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Jolie découverte…à lire en ayant en tête Benabar…

« Un rendez-vous dans un proche avenir est la porte de l’enfer, la soirée est l’enfer même. « 

sans compter la satire sociale, bravo!

Il fallait oser, choisir un cadre resserré,

« Je sais parfaitement que, dans les restaurants haut de gamme, on privilégie la qualité et non la quantité, mais il y a vide et vide. En l’occurrence, on avait été visiblement très loin dans l’exagération du vide, de la partie de l’assiette sans aucune nourriture. « 

le temps d’un dîner,

pour captiver le lecteur, et Herman Koch excelle…aucun doute, un ton badin, léger,

avant d’entrer dans le vif du sujet,

46 chapitres comme autant de hors d’oeuvres,

inauguré par « l’apéritif », » l’éntrée », etc pour se clôturer par « le pourboire » (sera-t-il généreux ?)

« Le ris d’agneau est mariné dans de l’huile de Sardaigne et agrémenté de roquette, a expliqué le gérant qui entre-temps était arrivé devant l’assiette de Claire et indiquait de son auriculaire deux minuscules morceaux de viande. Les tomates mûries au soleil viennent de Bulgarie. »
Ce qui frappait au premier regard dans l’assiette de Claire, c’était le vide incommensurable. »

« Cela arrive plus souvent qu’on ne le souhaite, dans ces restaurants prétendument haut de gamme, on perd le fil de la conversation à force d’être confronté à ces innombrables interruptions comme les explications bien trop détaillées sur le moindre pignon de pin dans son assiette, le débouchage interminable des bouteilles de vin et le remplissage opportun ou non de nos verres sans que personne n’ait rien demandé »

saignante la cuisson,

assurément…tout en procédant presque à un examen de conscience,

« Il s’est alors installé ce curieux silence que l’on n’entend que dans les restaurants : une soudaine conscience aiguë de la présence des autres, du brouhaha et du cliquetis des couverts sur les assiettes de la trentaine d’autre tables, une ou deux secondes de calme plat pendant lequel les bruits de fond deviennent des bruits de premier plan.«  une démarche pour le moins originale !

« Nous devons parler de nos enfants »

« Nous devons parler de nos enfants » (au coeur de l’intrigue, que s’est-il passé ?)

« J’ai regardé ma femme, Paul et moi… A quand remontait le temps où Claire et moi pensions encore que l’autre ne savait rien ? Une heure ? Cinquante minutes ? J’ai regardé la dame blanche intacte de Serge : comme avec les cercles annuels des arbres ou la « méthode du carbone 14 », on devait pouvoir déterminer techniquement l’écoulement du temps en fonction de la fonte d’une glace à la vanille. « 

« Je me demandais très sérieusement ce qui se passerait si je ne disais strictement rien. Si je me contentais de continuer à vivre, comme tout le monde. Je pensais au bonheur – aux couples heureux et aux yeux de mon fils.

« Nous avons partagé quelque chose ensemble. Quelque chose qui auparavant ne s’était pas produit. Nous n’avons certes pas partagés tous les trois la même chose, mais peut-être n’est-ce pas nécessaire. On n’a pas besoin de tout savoir sur les uns des autres. Les secrets ne sont pas un obstacle au bonheur. 

« Michel a regardé ma main comme s’il s’agissait d’un curieux insecte qui avait atterri sur son bras, puis il m’a regardé.
Nous étions à présent très près de quelque chose, me suis-je dit. Quelque chose à la suite de quoi il serait impossible de faire machine arrière. J’ai retiré ma main de son avant-bras. »

Publié en 2009, ce titre est couronné de succès et remporte le Prix du public du livre néerlandais, et s’inspire d’un fait réel.« Je veux dire, de qui parle-t-on à l’étranger quand il est question des Pays-Bas? De Rembrandt. De Vincent Van Gogh. De peintres. La seule personnalité historique néerlandaise qui s’est fait une renommée internationale, pour ainsi dire, c’est Anne Frank ». 

Et bonne nouvelle,

il est prochainement adapté…aperçu et mise en bouche, avec Richard Gere…A ne pas confondre avec l’autre adaptation du même nom « the Dinner », version de notre « Dîner de cons », qui fait elle, dans la comédie.

M.G

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