Jolie création écrite par Falk Richter,

adaptée par Jean-Thomas Bouillaguet ,

qui met en scène 4 acteurs performeurs en musique…

Intermittences musicales, sur fond rock,

au gré des 12 pistes, aperçu…

façon album, de « possession »

à « pôle Nord », et au

Paradis blanc de Michel Berger

évocations des relations amoureuses via ces trentenaires, au look assumé « d’adulescents »

( ils restent coincés, écartelés entre des oscillations permanentes et terribles, entre l’ adolescence et ses revers, et l’âge de… raison, se heurtent au principe de réalité, véritables affronts émotionnels, entre syndrome de persécution et dévoration pulsionnelle).

J ‘ai ri,

à l’évocation du syndrome amoureux, celui qui palpite ( les Anglais disent butterflies),

transporte, frénésie ubuesque et touchante, mêlé d’emprise physique,

entre manques et frustrations, stupeurs et tremblements ( je ne parle pas de Nothomb)

« tu es à moi » « Je vais t’arracher le coeur » quasi hurlé!!!!

 perte de contrôle, ( genre c’est quoi ce truc, cet « Alien » qui s’empare de moi, version aliénation/ étrangeté à soi, justement ! ).

Tout ça, à travers les souvenirs comme la chambre d’enfants, la salle de bain,l’appartement, les rêves et ambitions personnelles, les crises,

tour à tour bercés par les voix et rythmes, tantôt glam rock , pop rock, hard rock, punk….l’esprit y est…de Radiohead  à Léonard Cohen, fonction des humeurs vagabondes…

Peinture de ces êtres connectés et délabrés parfois…férus de technologie, collés aux sms et à la Toile, prégnance des images et jeux de rôles, quitte à faire son… cinéma, références à Cronenberg, Lynch, Pasolini en pagaille, sous fond d’interrogations existentielles, de délires névrosés, et une certaine impuissance

« je veux être proche »

« c’est quoi « 

« Précise »

‘C’est trop abstrait!! »

Parce que,  » T’as de beaux yeux, tu sais »

entre folie et cynisme,

infantilisme et  immaturité,

doudous, nounours et coulures guimauve…

A ce titre, j’ai adoré  me souvenir de BjÖrk eT iT’s oh so quiet

qui illustre pour moi parfaitement la pièce,

bribes de vie,

éclats de voix…

Une réussite, et pas seulement de mon point de vue, aux sons des clameurs et applaudissements, car, il fallait bien…

faire du BRUIT.

M.G

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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