Les héroïnes sont-elles toujours  condamnées à s’appeler Alice, comme un passage obligé des littérateurs, une évidence ou un traumatisme…d’où cela peut-il venir…

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Quand Alice et Fritz se rencontrent:

p.17. »Au tout début, il y a eu un geste.Cela fit penser à l’immortalité de Milan Kundera, livre dont l’héroïne naît d’un geste, Alice aurait pu se retrouver dans le roman d’un grand écrivain tchèque, mais elle a préféré être dans ma vie (…) comme si elle était une voleuse de son visage.(…)Notre cercle du sourire était un sous-ensemble autonome du cercle du rire, une dissidence intime.

Afficher l'image d'origineP.34 « Je me perdais pendant des heures dans le monde des citations.(…) Dans la rue, tandis que je marchais sous un lampadaire, je me souvenais que le mot venait du latin lampadarium.Cela peut paraître ridicule, mais c’était comme une force qui s’installait en moi. La connaissance des étymologies faisait de moi un homme stable. »

Puis Fritz avec Céline,

et rappel de la 4ème:

« Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d’autres prénoms dans d’autres pénombres, mais c’est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité.  » Alice et Fritz s’aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons : la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis d’enfance, deux polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr. »

p.38 « …plus je la regardais, plus je la trouvais parsemée d’éclats de fragilités »

Quand Fritz évoque son ami Paul,

p.60″ Ainsi Paul n’avait mangé aucun petit canapé au saumon.Et, grâce à cela, il était tombé amoureux de Virginie. et clin d’oeil,

p151:  en note de bas de page 1″.Je sais, ce n’est pas facile, quand on est à ce stade de sa vie sentimentale, de se retrouver avec un duo si évocateur.Mais que voulez-vous ? On ne choisit pas le prénom de ses amis. »

Retrouvailles ou du « rafistolage » Rafistoler v.t.fam  Réparer grossièrement » Nous sommes ainsi restés tous les deux dans notre subit rafistolage.Je voulais m’étourdir de ce mot qiui m’apparaissait subitement comme l’un des plus beaux de la langue française ».

Quand Fritz rencontre Bernard : s’ensuit une théorie des cravates et là je ne peux m’empêcher de penser à Apollinaire et à ses Calligrammes…surtout avec toutes les rondeurs du bonheur et figures du cercle chez Foenkinos..

 

 

Afficher l'image d'origineToujours ma petite théorie avec les prénoms chez Foenkinos, pas de déception à la lecture, toujours ce « joyeux rapport aux choses » , cette légèreté qu’il revendique.

M.G

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