur valaisan apparaît
faisant danser « au brumeux horizon » *
tout un poème de Verlaine.
L’heure de la classe s’achève. Je lui demande
(et pour toujours demande)
ce que veulent dire la musique et les vers.
Dans l’entrebâillement de la porte
ou l’embrasure de la fenêtre
pénètre un rayon. Il forme sur le dallage
la réponse
mais personne pour la traduire ce jour-là.

p.28

* Rappel de ce délicat poème saturnien
VI/L’heure du berger

La lune est rouge au brumeux horizon ;
Dans un brouillard qui danse, la prairie
S’endort fumeuse, et la grenouille crie
Par les joncs verts où circule un frisson ;

Les fleurs des eaux referment leurs corolles ;
Des peupliers profilent aux lointains,
Droits et serrés, leurs spectres incertains ;
Vers les buissons errent les lucioles ;

Les chats-huants s’éveillent, et sans bruit
Rament l’air noir avec leurs ailes lourdes,
Et le zénith s’emplit de lueurs sourdes.
Blanche, Vénus émerge, et c’est la Nuit.

Notez que les poèmes sont de longueur variable,

une strophe,

2/3/4,

ou un paragraphe,

ou quelques expressions…comme s’il ne voulait pas de carcan, célébration des formes, en tout genre,

Une section se distingue aussi par sa thématique, plus sombre, « Egéennes » 8 poèmes sur l’inacceptable, un cri de révolte,

suppléments d’informations donnés, sous chacun des poèmes

ex : « L’embarcation surchargée a chaviré, entraînant la mort de soixante-treize migrantts hommes, femmes et enfants (9/12/2015) ,p. 45 à la manière d’une légende, dont on s’imagine très bien quelle pourrait être la photo associée,qui me rappelle aussi le Radeau de la Méduse de Géricault.

Et cette section un peu folle…ROIDE ASILE, 17 réflexions comme issues d’un « esprit malade ». Une découverte sympathique que je n’aurai sans doute pas faite sans cette opération de Babélio.

Pour aller plus loin :

« Jean-Luc Steinmetz est né en 1940. Poète, essayiste, professeur à l’université de Nantes, il a publié les œuvres complètes de Rimbaud en trois volumes (Garnier-Flammarion).

Il est l’auteur de plusieurs essais sur la littérature, dont deux importantes biographies : Stéphane Mallarmé, l’absolu au jour le jour (Fayard, 1998), Arthur Rimbaud, Une question de présence (Tallandier, 1999) et Pétrus Borel, vocation poète maudit., et. A lire chez Zulma : Les Femmes de Rimbaud (2000).En outre son livre Le Jeu tigré des apparences (Castor Astral) lui a valu le Grand Prix de poésie de la SGDL et le prix Paul Verlaine. »

M.G

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Phase poésie/ haikus /suite/ automne.

Sélection……….Image associée
La voix des roseaux
Bruit comme le vent d’automne
Mimiques

Matsuo Bashõ ( 1644-1695 )

Le ciel d’automne
Des milliers de moineaux –
Le bruit de leurs ailes.
Yotsuya Ryu ( 1758 )
Un éventail plié de l’automne est inséré
Dans le dur obi
Comme une planche.
Ce couchant d’automne

On dirait

Le Pays des ombres.

 

Matsuo Bashõ ( 1644-1695 )
Sur une branche nue
un corbeau est descendu
le soir d’automne

Tachibana Hokushi ( 1665-1718 )

L’automne se termine
Qui pourrait comprendre
Ma mélancolie.
Yotsuya Ryu ( 1758 )
MG

 

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Les classiques /Poésie et Automne, c’est de saison!

Image associée
Chanson d’automne
 
Les sanglots longs

Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens

 

Automne maladeImage associée

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

Chant d’automneRésultat de recherche d'images pour "AUTOMNE PIXABAY"

I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé.

J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? – C’était hier l’été ; voici l’automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd’hui m’est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l’âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D’un glorieux automne ou d’un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l’été blanc et torride,
De l’arrière-saison le rayon jaune et doux !

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

 

M.G

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La femme au carnet rouge, Antoine Laurain.

 Une première rencontre avec cet auteur,

la couverture, monochrome, et le noir et blanc,La femme au carnet rouge par Laurain

j’ai tout de suite été accrochée,

rien d’étonnant d’ailleurs,

une romance organisée autour d’un jeu de pistes invraisemblable, une idée de départ étonnante…mais crédible :

4ème : « Un soir à Paris, une jeune femme se fait voler son sac à main.

Il est retrouvé par Laurent Lettelier, libraire de profession, qui ne trouve pour seuls indices sur sa propriétaire que quelques effets personnels (un ticket de pressing, un roman, une pince à cheveux, un carnet…).

S’ensuit un jeu de piste romanesque.

 

Un matin à Paris, alors qu’il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné.
Curieux, il en fait l’inventaire et découvre, faute de papiers d’identité, une foule d’objets personnels : photos, parfum… et un carnet rouge rempli de notes. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s’improvise détective. À mesure qu’il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l’inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies. »

Laurent est libraire au Cahier rouge et tombe par hasard sur un sac à main mauve de bonne facture, intrigué, il va en rechercher la légitime propriétaire par curiosité et va se prendre au jeu.

« Laurent tourna la page pour découvrir deux lignes manuscrites au stylo sous le titre :  » Pour Laure, souvenir de notre rencontre sous la pluie. Patrick Modiano ».
L’écriture dansait sous ses yeux. Modiano, le plus insaisissable des écrivains français. Qui ne participait plus à aucune dédicace depuis des lustres et n’accordait que de très rares interviews. Dont la diction hésitante, pleine de points de suspension, était légendaire. »

Fouiller un sac à main, un tabou…c’est franchir une ligne…

« Combien de choses se sent-on obligé de faire par principe, par convenance, par éducation, qui nous pèsent et ne changent rien au cours des événements? p.108″

« Un hasard, des mots échangés, et c’est le début d’une relation. Un hasard, des mots échangés, et c’est la fin d’une relation, p.108 »

« C’était bien cela que suggérait Tabucchi dans son titre : on était passé à côté de quelque chose d’important. A côté d’un amour, à côté d’un métier, à côté d’un déménagement vers une autre ville, un autre pays. Une autre vie. A côté et en même temps si près que, parfois, dans des instants de mélancolie proches de l’hypnose, on pouvait malgré tout saisir des parcelles de ce possible. »

Laure se fait agressée un soir en rentrant chez elle, son sac est volé, .un sac à main qui renferme son intimité, ses effets personnels, et ce carnet, un moleskine rouge, sur lequel elle griffonne et laisse quelques pensées, façon journal intime..alors elle se sent dépossédée, dépouillée par ce vol.

L’histoire est bien ficelée, on accompagne progressivement Laurent dans ses découvertes et on piaille d’impatience,

le style est sobre, une simplicité qui sert avec justesse la romance sans en faire trop, lui apportant juste ce qu’il faut de crédibilité.

M.G

 

Article mis en avant

Emma/Ecriture

Acte troisième

Emma,

les soubresauts au coeur,

ça commence à cogner dans la poitrine,

ça m’oppresse Emma,

je le sens accélérer ce pouls,

pam…pam…pamm….tu l’entends, j’ai toujours senti que tu pouvais l’entendre, un infrason…tous  les deux … diapason… Emma et Paul …ça résonne.

Emma, Emma, t’as pas le droit de m’abandonner …Je prends ta main Emma, je la pose tout précieusement près du coeur, tu entends Emma, tu entends comme il bat ce petit organe, il est si fort, il bat pour nous deux Emma. La première fois que je t’avais croisé au petit café, tu reluquais ton livre, absorbée comme follement éperdue dans ton univers, rien ne semblait t’atteindre Emma, quand tu lis tu es toute fascinée, intégralement prise dans l’histoire, j’en connais peu des filles comme ça, Emma.Tu ne m’a même pas vu, tu étais plongée, j’enviais cet intérêt qui ne semblait jamais te quitter. Tu levais à peine les yeux sur le monde qui t’entourait comme si tu avais toujours su qu’il ne te conviendrait pas, une occultation du réel. Tu avais cette façon de te mouvoir Emma..une élégante discrétion qui ne pouvait passer pour telle, je voyais bien Emma que tu voulais observer le monde, glisser subrepticement sur les choses, tu ne semblais pas réaliser l’effet que tu pouvais faire, de l’irradiation.Une certaine pudeur sans doute, mêlée à une craintivité certaine et, pourtant, Emma j’ai réussi une fois, j’ai attaché ton regard, je l’ai fait mien, capture fugitive et éternellement figée.Tu m’as fait un sourire, pas de ceux des plus évidents, il y avait même une certaine gêne entre nous, j’insistais avec ce regard et tu observais, mais semblais dans l’incapacité de te jeter, comme prisonnière d’un je ne sais quoi. Alors moi le grand timide, celui que les copains charriaient pour sa naïveté, j’avais une fois osé, j’avais profité d’une de tes errances dans un livre pour m’inviter à ta table, il t’avait fallu un temps qui m’avais semblé interminable Emma pour seulement réaliser que tu n’étais plus seule..et quand tu avais levé les yeux je m’étais complètement déballonné…Je m’étais levé sans mot dire et j’avais quitter la table, juste le temps d’entr’apercevoir tes prunelles.

 

Acte deuxième

J’étais rentré…Je n’attendais qu’une future occasion de revoir ces jolies prunelles.

De loin, j’avais largement eu le temps de peaufiner le tableau, une allure racée, des jambes fuseaux au galbe délicat entraîné par une ballade rythmique, la taille marquée comme un appel à t’enlacer, et ce french coat qui ne te quittait pas.

J’avais établi un plan de bataille : approche de la cible, j’ai refait mon petit numéro, je me suis invité à ta table, tu étais toujours absorbée, toujours sans mot dire..ça devenait doucement obsessionnel..ça ne me quittait plus, cette idée fixe..Apprivoiser la petite créature, ça m’a pris du temps..Tu acceptais désormais ma présence Emma, tu la tolérais, tant que le silence régnait, j’avais une fois tenté de te parler, et là, c’est toi qui t’étais levée…je m’étais retrouvé bête et désoeuvré pour tout dire, alors je n’avais pas recommencé…Je m’étais mis à emmener des objets, le premier, une feuille vierge de tout mot comme ce qui nous unissait,puis un ruban pour tisser le lien, et je dois dire j’ai été transporté, ivre de joie quand tu l’as saisi de tes  doigts pour le glisser le long de la page.Il devenait rempart ce livre, bouclier de ta réclusion et pourtant, le ruban…il était bien là le ruban. Toujours le silence, ça devait j’imagine, t’apaiser, mais tu conservais les objets, les alignais devant toi, ligne pacifique de ta tranquillité. Et puis, il y a eu ce jour, je n’oublierai jamais..

 

Acte premier

C’était devenu une routine, une joyeuserie, si j’ose dire, je me demandais quel serait le prochain objet, et je cherchais, je cherchais…puis….une évidence …Je suis arrivé fringant, enthousiaste, prêt à soulever des montagnes et à m’affranchir des silences, j’avais…

oui j’avais….

mais

j’avais pas tout prévu,

Emma,

j’avais envisagé des possibles, mais pas celui-là, j’ai pensé que cette fois-là je pourrai enfin délivrer ces lèvres d’un sourire,d’un mot, j’étais encore avec cette idée-là quand je me suis attablé, le bouquet de belladones fraîchement amassées, que j’avais maladroitement enrubanné et qui dissimulait ce petit mot, j’y ai cru  quand tu as levé les yeux,  tes lèvres ont commencé à remuer, je me suis dit intérieurement, Emma…J’avais le coeur à tout rompre, j’y croyais, j’y étais parvenu ! Enfin !Victoire!

Puis, les bruits sourds____assourdissants même, les rafales,

comme rifflés, les éraflures aiguës,

ébranlé,

tombé,

je te cherche, Emma où es-tu ? Emma? Emma?

Emma…

t’as pas le droit de m’abandonner….Je prends ta main Emma, je la pose tout précieusement près du coeur, tu entends Emma, tu entends comme il bat ce petit organe, il est si fort, il bat pour nous deux Emma.

Il bat moins fort maintenant, moins vite, il s’essouffle, sans doute,

parce que

tu as glissé comme faussement lascive le long de ta chaise,

je n’ai pas compris,

juste le temps de saisir ta main de la glisser sur mon coeur,de voir la panique et la terreur dans tes yeux, j’aurais voulu les ignorer tout comme les poinçons, ceux qui sont apparus,  noyés pourpre, quand les balles de kalach ont sifflé et percuté l’air,

celles qui ont interrompus notre tête-à-tête et qui t’ont si …cruellement blessée ce soir- là.

Alors, je t’ai accompagné Emma,

du mieux que j’ai pu, j’ai pris ta main et me suis tu, je laissais les résiliences

au coeur.

 

M.G.

P.S : Emma /MatmatahEmma /Matmatah,

toujours aimé cette chanson,

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Rencontre attendue avec Foenkinos, …correspondances?

Lectures indélébiles Ecritures vagabondes

Enchantée de cette première 4ème de couverture et de cette rencontre avec David Foenkinos,

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j’appréhendais et je craignais une distorsion, un écart voir un fossé entre l’écriture et l’écrivain, il n’en est rien. Les correspondances sont bien là.

Cette 4ème a bien débuté dans le cadre intimiste et j’avoue apprécier le velours bordeaux et le décorum du théâtre de la Madeleine,

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Foenkinos s’est présenté avec quelques minutes de retard arguant de la séduction du chaource qu’il venait de découvrir et d’apprécier, l’ambiance était chaleureuse et détendue.

Après quelques mots d’introduction, Gérard,son acolyte s’est chargé de lui poser quelques questions sur le roman, thème privilégié de cette soirée dont je vais tâcher de vous retranscrire quelques éléments en étant, je l’espère, fidèle.

A la question le romancier est-il finalement celui qui raconte, Foenkinos évoque les Souvenirs, roman qui se nourrit des émotions et s’attache aux relations intergénérationnelles, entre transmissions et…

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Anton Tchekhov …adaptation Carnets

Lectures indélébiles Ecritures vagabondes

Une belle occasion de lui rendre hommage à cet amoureux du théâtre que par cette mise en scène.

Aimé

l’introduction par le biais des objets plus particulièrement de ce type de téléphone

Résultat de recherche d'images pour &quot;telephone ancien&quot;

, et de son antique sonnerie dring, dring,

et cette voix hypnotique

… qui laisse des messages, tour à tour, Tolstoi, son frère…et qui rythme le spectacle

Aimé

la mise en scène dépouillée, le bureau, écritoire privilégié, la bouilloire qui fume et les sacs de charbon pour chauffer l’unique pièce et les feuilles volantes autant de brouillons et d’essais d’écriture qui virevoltent sur la scène, ambiance toute feutrée, accentuée par un intimisme certain (de fait nous étions peu nombreux au théâtre,sur 4/5 rangs et j’étais littéralement devant, au deuxième rang, plein centre) à partager les déboires et drôleries d’Anton…pour qui, chaque entrée de personnage revêt une théâtralité, et ce, sur un fond et des interruptions musicales jazzy

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