En surface, la quiétude règne sur les rives, l’innocence, en surface, oui.

Olivier NOREK ne nous ménage pas, d’entrée de lecture, il nous heurte de plein fouet, Noémie Chastain, femme flic est blessée en pleine opération et se retrouve défigurée, « Ne vous trompez pas, réparer votre enveloppe ne pose pas de problème. Réparer des dégâts invisibles, c’est plus aléatoire, donc plus imprévisible, forcément »p.26

Ces cicatrices font de Noémie un monstre, au-delà de la reconstruction, les cicatrices demeurent et rappellent à chacun de ses coéquipiers que toute situation demeure risquée, elle doit avancer et souhaite avant tout retrouver sa brigade, mais le retour n’est pas si facile, et ses supérieurs ne lui facilitent pas la tâche, elle est suivie par un psychologue et doit renoncer pour l’instant à réintégrer son poste auprès de ses coéquipiers. Elle est envoyée en Aveyron, à Decazeville, mise au placard et doit en plus d’intégrer le service, juger de sa nécessité de rester en activité, une mission de prime abord, très ennuyante et pénible. Sauf qu’un premier cadavre, un fait tout à fait exceptionnel émerge, des enfants disparus, une légende urbaine, un village déplacé et immergé, en surface tout va bien, tout est calme, mais si l’on sonde, si l’on questionne la surface, que risque-t-on ?

Un polar thriller bien mené, une course contre le temps, des personnes bien campés et une écriture fluide m’ont facilement emmené au-delà de la surface, comme souvent, il faut creuser les profondeurs pour frôler l’abîme.Un polar que je verrai bien adapté au cinéma, un jeu de questions réponses, un village et des rumeurs ancestrales, des familles en opposition, des secrets, tous les bons ingrédients y sont, une bonne lecture que j’ai apprécié pour une débuter une série de polars.

M.G