Fini Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand qui sonnait comme un aphorisme et qui, paradoxalement, évoque la perte, la douleur et les différentes étapes du deuil.

La couverture monochrome me rappelle les clichés de Robert Doisneau.

 

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Diane, tenancière d’un café littéraire parisien, peut compter sur son meilleur ami Félix pour lui remonter doucement le moral, mais est-ce suffisant? Comment peut-elle continuer, elle qui n’a  plus goût à la vie ?  Elle s’enfonce inexorablement dans la dépression.

« L’odeur sucrée me tira quelques larmes mêlées de réconfort morbide […]La pénombre était mon amie »

Le déracinement en Irlande, le dépaysement  à « Mulranny » , pour Félix, le pays des »rugbymen mangeurs de moutons »et la rupture d’avec les souvenirs, les objets chéris et le temps concourent à la guérison, l’éloignement et la distanciation l’oblige à puiser dans de nouvelles forces, elle n’a plus le choix, seule, face à elle-même. Mulranny est isolé, perdu, un petit village noyé sous les averses et trombes irlandaises, mais bordé de plages, où tout le monde se connaît et où la petite française ne passe pas inaperçue, elle qui ne pense qu’à la réclusion trouve ses nouveaux voisins bien trop envahissants, sans compter Edward, ce malotru qui se rend plus que détestable et odieux !

La première rencontre :

« Son visage se ferma davantage.Il se redressa et parla à mes hôtes en ignorant ma présence.

-Je vous avais dit que je ne voulais personne à côté de chez moi.Elle est là pour combien de temps? (…) Ne viens pas sonner chez moi »(….) Il fallait que je tombe sur une Française cinglée »

Bref, une jolie rencontre, inattendue certes (car je dois dire que j’avais choisi à la couverture et avais délibérément omis de lire la 4ème), qui m’a donné envie de lire le 2ème titre Entre mes doigts le bonheur se faufile.

M.G

 

 

 

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