J’ai toujours apprécié Stephen King, j’ai commencé tôt et suis devenue accro et collectionneuse (ou comme dirait Foenkinos David atteinte de « la collectionnite »).

Je dois au bas mot en possèder une quarantaine que ce soit sous son nom ou ses pseudo comme avec Chantier ou Rage de Richard Bachman. Je le trouve paticulièrement efficace pour instiller et réveiller les terreurs enfantines et adolescentes, il devient même fiévreux et diabolique sur le format de la nouvelle, je pense notamment à La ballade de la balle élastique.

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J’ai relu récemment la petite fille qui aimait Tom Gordon dans lequel Trisha, âgée de 9 ans connaît l’errance dans la forêt des Appalaches et doit survivre seule, (avec sa petite radio et son attachement à Tom Gordon, joueur de baseball) alors qu’elle est en proie à toutes ses peurs..terrible…On en vient à penser que ce pourrait être issu d’un fait divers…

 

 

 

[22/11/63 Stephen King Albin Michel, couverture complete (thumbnail) - Photo]

Je me suis attaquée mi-mai à 22/11/63...

Pour moi, il ne detrônera pas l’excellentissime Bazaar ..Quelques passages savamment orchestrés qui nous tiennent en haleine..Et j’ai toujours beaucoup de plaisir à voyager dans le temps,ici, sur toile de fond des 50’s avec brio, d’autant plus avec ce petit air entêtant fredonné In the Mood de Glenn Miller..musique!!!L’ambiance y est…On est pris dans l’engrenage de Georges/Jack: va-t-il ou non réussir à sauver J.F.K?  Il est aux prises entre son individualité , Sadie, et son patriotisme, le destin de toute la nation.J’ai aimé aussi le final traditionnel, p 919, « Au revoir,Sadie .Tu ne m’as jamais connu. Mais … » et les références kingiennes à souhait, je me suis délectée de ça entre autre…Et cette idée étrange d’un carnet bleu à détruire, l’effet papillon et les paradoxes temporels fonctionnent bien.Je regrette simplement quelques longueurs_____des passages à vide..qui pourtant contribuent à entretenir la confusion avec

« Carton jaune/rouge/noir » et « jimla » parce que George se demande, p141, « je suis fou », p58 « Pas au bord du cafouillage mental-non-je pense qu’un esprit humain modérément équilibré peut absorber pas mal d’étrangeté avant de chanceler-mais paniqué,-oui ».
Ce qui se conçoit relativement bien au regard du contexte, quand Georges avoue « Je me sentais comme un extra-terrestre dans un film de science-fiction, tentant de se faire passer pour un terrien. »

Les récurrences à l’Attrape-coeurs de J.D Salinger m’ont tout naturellement orienté …Je comprends mieux les références de King que ce soit dans le Shining de Kubrick, dans 22/11/63, et je suis certaine dans bien d’autres, j’y serai bien plus attentive..La perdition, la déperdition, l’adolescence, des thèmes chers et particulièrement inspirants pour King!.De Salinger, je garderai le ton familier, sans chichis, « la môme Phébé » et le regard de couvade du grand-frère qui « bigophone » « bicause ».

Trouvé pendant les vacances les tomes manquants de la Tour sombre, je dois refaire le point, et aussi un autre totalement inconnu Colorado Kids publié en 2005 .Mais King prévient d’entrée de jeu ses lecteurs, jugement sans concession, soit ils aimeront soit ils détesteront…Je dois avouer que j’ai tenté plusieurs approches, mais pour le moment ça ne passe pas bien, j’ai préféré me rabattre sur l’Histoire de Lisey.Le début me semble particulièrement familier ,donc je l’ai peut-être déjà rencontré, j’ai un doute mais il s’annonce prometteur..Suite à venir..

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Pour ceux qui découvriraient, je recommande de commencer par les nouvelles, notamment Différentes saisons et Danse macabre, ce sont les plus usés de ma collection…

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