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Lectures indélébiles Ecritures vagabondes

Journal de bord des lectures, critiques et moments d'écritures

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littérature américaine

City on fire, Garth Risk HALLBERG.

C’était le pavé de mes vacances, 1244 pages, roman de littérature américaine, le New York fourmillant, entre démesure et destins croisés, foison de personnages qui évoluent sur des années, une avalanche de détails.. Et intercalés, des feuillets, lettres, qui nourrissent,et gavent jusqu’à l indigestion. J’avoue que cette lecture était un défi, les 450 premières pages passèrent relativement vite, alternances des chapitres et des personnages, pas facile à suivre, sur fond néo punk, rébellions à divers égards. Le style n’est pas rédhibitoire, mais à forcer le trait, il perd en puissance, s’essouffle, un véritable marathon. Pour ma part, j aurai préféré moins de longueurs, moins de détails, si j ai été au bout j’ avoue n’avoir pas saisi le final.. Black-out du 13 juillet 1977..concordant.. Avec blackout pour moi, j ai refermé le livre, je n y reviendrai pas.. Vous laisse voir, juger, échanger… En attendant quelques extraits..

4ème..
Pour le style.. L’ écriture, morceau choisi..
Lettre.. De famille..
Journal… Punk..
Compléments..autre….. Avis aux amateurs.. M. G

Pause…polar..Lisa GARDNER, La fille cachée.

Premier polar avec cette auteure américaine pour moi,

publiée dans 30 pays et dans la veine des thrillers.

La fille cachée n’appartient à aucun cycle, Gardner reprenant ses personnages au cours d’enquêtes, même si j’ai pu faire la connaissance de Pierce Quincy comme sommité dans le profilage..

 

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4ème…

Ce que j’en ai pensé…

J’ai passé un bon moment de lecture, toute fraîche,

les 470 pages se lisent bien et plutôt vite,

« -Vous pouvez laisser la lampe allumée, si vous le désirez.

-Ça ira. Je suis une grande fille. Je n’ai plus peur dans le noir.

-Une grande fille ? Moi, je suis un agent du FBI et les agents du FBI sont tous des couards. Je vous assure qu’il n’est pas un inspecteur vivant qui ne dorme sans veilleuse. »

je regrette cependant une certaine prévisibilité qui laisse entrevoir le dénouement et des personnages plus proches des stéréotypes ( famille américaine aisée, genre « la belle vie « , rêve américain….) que de l’authenticité, « Ravir à autrui ce qu’il possède, tout simplement parce que ça lui appartient. C’était à la fois de l’insensibilité, de la cruauté et pire. »

certains passages auraient mérité plus de développement « On a invariablement ce qu’on mérite » et parfois une impression d’alambiquée qui dessert le scénario.

Pour autant, je compte poursuivre avec Gardner et un prochain titre à venir..mais Thilliez et Bussi m’attendent aussi…

D’autres titres…Gardner : pour aller plus loin,

Sources : Albin Michel,

Livre de Poche,Babélio,

Site de l’auteur https://www.lisagardner.com

https://polar.zonelivre.fr/lisa-gardner-biographie-et-bibliographie/

BIBLIOGRAPHIE

DÉTECTIVE D.D. WARREN

  1. Disparue (Albin Michel en 2008, Livre de Poche en 2010) Alone
  2. Sauver sa peau (Albin Michel en 2009, Livre de Poche en 2011) Hide
  3. La maison d’à côté (Albin Michel en 2010, Livre de Poche en 2012) The Neighbor
  4. Les morsures du passé (Albin Michel en 2012) Live to Tell
  5. Preuves d’amour (Albin Michel en 2013, Livre de Poche en 2015) Love you More
  6. The 7th Month (USA- Nouvelle)
  7. Arrêtez-moi (Albin Michel en 2014, Livre de Poche en 2017) Catch Me
  8. Fear Nothing (USA 2014)
  9. 3 Truths and a Lie (short story) (USA 2016)
  10. Lumière noire (Albin Michel 2018) (Find Her – USA 2016)

SÉRIE FBI PROFILER

Parmi les personnages récurrents : Pierce Quincy et sa fille Kimberly Quincy, aidés par Rainie Conner, ancienne avocate devenue enquêtrice privée.

  1. Jusqu’à ce que la mort les sépare (L’Archipel en 2000, Archipoche en 2001) The Perfect Husband
  2. Tu ne m’échapperas pas (L’Archipel en 2003, Livre de Poche en 2005) The Third Victim
  3. La vengeance aux yeux noirs (L’Archipel en 2004, J’ai Lu en 2006, Livre de Poche en 2015) The Next Accident
  4. The Killing Hour (USA)
  5. Disparue (Albin Michel en 2008, Livre de Poche en 2010) Gone
  6. Derniers adieux (Albin Michel en 2011, Livre de Poche en 2013) Say Goodbye

Série Détective privée Tessa Leoni

  1. Preuves d’amour (Albin Michel en 2013, Livre de Poche en 2015) Love You More
  2. Famille parfaite (Albin Michel en 2015, Livre de Poche 2018) Touch & Go
  3. Le Saut de l’ange (Albin Michel en 2017) Crash & Burn

AUTRES ROMANS POLICIERS

  • La fille cachée (L’Archipel en 2001, Archipoche en 2002) The Other Daughter
  • The Surivors Club (USA)
  • I’d Kill For That (USA)

SOUS LE NOM D’ALICIA SCOTT (liste non exhaustive)

  • Maggie’s Man (USA)
  • MacNamara’s Woman (USA)
  • Brandon’s Bride (USA)

 

M.G

Effets indésirables, Larry FONDATION.

Percutant, Effets indésirables par Fondation

un style vif, un brin déjanté, un style singulier,

cinglant qui fixe des fragments de vie, très efficaces,

nerveux , acéré,

une énergie folle,

un de ces livres qui  vous laissent groggy,

qui vous secouent,

instantanés pris sur le vif, clichés noirs, sanglants, à l’état brut de l’humanité,

piochés au gré des rencontres, paysages de rues, Los Angeles,

l’Amérique des bas quartiers et des faits divers glauques, ces petites nouvelles fusent,

effrontées !

jolie promotion de l’éditeur : « Piliers de bars, prostituees, receleurs, clochards, arnaqueurs en tout genre ou même monsieur tout-le-monde… tels sont les personnages qui jalonnent le recit nerveux de Larry Fondation, assemblage de vignettes, d’éclats de voix, de bribes d’action, d’inventaires aberrants ou de nouvelles laconiques. Dans une Los Angeles hallucinee, vue au ras du sol, tout semble régi par une violence brute, épidermique, désinvolte ; chaque situation, même la plus banale, peut basculer vers l’irremédiable.

« Autant marqué par les romans-collages de Dos Passos, la photo de Cartier-Bresson ou le rap de NWA, Larry Fondation construit des pièces composites, d’où jailli une poésie inattendue. Avec une économie qui évoque le minimalisme de Félix Fénéon ou l’ironie des Crimes exemplaires de Max Aub, l’Américain cisèle ses textes pour les rendre plus percutants, et atteindre une pureté où la moindre phrase compte. Fondation parvient à saisir ces instants fugitifs qui, résumés en quelques lignes, laissent transparaître la folie désespérée d’un monde à la dérive. Folie qui glisse parfois jusqu’à l’absurde – l’humour et l’optimisme perçant alors derrière les fissures du bitume qui sert de décor à ses saynètes implacables. »

Pour info : 2009

156 pages // 19,50 euros

ISBN : 979-10-92159-10-3
Diffusion-distribution : Les Belles Lettres BLDD
Parution : 14 septembre 2016

 

Première  et excellente rencontre avec cette maison d’édition, et suis… bluffée,

jolie surprise,  carton plein,

bravo !

Hasardeuse rencontre, puisque issue de ma dernière tournée en bibliothèque, tant par la ligne suivie que la charte graphique, le format est audacieux,

j’y retournerai donc, bien volontiers, à lire sans modération.

Extraits choisis :

 « J’avais vraiment envie de tuer quelqu’un, mais je ne voulais pas faire de taule. Il a fallu que j’élabore un plan. Ça devait être de la légitime défense. J’ai réfléchi à mes options. […]
Un soir où je me promenais pas loin de Sunset, près d’Echo Park, j’ai entrevu un début de réponse. Une école d’arts martiaux.
-Vous apprenez comment tuer quelqu’un à mains nues ? j’ai demandé.
-Oui, m’a assuré le professeur. Mais surtout, on vous apprend comment ne pas avoir à le faire.
-Bien entendu, j’ai répondu.
J’ai su que c’était le bon endroit. »

 

« Miss éthérée.

Elle se tenait au bar, toute de rouge et de noir.
J’ai commandé un autre verre.
Minuit était passé de quelques minutes.
Je l’ai appelé « Miss éthérée ».
Elle ne comprenait pas de quoi je parlais. p.107″

« Les pneus de la voiture étaient vieux,
Les chapes usées ;
L’allumage était facile à forcer,
Avec un tournevis.
Les lignes blanches sur la route
Étaient vieilles et passées
Comme le maquillage crayeux d’une douairière.
La route était humide et grasse ;
On l’avait déjà prise plusieurs fois.
Avec des pneus aussi lisses,
On n’avait aucune adhérence,
Quand Tommy a appuyé sur le frein.
Le mur est arrivé très vite.
(« Vol qualifié ») »

“I think Los Angeles reveals itself most at the margins. On the street corners, in bars and nightclubs. In the sounds of the traffic, police sirens and helicopters, in the words and music of local bands…”
—-Larry Fondation

Biographie issue du site

Larry« Larry Fondation is the author of the novels Angry Nights and Fish, Soap and Bonds, and of Common Criminals, Unintended Consequences and Martyrs and Holymen, all three collections of short stories. His fiction focuses on the Los Angeles underbelly. His three most recent books feature collaborations with London-based artist, Kate Ruth.

Fondation has lived in LA since the 1980s, and has worked for nearly 20 years as an organizer in South Los Angeles, Compton and East LA.

His first three books are being published in France by Fayard. The first, Angry Nights (FC2 National Fiction Competition Winner, 1994), translated as Sur Les Nerfs (“On the Edge”), appeared in French in January 2012. It was nominated for the 2013 Prix SNCF du Polar. The second, Criminels Ordinaires (Fayard), was published in February 2013.

Fondation is a recipient of a Christopher Isherwood Fellowship in Fiction Writing.

“The future of fiction rests with its ability to regain its public function—as a principal way we relate narrative, as an indispensable means of telling our story and that of our era.”

–Larry Fondation »

M.G

Gatsby le magnifique, F.Scott Fitzgerald.

Gatsby…

ça s’annonçait magnifique,

3ème roman de  l’américain Fitzerald, publié en 1925,

« Gatsby s’est montré parfait jusqu’à la fin. C’est ce dont il était la proie, les remous dégradants qu’entraînent le sillage de ses rêves, qui m’ont rendu sourd pour un temps aux chagrins mort-nés des humains et à leurs transports si vite essoufflés. »p.13

flamboyant, quelque peu plein d’extravagance et de superlatifs bien sentis, la couverture elle-même lui rend bien justice sur cette édition récente,

Après tout_____et ce n’est pas une simple boutade______pour observer la vie sous le meilleur des angles, mieux vaut rester à la même fenêtre. »p.15

Les années folles,

New York, New York

« Je commençais à aimer New York, le côté incisif, hasardeux qu’elle prend la nuit, le plaisir que le va-et-vient incessant des hommes, des femmes et des voitures procure à l’oeil constamment aux aguets.p75. »

Gatsby le magnifique par Fitzgerald

Devant un tel personnage, du rocambolesque assurément, « Presque toutes les démonstrations d’autarcie personnelle me laissent désarmé et confus. »p21,

cher vieux, cher vieux « Demain,nous courons plus vite, nous tendrons les bras plus avant …Et, un beau matin…Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulées sans fin vers notre passé. p.223″

Quelque chose le poussait à venir grignoter dans les marges des vieux poncifs, comme si l’égoïsme engendré par sa vigueur physique ne suffisait plus à combler les exigences de son coeur. »

J’aime particulièrement ce passage qui faisaient échos à d’autres lectures Et, sous le soleil ou la pluie, ses yeux délavés, qu’on ne repeint plus depuis des années, continuent de couver rêveusement cette impressionnante décharge.p37″.

Un roman centré sur un personnage atypique, un milliardaire qui ne songe qu’à éblouir, rivalisant d’imagination, mais un halo de mystère le nimbe, qui est-il vraiment, que cache-t-il ?

Et cette étrangeté dans le somptueux, ses soupçons qui hantent…Une description du rêve américain dans toute sa splendeur, au gré d’un air jazzy et d’une coupe de champagne, magnifier pour mieux éblouir, robes de soirée et smoking exigés, éloge d’une certaine démesure,

« Je vous recommande Fitzgerald . avec lui, c’est la fête , et on n’a pas honte de s’y trouver. Pour une fois, nous allons faire du ski nautique, de la pêche sous-marine sur une côte d’azur presque vide. Pour une fois nous allons aimer le teint de notre peau. Sous de gais parasols, à l’heure où le soleil est chaud , nous boirons du champagne rosé et nous grignoterons du caviar. pour une fois nous allons bavarder avec de ravissantes jeunes filles , riches, sottes, exquises pour tout dire …
Lecteurs dépêchez vous de lire Gatsby le Magnifique , la grande maison de West Egg avec ses vingt hectares de pelouse et de jardins, sa piscine de marbre, son lierre vert cru, va bientôt se rallumer et être envahie par des gens impossibles. Profitez du calme.» Bernard Franck, Gatsby le Magnifique, Francis Scott Fitzgerald, Livre de Poche, Préface à l’édition de 1962.

puis,

désenchantement oblige..

« Je n’avais rien à lui répondre, sinon que la vérité était autre, mais cela n’était pas dicible. « 

N.B :Version ciné, la plus récente…version bling-bling,

 

M.G

Hommage kingien Marche ou crève/Ecriture/Ré-écriture…100 ème !

 Rappel : je disais précédemment : le 100 ème ( billet ) : Il pourrait être associé aux lectures…ce serait dommage…donc il sera d’écriture….mais en stand-by…en attente….

Puis,

récemment une évidence, ce ne pouvait être qu’un hommage pour cet auteur que j’admire,

pour ce faire, j’ai choisi parmi la cinquantaine de titres que je garde précieusement, et Marche ou crève c’est une de ses premières publications, mais que peu connaissent, l’occasion était donc trop belle, alors…

à vos marques,

prêts,

partez!

 

C’est marche ou crève…

Marche ou crève..marche ou crève,

un leitmotiv que je m’assène, en boucle, comme pour me convaincre de cette atroce réalité, comme si cela procédait d’un véritable choix..marche ou crève…et non

marche et ___ crève.

C’est bien là, toute la difficulté…

Un pied devant l’autre, varier le rythme, hâter le pas, une justesse dans les gestes, de l’économie et une certaine souplesse pour éloigner, repousser la crampe de t’assaillir, en traître…L’ennemie jurée…

Penser au ravitaillement, au prochain stand,

tenir, tenir, tenir..

La bouche pâteuse, sèche, se fronce, douloureusement,

je visualise ce filet d’eau, bénite, qui coule langoureusement dans la gorge, si serrée, asséchée, rendue si nerveuse par les efforts…J’en salive d’avance.

Forcer la cadence,

sans trépigner,

le compte à rebours est lancé, tourne, fatidique et si inexorable. Je dois impérativement atteindre le stand, avant le signal. Il faut allonger la foulée, presque courir, à perdre haleine, bordé, l’essoufflement de toute parts, et s’il n’y avait que ça, comme préoccupation, mais il faut veiller ardemment à ne pas laisser distraire,

suivre les lignes,

tenir le couloir,

ne pas céder aux clameurs du public, qui acclament ses champions tout en décimant les autres,

rester, sans trépasser.

Je suis un OUTSIDER, personne n’aurait misé un kopeck sur moi,

mais je suis toujours là,

mon physique ingrat et malingre ne plaidait pas en ma faveur, il faut bien l’avouer.

Je reste pourtant planté dans le décor, fin résistant.

Ne pas céder aux appels du public, parce que…parce que…,

ne pas y penser,

parce que parce que…ne pas prendre son ticket, au-delà de ce ticket…votre limite…n’est plus valable…

si tu déroges aux règles,

si tu dévies, alors tu écopes d’un avertissement, d’un 2ème, puis…c’est fini, ce sont les coups de fusils qui prennent le relais, sans sommation, eux n’ont aucune pitié, ils frappent la cible et ne la manquent jamais,

Rester concentré, peu importe si la douleur commence à venir, elle monte, te morcelle et s’élance, vive, coriace, les membres gourds…

focalise-toi, évince la,

elle n’existe pas,

le psychologique peut prendre le dessus pour atténuer, camoufler la douleur…ça c’est un idéal, je prêche un convaincu là…

Ralentir le rythme et contenir le souffle, gardez le contrôle…et ce bruit,  je le hais,  ce bruit sourd _____de ceux qui tombent, s’écroulent et échouent,

je parviens presque à l’occulter,

j’oublie presque,

mais ce que je redoute le plus, ce sont les visages, ceux de la foule, ceux qui devinent…

Ils sont terribles, ces regards,

ils ravagent… plus que les décharges…

M.G

 

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Morceaux choisis:

« Le retrait total de tout et tous ceux qui les environnaient. De tout sauf de la route. Ils étaient hypnotisés par la route par la route, comme si la corde raide sur laquelle ils devaient marcher, au-dessus d’un abîme sans fond, p110. »

« Il m’a fallu du temps pour comprendre, mais c’est allé plus vite une fois que j’ai eu surmonté ce blocage mental. Marche ou crève, c’est la morale de cette histoire. Pas plus compliqué. Ce n’est pas une question de force physique, et c’est là que je me suis trompé en m’engageant. Si c’était ça, nous aurions tous une bonne chance. Mais il y a des hommes faibles capables de soulever des voitures si leur femme est clouée dessous. La tête, Garraty, le cerveau… Ce n’est pas l’homme ou Dieu, c’est quelque chose… dans le cerveau.  »

« La foule reprit sa litanie. Garraty écouta son nom jusqu’à ce qu’il se réduise à un amalgame de syllabes sans signification, sans rapport avec lui. »

« Peu après la symphonie aqueuse de l’aube commença. Le dernier jour de la Marche se leva, trempé et couvert.p.327 »

Marche ou crève, originellement « The Long Walk », paraît en 1979, alors que King est encore étudiant, en première année, sous le pseudonyme de Richard Bachman.

Ce roman d’anticipation dystopique, suit le rythme haletant de la course, cette épreuve impitoyable, annuelle, attraction populaire dans un contexte où l’Amérique ressemble davantage à une dictature militaire, est régi par des règles simples et terrifiantes : ils sont cent adolescents au départ et marchent, sans interruption, en cadence, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un, genre… d’Highlander.

Au bout de trois avertissements, ils reçoivent leur ticket, et sont tout simplement radiés…

Etonnant comme King parvient à faire de cette Marche un événement passionnant,un marathon morbide, critique acerbe d’un élitisme et d’un individualisme poussé à l’extrême, avec une atmosphère légère qui progressivement se charge de ténèbres ; le lecteur s’attachant désespérément à Garraty, et espérant qu’il s’en sorte.

King parvient déjà avec brio à décrire cet instant où le psychologique sombre, des souffrances physiques aux frontières de la folie,

où l’esprit tente de s’accrocher et de ne pas dérailler,

glaçant,

entre Rêves et cauchemars, comme une Danse macabre, dont on ne saurait sortir indemne.

N.B : Une adaptation cinématographique est envisagée pour bientôt, par Frank Darabont, adaptateur officiel de King, scénariste et réalisateur de La ligne Verte et des Evadés, c’est donc particulièrement prometteur, à suivre donc…

M.G

 

 

 

Une rose pour Emily et autres nouvelles, William Faulkner.

Choix de ce recueil, artificiel,

 

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de quatre nouvelles issues des Treize nouvelles, 1 ères oeuvres traduites en français dans les années 1930, il fallait bien choisir un titre pour commencer mon initiation à Faulkner, ça me tentait depuis un moment, je suis tombée dessus par hasard, d’occasion, et je poursuivrai avec celui emprunté à la bibliothèque bien plus connu, Le Bruit et la Fureur.

Lu ce jour, ces quatre nouvelles s’articulent autour des femmes : Miss Emily, Susan Reed, Nancy et Minnie Cooper…La quatrième est celle qui m’a davantage touchée, je reste…comment dire …fascinée devant certaines tournures descriptives ( je marque toujours certains passages du livre, post-it miniatures, marque-pages, cornes..)

paysage intérieur non dénué d’une poésie, d’onirisme…

chapitre III, p.116 « Le jour était mort sous un linceul de poussière.Au-dessus du square sombre enseveli sous la poussière retombée, le ciel était aussi clair que l’intérieur d’une cloche de cuivre. Sous la ligne de l’orient on sentait la rumeur d’une lune deux fois pleine. »

« A l’est, la blême hémorragie e la lune croissait. Elle pesait sur la crête des collines, argentant l’air et la poussière, si bien qu’ils avaient l’air de respirer, de vivre, si bien qu’ils avaient l’air de respirer, de vivre dans une vasque de plomb fondu. Nul bruit, ni d’insecte, ni d’oiseau nocturne ; rien que le souffle de leur respiration et un léger cliquetis de métal contracté, dans les autos. »p118/119

« La lune avait monté, elle glissait très haut, sortie enfin du nuage de poussière sous lequel, au bout d’un moment, la lueur de la ville apparut. »p.123

« Pas un mouvement, pas un bruit, pas  même un insecte. On eût dit que le monde gisait dans l’obscurité, abattu, sous la froideur de la lune et l’insomnie des étoiles. »

qui tranche avec les thèmes plus sombres abordés, la folie et les tourments de l’esprit,

les obsessions, sous versant tragique coloré de tensions raciales et ségrégationnistes, entre « Noir, petit nègre, négresse, négritude, sale négrophile » face au « Mister, Blanc » soupçons et promesses de lynchages, thèmes de la servitude et de l’esclavage…en fin de lecture, notamment de cette quatrième nouvelle, afflux spontané d’images en tête, du Ku Klux Klan…et qui incite à une certaine endurance…et qui me remet en mémoire d’autres travaux et thèses en cours ( notamment l’étude de la mission civilisatrice de l’homme blanc 1830/1914 que j’avais faite en maîtrise etc…) .

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M.G

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