Une première rencontre avec cet auteur tchèque…

Ce titre me hantait depuis quelque temps sur les rayonnages, en librairie et en bibliothèque mais je le reposais toujours…et puis, j’ai fini par me le faire offrir..et je viens de le finir.Je le relirai…

Mais avant il me faudra revenir à Nietsche pour approfondir, car mes souvenirs philosophiques s’estompent, restent des échos.

 

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Kundera Milan

Archive Milan Kundera issu delaregledujeu.org

5ème roman, 1982

Légèreté, moment de flottement, ravissements de tout genre de l’être qui est gâté par une pesanteur, lourdeur, oppression, sentiment d’étouffement presque de l’être.

 

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P.13 « Dans le monde de l’éternel retour, chaque geste porte le poids d’une insoutenable responsabilité(…) Si l’éternel retour est le plus lourd fardeau, nos vies, sur cette toile de fond, peuvent apparaître dans toute leur splendide légèreté. Mais la pesanteur est-elle vraiment atroce et belle la légèreté ? Le plus lourd fardeau nous écrase, nous fait ployer sous lui, nous presse contre le sol. »

« Il n’existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n’existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation .(…)

C’est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse »

Sur l’amour :

p.125 « Son amour pour la femme dont il était épris depuis quelques mois était une chose si précieuse qu’il s’ingéniait à lui façonner dans sa vie un espace autonome, un territoire inaccessible de pureté »

p.200 « La rencontre des parapluies était une épreuve de force »

p.308  « Il semble qu’il existe dans le cerveau une zone tout à fait spécifique qu’on pourrait appeler la mémoire poétique et qui enregistre tout ce qui nous a charmé, ce qui nous a émus, ce qui donne à notre vie sa beauté »

Sans compter la recherche du « dissemblable » parmi les semblables, la définition de la « coquetterie » et son rapport à l’instinct, « du kitsch »…qui éclatent aux travers des errances et déambulations des personnages Tereza, Tomas,Franz et Sabina, des êtres en proie à des questionnements métaphysiques, aux doutes, à l’étonnement, comme écartelés et oscillant entre deux pôles, impératifs inconditionnels de légèreté et de pesanteur, lecture au prisme de l’existence, de l’attachement, dans le rapport du et au monde, à la politique, à l’amour, à l’être, à la sexualité (version freudienne) et à l’éternel retour..

sans oublier, le joyeux Karénine…

M.G

 

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