Petit pays…Résultat de recherche d'images pour "petit pays 4ème de couverture"

c’est la nostalgie enfantine retrouvée, avec une certaine pudeur, un arrière-goût de madeleine proustienne, les mangues, la terre battue, « l’impasse » de Gabriel, l’innocence d’abord..puis il faut bien grandir, quand la guerre frappe à sa porte…impossible d’y échapper, pas de noirceur pour autant, un premier roman touchant, fluidité dans l’écriture…

Petit Pays,

affectueux,

« Burundi,

1992.

Gabriel a 10 ans.

Il vit dans un confortable quartier d’expatriés avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur Ana.

Alors que le jeune garçon voit ses parents se séparer, la guerre civile se profile et, par vagues successives, la violence envahit le quartier ».Prix du roman Fnac 2016, prix du Premier roman français 2016, prix Goncourt des lycéens 2016. ©Electre 2017

Indéniable sens du romanesque, un premier essai réussi…qui me laisse quelque peu perplexe et quasi muette, (plutôt rare) alors je laisse parler Faye, « J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

La grande Librairie: pour complèter

Enfin, ma petite sélection :

« Avec le temps, j’avais appris à reconnaître leurs notes sur la portée musicale de la guerre qui nous entourait.Certains soirs, le bruit des armes se confondait avec le chant des oiseaux ou l’appel du muezzin, et il m’arrivait de trouver beau cet étrange univers sonore, oubliant complètement qui j’étais. « p184

« On rêvait beaucoup,on s’imaginait, le coeur impatient, les joies et les aventures que nous réservait la vie. En résumé, on était tranquille et heureux, dans notre planque du terrain vague de l’impasse ».p74

« Dans les provinces assoupies, rien de tel pour tuer le temps qu’un peu de sang à l’heure morte de midi. Justice populaire c’est le nom que l’on donne au lynchage, ça a l’avantage de sonner civilisé.p56/57″

« Nous vivons sur le lieu de la Tragédie. L’Afrique a la forme dun revolver. Rien à faire de cette évidence. »

M.G

 

Publicités