142 poèmes regroupés,

sous 3 sections,

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elles-mêmes subdivisées :
SILENCES SUR LE TOIT / CHANSONS DE LA GRANDE HUE / BRUITS DE LA TERRE.

Un amoureux de la langue,
recueil inauguré par une dédicace de Paul Claudel,
élogieux,
« Quand on aime de tout son coeur la bonne vieille terre française, les villages français, les petites villes françaises, toutes les choses et tous ces êtres autour de nous qui parlent français, un certain français, un certain vers français, clair et gai comme du vin blanc, et aussi adroit et prompt dans son empressement dactylique que le meilleur Verlaine.La veine de Villon et de Charles d’Orléans. »
Cet hommage à la terre française s’expose par les mots:
de la »cocarde »,du « coq », « pays natal » Bordeaux » « de la musette »,
références qui frôlent le céleste, les « cieux » et « étoiles » « la Grande Ourse » parsèment le recueil …

Un terrien donc, attaché à ses valeurs, de la simplicité, poésie franche, détachée du cérébral et des fioritures,

un retour aux sonorités, le poète pousse la chansonnette et ouvre son regard, porté vers le ciel, il déploie, survole et s’enthousiasme, à dos d’oiseau…
Et puis moi, qui adore les mythologies et cosmogonies en tout genre, je  suis servie, « Jason » Ulysse », » les sirènes »..

« CHANSON POUR DEUX SIRENES

Si je retrouve
Rémulus et la Louve,
Allez-vous-en
Gens des pays pisans,

J’ai le coeur en coeur et la bouche en bouche,
J’ai le coeur en bouche et la bouche en coeur. »….etc…p.31

Certains poèmes sont dépourvus de destinataires mais d’autres le sont, nommément les amis et complices, « à Jean Cocteau » « A.C » A Francis Bout-de-l’An », sans oublier « les femmes « A Carmen » etc…

« JASON
à Jean Cocteau

Quand les douaniers l’arrêtèrent,
Il fumait une pipe en terre.

Il leur dit, le rire mauvais :
« Si l’on vous demande où je vais,
Vous direz que je suis Jason. »

_C’était l’Homme de la Toison.__
(Mais, sans carte d’identité, Il fut tout de même arrêté) ».p.23

Extraits choisis :

« ENFANTS TERRIBLES

Les parents
sont étranges
Pour leurs en-fants–chers anges

Quand ils naissent,
Ils les fessent.
Quand ils meurent,
Ils les pleurent ».p.16

N.B : Maurice Fombeure reçut le Grand Prix de Poésie de la Ville de Paris en 1958 et le Grand Prix de Poésie de l’Académie française en 1980.

Pour finir, celui-ci :

« IMPOSSIBLE ESSOR

Vers une pureté
Impossible et secrète,
J’ai beau chercher ma route
Dans un désert d’orgueil….etc…. » p.193

M.G

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