Déjà évoqué cet auteur, l’engouement pour les prénoms ne se dément pas et fait toujours un peu sourire du coin des lèvres, je dirai maintenant que c’est un peu le plat signature que j’attends avec impatience alors que je m’empare d’un de ses livres,

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quelques morceaux choisis :

« On n’a pas toujours besoin de mots. Nous nous aimons comme des mollusques doivent s’aimer. Et je crois que cela me convient plutôt bien. »

du premier choix :

« Avec un Bernard, on peut passer une bonne soirée. Bernard impose une sorte de familiarité tacite, pour ne pas dire immédiate. On n’a pas peur de taper dans le dos d’un Bernard.(…) Comment dire? En somme, je ne trouve pas que ce soit un prénom gagnant.(…)En tout cas, avec un tel prénom, je n’allais pas révolutionner l’humanité. »

« Ma vie se mettait en adéquation avec une intuition de l’échec qui sommeillait en moi depuis toujours. »

« Je rencontrai ma conscience, ce terrain broussailleux, semé de nombreuses incompréhensions et de quelques frustrations , d’une forte dose de nostalgie et d’un peu de mélancolie, d’envies enfouies et de désirs écrasés, le tout formant une sorte de docile chaos. » J’aime beaucoup cette expression de docile chaos.

« Tout aurait été différent si je m’étais appelé Jean-Bernard. » Ou peut-être pas

« Je comprenais maintenant qu’il ne faut pas forcément poser des mots sur les émotions pour qu’elles existent .Certains sentiments sont des souterrains, et on ne peut rien prononcer dans cette pénombre du coeur. »

Ce Bernard est loin de m’être étranger, il est sympathique et porte un côté Pierre Richard en puissance que je reconnais bien, petite catastrophe ambulante sur pattes qui traverse les vicissitudes de la vie avec toute sa gaucherie, qui le rend pourtant bien  attachant.

 

 

 

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