Don Quichotte aux allures nietzschéennes..ça m’a rappelé des souvenirs, de l’instinct…

Celui de Picasso..

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 Parce qu’il a lu trop de romans de chevalerie, don Quichotte a perdu la raison : il est persuadé que le monde est peuplé de chevaliers errants et d’enchanteurs maléfiques. Comme dans ses livres préférés, il veut rendre la justice et combattre pour l’honneur de sa dame. Accompagné de Sancho Panza, son fidèle écuyer, il part sur les routes d’Espagne. Et voici notre héros qui affronte des moulins à vent, qui prend des auberges pour des châteaux et des paysannes pour de belles princesses ! Avec son roman, Cervantès a réussi à faire d’un vieux fou à l’imagination débordante et de son valet plein de bon sens un couple mythique ; de leurs aventures rocambolesques, il a su tirer une oeuvre d’une prodigieuse modernité, qui continue d’amuser et de ravir le lecteur, quatre siècles après. Ce volume réunit les grands épisodes de Don Quichotte.

 

 

Don Quichotte par Cervantes

 

« Les Dramaticules » se donnaient en spectacle hier à la Madeleine,

bel hommage

empreint de théâtralité,

chroniques d’un naufragé livresque, assoiffé d’aventures, tête embuée de fictions incomprises..

De la fièvre assurément, pour saisir les épopées vagabondes et les errances fantasmagoriques, jolie traversée parsemée de loufoque versatile et de grandiloquence.

Expérimentations certaines,

le spectateur joue le jeu

« pas que des moutons! » »tous debouts »

 

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J’étais particulièrement bien placée ! ( j’ai pu grâce au strapontin, goûter aux comiques de situations et de gestes ! ) sur le chemin de traverse des acteurs ( investissement de la scène certes, mais également du parterre et, interventions fréquentes et époumonées des comédiens),

aux premières loges pour ainsi dire,

subjuguée et prise dans l’atmosphère,

par moments je n’étais plus spectatrice, je ne faisais plus le distinguo, je vivais les mêmes aventures, le combat du dragon, l’esprit chevaleresque et la Dulcinée, les incursions de Merlin et de l’armure chatoyante, la conquête du Graal, en voulant même à ce couple d’imposteurs qui brimaient, puis relançaient obstinément mais en tout honneur! évidemment ! les intrigues,

rompant avec les petites rêveries

de clair de lune…

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mises en abymes coriaces et imbriquées elles-même, déconstructions, et jeux de décorums sans oublier les artifices …

Entrée en matière savoureuse et mix de mises en scène,  de scénographies, rapport à la colorimétrie (noir/blanc/de l’esthétisme !!) et au cinéma ( rails de travelling, grue, projecteurs…) dont je suis délectée…

une sorte d’étonnement mêlé de grâce jubilatoire,

« C’est, en effet, l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit ; puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils étendirent leur exploration à des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des Étoiles, enfin la genèse de l’Univers. Or apercevoir une difficulté et s’étonner, c’est reconnaître sa propre ignorance (c’est pourquoi même l’amour des mythes est, en quelque manière amour de la Sagesse, car le mythe est un assemblage de merveilleux). Ainsi donc, si ce fut bien pour échapper à l’ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie, c’est qu’évidemment ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et non pour une fin utilitaire. Et ce qui s’est passé en réalité en fournit la preuve : presque toutes les nécessités de la vie, et les choses qui intéressent son bien-être et son agrément avaient reçu satisfaction, quand on commença à rechercher une discipline de ce genre. [Je conclus que, manifestement, nous n’avons en vue, dans notre recherche, aucun intérêt étranger. Mais, de même que nous appelons libre celui qui est à lui-même sa fin et n’existe pas pour un autre, ainsi cette science est aussi la seule de toutes les sciences qui soit une discipline libérale, puisque seule elle est à elle-même sa propre fin]. » Aristote,  Livre A, I,1.

et de divertissement pascalien…

M.G

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