Jean-Baptiste Rossi ou de son pseudo Japrisot,

Vous connaissez certainement cet auteur au moins avec l’Eté meurtrier dans lequel Adjani ne vous aura pas laissé indifférent ! Notez pourtant une divergence sur la fin, liberté prise dans la version cinématographique : extrait l’été meurtrier/Adjani/Souchon

Cette présentation à l’auteur faite, j’avais buté sur un extrait récalcitrant qui m’avait particulièrement mise mal à l’aise, et pour le coup, je m’étais sentie obligée d’acheter le roman pour le lire afin de décrypter ce passage c’était : La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil qui se présente comme un roman policier , et qui nous entraîne vers une certaine folie (pathologique?) . La dame étant amnésique retrace son histoire dont le lecteur est témoin, Dany est certes blonde, myope, mais elle n’en demeure pas moins obstinée et persévérante, quitte à nous dérouter complètement.Est-elle folle, prête à l’internement ou simplement victime d’une odieuse machination? Quand Gounelle présente Japrisot Et là, je dois dire que si j’ai aimé le livre,  je n’ai pas été enthousiasmée, mais alors pas du tout par la version ciné, qui pourtant promettait , j’ai du lutter pour arriver au bout, mais comme, je ne suis pas radine et que je suis relativement optimiste, vous aimerez peut-être : La dame dans l’auto

Plus réussi à mon sens la version d’Un long dimanche de fiançailles  de Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou, et pas peu fière quand je l’ai fait visionner en classe et que les élèves ont reconnu l’extrait de l’Albatros de Baudelaire que nous avions étudié quelques semaines auparavant.

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« Au soir, dans son lit, Mathilde rêve que son petit pêcheur la promène sur le chemin du lac dans la forêt et dans les rues de Cap-Breton, et les dames sur leur porte disent : « Qu’ils sont beaux, tous les deux, regardez cette amitié infectible! »
Quand elle saura, par Maman, qu’infectible n’existe pas, elle sera très déçue, elle fera dire aux dames : « Regardez cette amitié infectieuse », et, plus tard « Cet amour infecté. »

 

« Mathilde, balancée comme une impératrice, voit toutes choses d’en haut, dans l’implacable soleil d’août. En robe blanche de dentelle, sous une capeline garnie d’un foulard de soie rose et son ombrelle ouverte, elle se fait l’effet d’être en Afrique, à la chasse au chagrin. »

J’ai moins de souvenirs de Compartiment tueurs et de Piège pour Cendrillon, il me faudra les relire..pas d’inquiétudes à ce sujet,  j’ai trouvé une superbe édition, qui regroupe tous ces titres. Pour finir, un portrait élogieux d’un critique :

Renaud Matignon, Le Figaro  « Japrisot n’a pas la chair triste. Il a le délire élégant. Rien d’étonnant de la part de quelqu’un qui place si volontiers Lewis Carroll en épigraphe de ses livres. Ce caïd des séries noires ou blêmes dissimule un rêveur. Ou, si l’on préfère, un poète, mais qui ne hausse pas le col, ne pose pas au voyant ».

 

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