Un titre qui annonce la couleur…. l’apocalypse … jaune citron…

une couverture criarde et pétaradante, ( aucun risque de me le faire voler ! )

Rencontre première et tonitruante dans l’univers déjanté de Despentes,

Image associée

peu commun,

l’intrigue m’a paru secondaire,

voire pâlichonne…

Elle m’a semblé plus prétexte à introduire des personnages décapants, dérangeants même.

Le lecteur est complètement accaparé par le personnage de « la Hyène »,

qui épaule « Lucie », enquêtrice débutante qui s’est laissée berner par une adolescente en pleine crise, disparue,( et qui, ne semble pas des plus efficaces),

un duo inédit, mais qui rappelle la technique bien connue du » bon/ méchant flic »

La Hyène,

 prédatrice en puissance,

carnivore chétif,

mais redoutable au flair tout simplement déroutant « C’était inexplicable, mais impératif : la petite avait réclamé toute son attention. Il fallait la retrouver »p.249

Elle ne mâche pas ses mots, aime à provoquer, glauque attitude, et en jubile…

Avis sensibles ou rétifs s’abstenir, langage familier, vulgarités et  un certain cynisme s’accumulent..

Mais?

quelques expressions frappantes P.249 (toujours)

« L’émotion brute, c’est frôler la perte. Autour d’elle les morts accidentelles se multipliaient, les suicides, les overdoses, les petits rhumes suivis de décès surprenants, souvent après un passage a l’hôpital. Plus le temps passait, pourtant, plus son talent s’usait, suivant une courbe inverse à celle de sa popularité.(…) La Hyène est dans la place. (…) En découvrant à quoi ressemblait Lucie, physiquement, elle avait eu un moment de blues : l’héréro-tarte typique, un peu négligée, mais pas assez pour que ça lui donne un genre. No fun, sur toute la ligne »

« Elle se foutait d’avoir le dessus. Ce qui l’accrochait, c’est ce moment précis : deux volontés s’arrachent la gueule » .p244.

Tout ce raffut pour retrouver Valentine, un prénom aux sonorités douces,

bébé presque, qui entonne un

« Je suis la peste, le choléra, la grippe aviaire et la bombe A.

Petite salope radioactive, mon coeur ne comprend que le vice

Transuraniens, humains poubelles,

contaminant universel »

p.276…puis répétition..un roman aux colorations de ravages, nuances explosives…M.G

 

 

 

 

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