Pas de mystère,

tout est dit dès l’avant-propos,

premières lignes : la commande est passée, il s’agit d’une sélection du journaliste regroupée sous des thèmes:

I.HISTOIRE, II.AMERIQUE, III. SUR MON CARNET MOLESKINE, IV.ECRIVAINS, V. ARTISTES, VI.FEMMES,VII.AIR DU TEMPS,VIII.CINEMA, IX.SPORT, X.SUR MON CARNET DE MOLESKINE 2, XI.POLTIQUE,XIISAGA OBAMA, XIII.KENNEDY, XIV. SUR MON CARNET MOLESKINE 3, XV.AUTOBIOGRAPHIE, XVI.FICTION.

« C’est cela, le contrat : 7500 signes, une fois par semaine. Heure limite : 17 heures, le vendredi. Parution, le lundi.

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En journalisme, pour paraphraser Léonard de Vinci, « Toute contrainte m’est grâce ».J’ai toujours aimé le carcan du journalisme : on vous donne un jour, une heure,un espace_à vous d’obéir et de faire entrer dans cette enveloppe votre »regard ». Car c’est cela, aussi le contrat, aussi bien celui du romancier, que celui du journaliste, sur tout sujet qui t’intéresse.7500 signes. »

J’avoue avoir filtré mes lectures, m’attardant davantage sur certains articles que d’autres, celui sur « Salinger » et « Tom Wolfe » (sachant que Labro dédicace le livre à Wolfe..il ne pouvait en être autrement).

Ce qui m’intéressait, c’était comment Labro passe de la contrainte toute formative, du carcan, de la rigueur et la discipline imposée à l’accroche au lecteur : chaque mot est alors pesé, mûrement réfléchi, justesse des expressions, blancs et ponctuation, pour la révéler et la rendre gracieuse aux yeux du lecteur, car comme il le rappelle :  la Première Loi de l’Ecriture Journalistique: « Il ne faut jamais être emmerdant, jamais. »

 

Un extrait :

Albert Camus l’hidalgo,

décrit par Labro « Des yeux bruns, gris-brun, gris-vert,émaillés d’une tâche claire; un visage aux traits longs et réguliers; quelque chose de l’Espagnol, de l’hidalgo; le mètre soixante-dix-sept à la fois mince et dégageant une forme virile; un sourire enjôleur; une allure qui semblait le distinguer du reste de la foule, lui conférant une sorte de hauteur qu’on aurait pu juger hautaine, du moins une perception lucide de sa séduction (…). »

Ces chroniques sont dans l’ensemble agréables à lire, mais je n’ai pas été transportée par le style, pas de grâce à mes yeux, parfois percutant et parfois ennuyant.

M.G

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