Elle revient, cette détestable part de moi, mon passager clandestin, celle qui s’imbibe de la rage, celle dont tu peines à maitriser la venue simplement parce que tu ne l’a pas invitée…Le pire c’est cette façon qu’elle a, de s’insinuer, comme une lent poison qui vient te contaminer et te brûler, toute avide.Et si c’était irréversible, si le vieillissement prématuré s’accompagnait non pas d’une certaine sagesse, comme le prétendent les vieux fous mais si elle assombrissait ton  petit monde, le laissait choir et pourrir, saveurs aigres, détestables…Si j’étais à ce cap où rien ne passe plus sans que ça fracasse, si les frustrations étaient telles que même avec la meilleure des volontés, elles te  bouffaient silencieusement, que resterait-il alors ? Ne serai-je qu’une ombre…Si à force de jouer les durs, les cinglés, déraillés du ciboulot et tout azimuts, j’incarnais la rigidité..Pathétiquement désastreuse cette idée..Certainement un dérèglement intérieur, trouver la mesure exacte, l’ homme mesure, le civilisé, ce qui pour l’instant fait cruellement défaut, à force de jouer les rôles, tu t’égares…Peut-être un souci récurrent chez les comédiens…seule issue, je n’en vois pas d’autres instamment, le repli intérieur, la coquille carapace, celle dans laquelle tu te recroquevilles silencieusement pour accueillir ton moi, en petite quiétude.

Bas les masques et les costumes, nu comme un ver, pas de fuite possible, avant de  prétendre comme le bernard l’hermite à un autre vestige.

« Le pagure (Pagurus bernhardus), plus connu sous le nom de Bernard-l’ermite (ou encore bernard-l’hermite, parfois écrit sans trait d’union) est un crustacé décapode. Son nom vient du grec « pagauros » (qui a la queue en forme de cône).

Les bernard l’hermite, dont la morphologie rappelle celle des Brachyura bien qu’ils appartiennent à un infra-ordre distinct, se caractérisent par le fait qu’ils possèdent en général un abdomen mou dépourvu de carapace. Par conséquent, ils occupent pour se protéger des abris qui, pour la majorité des espèces, sont formés par des coquilles de gastéropode mais aussi des éponges ou des bambous. La plupart des bernard l’hermite sont aquatiques mais certains peuvent vivre dans un environnement terrestre humide, c’est en particulier le cas des bernard l’hermite d’élevage.

Ces espèces changent de carapace régulièrement. Elles se distinguent également par le fait qu’elles possèdent une pince droite plus grosse et plus puissante que leur pince gauche. Grâce à cette morphologie, elles peuvent se protéger efficacement d’une entrée indésirable dans leur coquille. a la particularité de devoir utiliser des carapaces ou des coquilles vides pour protéger son abdomen des prédateurs. Lorsque sa croissance fait que sa carapace devient trop étroite, il en change pour une plus spacieuse. Il n’hésite pas parfois à déloger l’éventuel occupant de la coquille qu’il convoite.

Dans la région littorale tropicale, ils sont parmi les organismes les plus abondants et de très nombreuses espèces sont découvertes tous les ans. »

 

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