Habituellement, Cauvin, j’adore, j’adhère,

mais pas celui-ci,

Laura Brams par Patrick Cauvin
je l’ai trouvé emberlificoté,

le paranormal et la réincarnation pourquoi pas, ça me plaît cette idée,

mais c’est______long et ____________fastidieux,
pourtant ça partait bien, et j’aime beaucoup l’Egypte ancienne et la période des pharaons, fascinante,
malheureusement, j’ai eu un mal fou à suivre et à croire aux personnages, trop lisses, creux, alors que Cauvin en général assure en finesse psychologique,

et à l’intrigue,

je n’aurai pas dû lire la 4ème qui pour le coup « survend ce roman. » comme « bouleversante histoire d »‘amour écrite avec un humour, une sensibilité et une maîtrise qui font sans doute de LB le meilleur Cauvin » d’où certainement ma déception.

Quelques jolis extraits tout de même: (ne pas être radine )

« Elle en était sûre maintenant : une vie n’était qu’un vie, une étincelle entre deux moments, un passage fugace et réel qui jamais ne se retrouverait, telle était la loi et telle sa grandeur. Laura Brams une fois et une seule. »

« Les hommes fuyaient lançant à la désespérée des ponts d’hypothèses pour aborder les rivages d’éternité… J’amais ils n’admettraient de ne pas être éternellement présents… Le vieux rêve lâche et imbécile : malheureux, humiliés, souffrants et torturés mais éternels surtout, surtout ne pas mourir, ne jamais n’être rien… »

« Je vivrai cette vie parce qu’elle finira et tout son suc, toute sa joie contenue, je l’extrairai de toutes mes forces, car je sais qu’elle n’a de sens que parce qu’un jour elle ne sera plus. »

« Quel mot valait Laura ? Combien de milliards et de milliards de phrases fallait-il entasser pour qu’elles finissent, au terme d’une obscure alchimie, par former cette femme présente, là, entre ses bras, cet équilibre parfait d’âme et de chair, riche de tant de rires, de tendresse, de vie… Peut-être était-ce vrai après tout que l’écriture était proche de la mort… Les paragraphes s’entassaient là-haut, chez lui, sur les feuilles blanches, il changeait la cartouche de son stylo et il ne rendait pas compte qu’il tenait entre ses doigts une arme mortelle, chargée, dont il était la lente victime, combien d’années passées sans Laura ? Combien de nuits semblables auraient-elles pu avoir lieu ? Tant d’années à écrire pour venir à cet instant aveuglant où il savait que rien de compterait jamais davantage que de tenir cette femme entre ses bras, que rien n’avait été et ne serait plus important. « 

Pour finir…celle-ci :

« On ne saura jamais assez que la littérature, et c’est là son mérite à mon avis le plus grand, est l’une des activités les plus reposantes qui soient et qu’étant donné l’aura qui l’entoure elle vous dispense de la plupart des autres : comment mettre un balai dans les mains d’un lascar qui tient une plume avec des yeux rêveurs ?  »

M.G

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