Glacé par Minier

La 4ème »Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière.« 

« Servaz surprit cependant un regard aigu filtrant sous les paupières et il comprit que l’ex-magistrat dissimulait derrière cette bonhomie de façade un esprit pénétrant – à l’inverse de tant d’autres qui cachent derrière le masque du cynisme et de l’ironie leur absence d’idées ».

Un autre Minier, une autre atmosphère,

glaçante,

un thriller psychologique réussi,

haletant, bien rythmé, les personnages ont de l’épaisseur, l’intrigue commence par une découverte atypique, un cadavre mutilé de.. cheval au sommet des Pyrénées,

donc assez énigmatique, suscitant nombres d’hypothèses et de questionnement chez le lecteur,

parallèlement à cela on suit une psychologue qui vient d’intégrer juste à côté du site criminel un centre psychiatrique,

le décor est donc campé,un environnement particulièrement

hostile, propice à la psychose..

« La folie est contagieuse,

répondit Servaz. Comme la grippe. Voilà une chose que les psychiatres auraient dû comprendre depuis longtemps. Contagieuse? fit Marchand, dérouté.Elle ne saute pas d’un individu à l’autre comme la grippe, précisa Servaz. Mais d’un groupe de population à un autre. Elle contamine toute une génération. Le vecteur du paludisme, c’est le moustique. Celui de la folie, ou du moins son vecteur préféré, ce sont les médias.« 

« Oui… Ici, les doses dépassent largement les normes recommandées. C’est un peu Hiroshima version médocs. On ne fait pas dans la dentelle. Attendez, on ne les shoote pas pour autant ! Regardez-les : ce ne sont pas des zombies. Simplement, la plupart de ces… individus… sont chimio-résistants. Alors on jongle avec des cocktails de tranquillisants et de neuroleptiques à assommer un bœuf (…) quand rien d’autre ne fonctionne, on a recours à la molécule miracle : la clozapine…
Diane en avait entendu parler : la clozapine était un antipsychotique atypique utilisé pour traiter des cas de schizophrénie réfractaires aux autres médicaments. P.223/224

Aussi ne suis-je pas étonnée d’en trouver une adaptation :

cf lien avec le prix de la meilleure série lors du Festival de la fiction télévisée de La Rochelle en 2016.

J’avoue ne pas l’avoir encore visionné, mais je le garde en tête,

M.G