1er roman de Blondel,

court,

tout en légèreté,

qui fleure bon l’estival, chassés-croisés d’une galerie de personnages (l’ado, la mère/le père de famille…) qui évoluent au fil de quatre plages, de Capbreton en 1972, à Arromanches en 2002…

Chaque partie (4) construite autour de cinq narrateurs, qui évoquent un épisode, une tranche de vie, comme un souvenir intime,

c’est comme découvrir l’histoire par un petit bout de la lorgnette, et_________

agencer les pièces d’un puzzle avec Philippe Avril qui ouvre et clôt le roman, entre-temps, trente années se sont écoulées,

le petit garçon a grandi.

Le temps passe mais les velléités et traces laissées par les vacanciers se ressemblent, un genre d’universalisme, le doux ballet des épisodes de vacances: les familles et le traditionnel « club Mickey », les célibataires et les conquêtes prometteuses, les couples…

L’accès aux petites mesquineries,

aux sombres pensées des divers narrateurs contribuent à dresser de véritables portraits de personnages, qui les rend d’autant plus attachants…

Extraits  choisis :

Michel avril (le ronchon) « et puis deux semaines à la mer. Avant, c’était pire. C’était un mois à la mer. Un mois à s’étaler sur des serviettes qui sentent le moisi et qui s’envolent au moindre coup de vent. Sans compter ce que ça nous coûte.(…) Mais non.Faut aller à la mer. Faut regarder les vagues. Faut acheter des glaces à l’eau. Faut acheter de la crème solaire. Faut…. »

Léo Veriniani, (l’ado écrivain prodige)

« Il n’y a qu’une histoire que je ne raconterai pas.

Parce que les mots me manquent.

Parce que chaque fois que j’y pense, je me dis qu’il reste du chemin à faire pour être capable de transcrire cela.

Je vous regarde, Maud.

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Je plonge dans vos yeux , Maud.
Ce sont des abîmes de douceur.

Vous êtes Maud, le personnage central de mes romans futurs. « 

Christophe Courtine (ado rebelle)

« Ailleurs, si seulement je pouvais être ailleurs. Je voulais partir en Espagne avec des copains, mais il n’a pas voulu, bien sûr.(…)

Je me demande comment on peut être épris à ce point de liberté et de démocratie et empêcher son fils de seize ans de partir en vacances en Espagne avec des copains (…)

Ah! ça, Eva, c’est sûr, elle est mieux traitée. Eva c’est sa fille. Sa chouchoute.(…)

Papa? Oui, Eva.Qu’est-ce qu’il y a, mon coeur ?

Papa, tu nous emmerdes.(…)

Tout ça en souriant, le visage doux comme un oiseau tombé du nid, les grands yeux bleus innocents. »

Ce court roman se lit comme une  petite vague déferlante qui suit le flux et reflux de la marée…M.G.

 

 

 

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