On me l’avait justement décrit comme un page turner…C’est tout à fait exact, on appréhende devant la taille du pavé, 670 pages (moins impressionnant, je vous l’accorde, en format poche!) .On est comme complexé, faussement intimidé , devant cette allure de mastodonte, dévoré par la curiosité et la gourmandise, comme devant une pièce montée qui dégouline de crème fouettée, de rosaces sucrées, et dont on se demande secrètement comment la saisir et s’en  emparer.

A vrai dire, on est très vite happé par le rythme, les péripéties et on s’en délecte furieusement jusqu’au rassasiement…Pas de déception, on en apprend davantage sur la disparition de Nola, et on jubile face au travail d’enquête conjoint au travail d’écriture de Marcus Goldman, confronté à son mentor (le Québert en question) et cette sinistre ou belle histoire car comme le dit Québert à son (Marcus) protégé,

« Mais après l’amour Marcus,après l’amour, il n’y a plus que le sel des larmes. »

 

N.B La Vérité sur l’affaire Harry Quebert est un roman de Joël Dicker paru le 19 septembre 2012 aux éditions de FalloisL’Âge d’Homme et ayant reçu la même année le Grand prix du roman de l’Académie française et le prix Goncourt des lycéens.

M.G.

Publicités