The Washington Post : « Une déclaration d’amour à la lecture et à la littérature américaine…Merveilleux, effrayant, émouvant »…

King renoue fébrilement avec un de ses thèmes fétiches : l’obsession d’un fan et plus particulièrement un fan d’écrivain, de John Rothstein..426 pages qui se lisent assez vite et des échos certains…Toujours aussi flippant…

P.1630 « S’il se faisait pincer, il serait renvoyé à Waynesville, les carnets de Rothstein toujours enterrés dans ce bout de friche, inconnus de tous sauf de l’auteur lui-même. Il sait que les choses sont encore là et ça rend les choses encore pires .L’envie folle de les déterrer et de les avoir enfin en sa possession est une idée fixe et obsédante, comme un bout de chanson (I need a lover that won’t drive me cray-zee) qui vous rentre dans la tête et veut pas en sortir ».

Le mystère de la création et de l’écriture qu’il faudrait percer, parfois imiter jalousement ou maladivement..Bellamy incarne parfaitement le fanatisme dans toute sa splendeur, la fascination devant une idole..quitte à organiser et à vivre pour elle,en elle, par elle, complètement insensée et terrible cette idée de l’obsession qui te harangue, te relance inlassablement et contre toute raison perdure…toujours aux doux frontons du précipice, de la folie pure…mais si douce.

P.233 « Et ce carnet noir qu’elle a vu? Le Moleskine? Tu as une idée là-dessus?_Probablement rien à voir avec l’argent.ça pourrait être son journal sur ses 50 Nuances de fantasmes sur la fille assise derrière lui en étude Holly émet un pfff pour signifier ce qu’elle pense de ça et se met à faire les cent pas »

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Hommage à l’écriture certes, et à l’Histoire de Lisey, comment ne pas le voir!!!

P.243 « Il pense : A dix heures ce soir, tout ira mieux.Entre temps, arrime le barda (Babylove, moi je me rappelle très bien dixit Lisey) et serre les dents. Cette connerie, c’est des conneries » (dixit Jimmy dans les carnets noirs).

Puis, d’autres références :

P.268  « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, l’Attrape-coeurs et c’est sûrement de bon augure___Le Coureur voit de l’action. ( parce que Bingo, et une petite soeur Tina et un grand frère protecteur..ça ne vous rappelle rien? un petit effort )

P.351 « Ooh, ces touffues pubs!! « ça me rend dingo »

P.399 « Ces larmes sont l’indicateur du pouvoir suprême de la fiction (…)Dickens (….)Poe (…) »

Je ne vais  quand même pas vous révéler le grand secret..surtout que vous le pressentez déjà…

Jolie couverture, je reste fan de la traditionnelle plume, les couleurs rendent justice à l’encre sanguinolente toute kingienne…pour autant …j’ai préféré L’histoire de Lisey si je m’en tiens au thème de l’écriture, de la création, édifiante à ce titre… et des maux…

Ici, l’hommage est davantage rendu au lecteur aguerri, à celui qui compulse les titres de son auteur préféré, à celui qui collectionne et ravive ses passages préférés, qui fait re-vivre la fiction et s’attache démesurémént______fatal,_____part de ténèbres.

M.G

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