Questa è la storia della famiglia…ma non una famiglia normale :

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« Giovanni Manzoni prônait l’art de l’éloquence à coups de barre à mine, et les joies de la dialectique se traduisaient en général par une recherche d’arguments sophistiqués allant du chalumeau à la perceuse.p.153 »

« Les coudes posés de part et d’autre de sa Brother 900, le menton sur ses doigts croisés, Fred s’interrogeait sur les mystère du point-virgule. le point, il savait, la virgule, il savait, mais le point-virgule ? Comment une phrase pouvait-elle à la fois se terminer et se poursuivre ? Quelque chose bloquait mentalement, la représentation d’une fin continue, ou d’une continuité qui s’interrompt, ou l’inverse, ou quelque chose entre les deux, allez savoir. Qu’est-ce qui, dans la vie, pouvait correspondre à ce schéma ? Une sourde angoisse de la mort mêlée à la tentation métaphysique ? Quoi d’autre ? »

« Pourquoi fallait-il, tant d’année après, qu’il trouve la force de s’enfermer jusqu’à huit heures d’affilée face à une machine à écrire pourrie ? Pour pousser le principe même de la confession à son point le plus cynique ? Pour revivre ses faits d’armes et immortaliser ses titres de gloire ? C’était comme éprouver la nostalgie du péché. Il trempait sa plume dans toute la noirceur de son âme et cette encre-là ne sécherait jamais. »

Pas étonnant queLuc Besson s’en soit emparé de cette histoire d’intégrité, de filiation, une comédie mafieuse dont on se régale, pas de temps à perdre..

Dans la famille,

j’appelle le fils : » A la proposition d’Archimède « Donnez-moi un point fixe et un levier et je soulève le monde », il préférait la variante mise au point par ses ancêtres, « Donnez-moi du backchich et un colt, et je règne sur l’humanité ». 

le père :« Qui saura jamais à quoi tient l autorité? Lui même n en avait aucune idée, un mélange de magnétisme et d’agressivité rentrée, le tout passant par le regard, une curieuse immobilité de tout le corps, et le potentiel de violence ressortait sans qu’il ait jamais besoin de se déclarer.p.238 

la mère : »_ Ne te fous pas de moi, Giovanni.
Elle ne l’appelait par son vrai prénom que dans les situations extrêmes, très tendres ou très tendues. Il allait devoir avouer ce qu’il fabriquait dans la véranda dès 10 heures du matin, penché sur une vieillerie en bakélite, et rendre compte au siens de cette urgence de travail qui lui donnait une énergie rare et le plongeait dans un délicieux désarroi.
– Prends les voisins pour des cons si le cœur t’en dit, mais épargne-nous, tes gosses et moi.
– Puisque je te dis que j’ÉCRIS, nom de Dieu !
– Tu sais à peine lire ! Tu serais incapable d’écrire la moindre phrase que tu prononces ! C’est le voisin du 5 qui m’a appris que tu nous pondais un truc sur le Débarquement ! J’ai dû acquiescer, là, comme une idiote… Le Débarquement ? Tu ne sais pas qui était Eisenhower ! « 

la fille : « C’est là que désormais elle allait dormir, réviser ses cours, travailler sa gestuelle et sa démarche, bouder, rêver, rire, et parfois pleurer – sa journée type depuis l’adolescence. « Belle faisait partie de ceux qui marchent le nez en l’air et le pas léger, curieux de toutes les surprises du paysage, persuadés que l’horizon sera toujours plus beau que le trottoir. Tout son personnage s’exprimait dans un détail comme celui-là, cette façon d’aller de l’avant, confiante en elle-même et dans les autres. A l’opposé de son frère, qui restait à jamais habité par son enfance et ses blessures, elle savait garder une longueur d’avance sur le passé, sans jamais se laisser rattraper, même dans les moments difficiles. « 

et Malavita…évidemment, mais je ne vous dit pas tout,

savoureux, drôle, une fluidité dans l’écriture, à consommer donc sans modération,

Pour les cinéphiles : B.A

 

M.G

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