Une petite illustration accompagne chaque article, inaugurant et clôturant les petits trucs qui agacent au quotidien, que recense Jean-Louis Fournier, sur le mode anecdotique, et se détache en gras le mot de la fin :

exemples de ce qui agace, avec la 4ème :

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« Il y aura toujours une mite dans ma commode, un moustique dans ma chambre, un camion devant moi, un serveur vocal pour me répondre, un humoriste qui ne me fait pas rire. Et un désespéré pressé, pour se jeter sous mon TGV. Je ne serai jamais content. »

le fameux pull, le rose,  votre préféré, pas celui en laine bouillie de la grande tante tout moche, non celui en cachemire, c’est bien celui là que les mites préfèrent, les garces elles ont le goût des belles choses en plus !

Le moment où l’on s’exaspère à corps défendant  démuni ou frustré face aux serveurs téléphoniques,

la traditionnelle formule de la caissière qui vous assène votre « bonne journée » qui n’en est pas une manifestement, et vous contrarie davantage,

la formulation bien aimable voire mielleuse des impôts quand ils vous réclament des arriérés,

le gobelet infâme de café qui ne rend pas justice à celui-ci, la télévision et sa qualité de programmes etc…

Bref, de quoi sourire de ces petites choses qui peuvent agacer plutôt que de s’en rendre malade, un petit livre qui se lit rapidement, les idées et le concepts sont sympathiques mais je reste un peu sur ma faim, un peu déçue par le style, alors que je partais vraiment enthousiaste, l’ensemble est selon moi inégal.

Extrait choisi:

« J’ai horreur des gens qui vont bien(…)Je trouve les gens heureux parfois vulgaires, ils rient fort, ils sont débraillés et habillés de couleurs voyantes, ils étalent leur joie de vivre sans pudeur.(..)Ils n’ont pas la distinction et la réserve des désespérés, pâles et verdâtres, grandes asperges vêtues d’amples manteaux noirs même l’été, qui avancent lentement, silencieusement,en rasant les murs(…)J’ai plaisir à avoir au bout du fil la voix lasse et à peine audible du vrai désespéré(…) Celui qui connait par coeur Schopenhauer(…)Il veut faire le saut de l’ange, il va sauter sans parachute. »

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