Comme une promesse..

 ou un adage de Bussy Michel, qui nous entraîne une nouvelle fois dans un polar machiavélique, plutôt bien ficelé, il excelle dans l’intrigue psychologique et les retournements de situations cocasses, et nous tient en haleine jusqu’à l’assaut final.Il ne tient qu’au lecteur de tenir le fil rouge ou de pas retenir » l’écharpe rouge » comme l’a fait « Jamal », anti-héros, coupable idéal, auquel on s’attache et dont on se méfie pourtant, l’intuition du boiteux perdure… que faire si :

 
« Vous croisez au bord d’une falaise une jolie fille ?
Ne lui tendez pas la main !
On pourrait croire que vous l’avez poussée. »

Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper. A Yport, parti s’entraîner sur la plus haute falaise d’Europe, il a d’abord remarqué l’écharpe, rouge, accrochée à une clôture, puis la femme brune, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Ils sont seuls au monde ; Jamal lui tend l’écharpe comme on lance une bouée.
Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît sous les yeux effarés de Jamal le corps inerte de l’inconnue.
A son cou, l’écharpe rouge.

C’est la version de Jamal.
Le croyez-vous ?

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Dès l’entrée en lecture, j’avoue avoir eu simultanément en tête la lettre de Renan Luce, le joyeux jeu des coïncidences: la correspondance indicée mais anonyme, les faisceaux de présomptions, la chute de la falaise etc.

« J’ai reçu une lettre/Il y a un mois peut-être » « Elle écrit que dimanche/Elle s’ra sur la falaise /Où j’l’ai prise par les hanches /Et que dans l’hypothèse/ Où j’n’aurais pas le tact /D’assumer mes ébats /Elle choisira l’impact /30 mètres plus bas  »

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Sans oublier les références à Etretat, et toujours l’histoire qui déborde du cadre,façon peinture, comment oublier/ne pas oublier :

Claude Monet, La falaise d’Étretat, soleil couchant, 1883, 55,2 x 80,6 cm.

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501 pages et des personnages complexes et que dire de « Mona », un brin Lisa,

si j’ose dire…

M.G

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