Un titre intéressant au traitement poétique, une couverture attrayante,promesse d’une  étreinte philosophique et de douceur certaine (arrière-fond rose pâle, panneau cloison japonaise, référence au sakura) et dont j’attendais peut-être beaucoup.( faute à l’effet d’annonce de la  4ème « Un roman tour à tour parabole moderne de la découverte de soi, récit d’une amitié profonde et histoire d’amour incandescente » quand même !)

p.19 « En effet, la peur engendre du pire : de l’isolement, du repli sur soi, du mal-être et de la lâcheté.La peur engendre de la non-vie d’une façon tellement sournoise qu’on ne s’en rend compte que lorsqu’il est trop tard. »

Des moments de justesse et quelques passages plus longs au fil des rencontres que fait Paul,

p.59 « Il y a des foireux, des teigneux, des méchants.Mais les vrais, ceux qui sont méchants jusqu’à la moelle, bref irrécupérables, sont rares.Les autres ont peur et ils ne le savent même pas .Ils sont prêts à mordre, à faire mal pour oublier qu’ils crèvent de trouille, qu’ils ne sont pas puissants dans leur tête »

Des moments de drôleries avec « la philosophie Bisounours » les références aux yodas, à Chewie, p.96

« __Un jour, j’aimerais bien faire un saut au Japon (référence à M.Tanaka, stéréotype du vénérable ) , au moment de la célébration du hanami, voir la floraison des sakura, des fleurs de cerisiers, le culte du précieux éphémère.

__Hum…Je préfère les fraises.C’est chiant, les cerises, avec tous ces noyaux »

 

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HASEGAWA Kyûzô: Sakura Zu (1592)
Ayant exécuté ce tableau à l’âge de 25 ans, le peintre mourut l’année suivante.

Le rôle des graviers façon petit Poucet, les rampants qui apprennent à se lever, tombent chutent, mais relèvent la tête, une jolie leçon de vie et d’humilité, que je relirai volontiers.

 

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M.G

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