Quelle folie d’être si effrontée !

Afficher l'image d'origineUn style vif, particulièrement rythmé et sans chichis, ce petit poche s’inscrit sans vergogne aucune dans la veine des feel-good..et on rit. Un moment très agréable donc et une petite bulle de légèreté, ça pétille.

J’aime les citations en exergue de chaque chapitre et pour cause, vous allez comprendre :

 

Chapitre 2 : Quelle angoisse, exergue :

« Vieillir, ce n’est pas un boulot pour les poules mouillées, Stephen King, pour info, notre héroïne est auteure de thriller d’épouvante

Chapitre 4 : Panique à bord, boulot en retard, exergue :

« Le succès, c’est juste une question de chance, tous les ratés vous le diront. Earl Wilson.

Chapitre 6 : Attention, écrivains marchands.« Si les écrivains étaient des hommes d’affaires efficaces, ils auraient trop de bon sens pour être écrivains, Irvin Cobb.

Chapitre 15 : Pas d’inquiétude…ah ben si, finalement « Un homme digne de ce nom ne doit pas fuir. Fuir, c’est bon pour les robinets. Boris Vian.

La mère de famille, notre héroïne, Anouchka Davidson, p.22

« Comme chaque fois depuis la rentrée de ma fille aînée en sixième,je ne peux m’empêcher de les observer du coin de l’oeil, fascinée.

Les filles rient fort.

Classique.

A l’échelle du cétacé, le rire adolescent est l’équivalent d’un chant nuptial.A l’échelle humaine, il est tout aussi indéchiffrable pour les scientifiques qui tenteraient de le décoder. »

p.33 Autre casquette, l’auteure :

« Tenez par exemple, j’ignore le nom du collègue romancier qui a osé dire à Stephen King qu’il n’avait aucune imagination, mais voyez un peu combien le King s’est acharné à lui prouver le contraire, dans Misery… »

p.47 Anouchka nous livre à nous lecteur une ébauche de son prochain thriller avec des expressions biffées « Elle ferma les yeux,offrant son visage au massage énergique de cette pluie bienfaisante, qui la réchauffait jusqu’aux os.Soudain, des doigts inconnus tirèrent brutalement le rideau.

Non. non, NON.

Déjà que les critiques m’allument régulièrement la tronche en pointant les multiples références hitchcockiennes de mes thrillers, leur donner une scène comme ça, c’est leur offrir l’encre pour que leur stylo me batte.

Non, enlève les doigts, pas maintenant les doigts,range-moi ces doigts »

P.120 Après l’initiation aux Pokémon, « Moi, à neuf ans, je jouais à la tapette : tu prends un autocollant Panini, tu tapes dessus avec la paume de ta main incurvée, s’il saute et se retourne : il est à toi. Basta » (régressif à souhait)

p.158 Cours de mondanité et de savoir-vivre par Anouchka

« Tout est dans l’art de savoir  se saisir discrètement d’un petit-four pour le porter à notre grand four sans avoir l’air d’une goinfre.Il suffit pour cela d’emprunter ce fameux petit air hypocrite « c’est pas moi, c’est ma main » tout en semblant plongée dans des considérations infiniment moins triviales, du style »au fait, ai-je bien éteint la lumière du salon avant de partir? Le tout en étant plus rapide que la petite vieille morfale à côté de moi, qui fait une razzia sur les meilleurs canapés en les empilant par dizaines dans une assiette »

je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec Penélope Bagieu, et ses personnages dont la fameuse Joséphine …Des dessins tout en rondeur, beaucoup d’humour et de délicatesse et un univers tout mignon too girly qui s’assume pleinement et que de temps à autre je relis, idéal avant une entrée en hiver.

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M.G

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