Un documentaire sur Monet me revient sans cesse en tête et depuis,

je comprends mieux son obsession de la lumière et de certaines teintes bleutées, bleuâtres…shades of blue…Aaron

« Les mots se détachent du ciel bleu. Ils descendent lentement sur la page. Ils disent la légèreté, l’ardeur et le jeu. Ils disent l’amour unique, l’amour terrestre. C’est un amour qui contient Dieu, les anges et la nature immense. Il est infime, minuscule. Il tient dans la gorge d’un moineau. Il dort dans le cœur d’un homme simple. Il s’enflamme dans l’air pur. Il est comme l’air qui manque, il est comme l’air qui surabonde. « 

La part manquante Christian Bobin.

Je ne peux m’empêcher depuis quelques mois de prendre quelques clichés fugitifs, comme des moments volés, arrachés, captés, et je dois dire que le téléphone rend bien justice…

De jolis coins dans le département..ici ..de mémoire,

le dimanche 26/03/17, Lac de Mesnil-st Père,

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Quelques minutes plus tard…

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« La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d’herbe, dans la fée d’une lumière au détour d’un virage sur les routes serpentines du Jura, dans la pauvreté tâtonnante des sonates de Schubert, dans la cérémonie de fermer lentement les volets le soir, dans une fine touche de bleu, bleu pale, bleu-violet,(…) »

La Folle allure Christian Bobin

M.G

 

 

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