Une belle occasion de lui rendre hommage à cet amoureux du théâtre que par cette mise en scène.

Aimé

l’introduction par le biais des objets plus particulièrement de ce type de téléphone

 

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, et de son antique sonnerie dring, dring,

et cette voix hypnotique

… qui laisse des messages, tour à tour, Tolstoi, son frère…et qui rythme le spectacle

Aimé

la mise en scène dépouillée, le bureau, écritoire privilégié, la bouilloire qui fume et les sacs de charbon pour chauffer l’unique pièce et les feuilles volantes autant de brouillons et d’essais d’écriture qui virevoltent sur la scène, ambiance toute feutrée, accentuée par un intimisme certain (de fait nous étions peu nombreux au théâtre,sur 4/5 rangs et j’étais littéralement devant, au deuxième rang, plein centre) à partager les déboires et drôleries d’Anton…pour qui, chaque entrée de personnage revêt une théâtralité, et ce, sur un fond et des interruptions musicales jazzy qui mettait l’accent sur la gestuelle…

sans compter que j’adhère complètement à l’idée des carnets…

 

4ème:

« Etonnant charivari, pêle-mêle sans pareil : ces Carnets occupent une place à part dans l’œuvre de Tchekhov. Ici une nouvelle balbutiée, là un laboratoire de noms propres inventés, ailleurs des propos et croquis saisis sur le vif, des aphorismes, des rages, des coups de cœur… Toute une pléiade d’instantanés narratifs. Rarement on aura approché avec tant d’acuité l’attention rare avec laquelle Tchekhov considérait le monde et le travail d’écrivain qui en résultait. On reconnaît sa plume, aussi tendre que caustique et son impitoyable drôlerie. Mais ce n’est pas tout. Tchekhov note aussi des adresses, des noms de fleurs qu’il souhaite planter, des compositions de médicaments et cela, enlacé à des réflexions personnelles, des propos mis dans la bouche de personnages qui, pour nombre d’entre eux, n’apparaîtront pas ailleurs et resteront comme des personnages éphémères, propres à ces pages.
Tchekhov est là tout entier, dans son quotidien d’écrivain et même si, à l’évidence, ses Carnets n’étaient pas destinés à la publication, il eût été dommage que le public français en soit privé alors qu’ils ont paru depuis longtemps en Russie. »

Traduit du russe par Macha Zonina et Jean-Pierre Thibaudat

Illustration de couverture :
from Anton Cechov Sein Leben in Bildern
Herausgegeben von Peter Urban
© 1987, 2003 Diogenes Verlag AG Zürich
ISBN : 2-267-01756-3

 

M.G

 

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